... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

mardi 31 décembre 2013

rachis...

métamphétamine & cafeine
crues incertaines
elle est ici
mon avalanche
dans cette prise tes doigts
ma folie est
levrette
en barque sirènes...
ta vie mon estuaire
rien n'existe
prisonnier non
eli eli lama sabacthani pôvre con
être fou & s'en foutre
, encore & maintenant
je ne dois rien
à l'élan fragile, même
monsoir à 20 heures
et bien après
meninge ou moelle épinière
non.




lundi 30 décembre 2013

c'est pas la mer à boire...


tout être humain qui a de la sensibilité a envie de se foutre en l'air.

dimanche 29 décembre 2013

north by northwest, les trois réceptionnistes...

pulsion scopique, comme ils disent...


un parfait plan de coupe...

photogramme extrait de north by northwest (la mort aux trousses) d'alfred hitchcock.

vendredi 27 décembre 2013

, enfin.

toujours les mêmes entrailles froides & distantes seul à la fenêtre je perçois ces vibrations indépendantes ondes à l'essence écarlate en existences longues finies comme hier encore cette occasion guette. rien n'existe que quelque inhérence au-delà des ans. croire n'est qu'une menace. attendre encor jusqu'à la fin irrégulière. à chier ton ignorance crasse. tu n'es pas là. et frôle la vie lasse... quelque lueur insane, enfin.

jeudi 26 décembre 2013

un cours sur les goitres...



Nathalie Quintane, Birkbeck, 9 mars 2012...

mardi 24 décembre 2013

braque

on en a pas fini... y a-t-on cru jamais il s'agit d'attendre encor pour rien même devenir fou comme on reste ivre déficit d'oxygène quelqu'un quelque part non on se complaît à rejouer toujours c'est à peine la merde... écarlate fumerolle, mensongère à la nuit mortifère poison ne sais rien. lucidité du crime ébranlement de l'être l'essence incohérente de ces hésitations interlude long immense ou raisonné presque après l'infamie quelque existence lâche... et pourquoi donc ? une hypothétique veine et cette présomption... la merde ainsi, entre autres cicatrices.

un bon petit diable


lundi 23 décembre 2013

la mienne, ta nuit...

Inélégance lasse, du monde circonférence...
de spectres écrus en viride essence;
Ton désarroi sa lèvre sanglante
des lames amples
& flagrantes.

Ton miracle est un songe
et ces morts en mirage
s'étendent incertaines
après cette impatience.

Nos mers et cette hâte
Rien n'existe hier
Sauf d'adieu cet élan,
errance et prévenance
est la mienne ta nuit.







mercredi 18 décembre 2013

mardi 17 décembre 2013

NonStop, encore...


Devant Ma Nuque...



merdre...

tunnel insane lent, plus loin hypnose lasse et nasillarde, menottes en creux inélégances...
fatigue vaine poppers, alcool irritable, et shit encore...
l'ennui tue/armagnac/marguerite/
entraperçu l'épilogue hébé
je te hais camarade... merdre
ta fin balise vertige
encore quelqu'effort
et puis rien
voire...
demain ou presque...
errance lente à la nuit inconstante menace encor ornements indolents hier même...
énivrée longue & experte, poursuite bruichladdich 88%
par delà les sangs
et la cueillette amère
au final rien va, et au final rien va...
l'alpha & l'oméga s'enlisent
à chier peine pleine
insolence/massacre/anisette
quand l'élan insincère
s'étale pleutre
vas donc camarade...
ignore Homère
lapalissade
et n'attends rien, pas plus que la fin
digitale...
des luttes intestines pas mêmes divulguées, engendré le malaise
vacarme/errements/message(s)
après ces caprices...
la nuit précède le jour qui suit
et puis non.


samedi 14 décembre 2013

deux jours ou six ans...

   Petit à petit les mots viennent. Tom est un gros baiser baveux entouré d'épines quand les gardiens le cherchent. Gentil compagnon de croix. Il tape dans les murs quand la colère le prend. Tom est un peu poète je trouve. Pas philosophe. Il les déteste. Il dit qu'ils nous écrasent avec leurs gros mots sabots les saboteurs du vrai. Mais il a du verbe pour dire les choses. Massacrer du collabo du grand mensonge. De la mascarade démocradingue. Tom il raconte qu'on peut encore changer les choses. A coup de kalash il affirme. Que le monde meilleur est encore à inventer. Moi j'y crois pas. Pas d'immonde sucré pour cette bêtesauvage qu'est l'homme. L'homme est mal fait. Faisandé un point c'est tout. Le plus pérave c'est qu'il croit penser là ou il pisse du bulbe. Pas beaucoup supérieur au rat taupe l'homme. Guère plus joli. Glaire plus polie c'est tout. Et méchant. Et perso. Et sournois. L'homme est un trou pour l'homme. L'homme est un leste à cercueil. Voilà ce que je pense quand Tom il me raconte la révolution à venir. Personne ne peut changer la bête à bouffer baiser faire chier son voisin. Viser juste ok. Mais pour l'anéantir. La planète se porterait beaucoup mieux sans parasite mou. Les cafards et les chats pourraient batifoler plus à l'aise. Respirer un air moins sali vicié par les expérimentations débiles par l'haleine avinée lourdingue des discours du barbare. L'homme pollue. C'est un fait. L'homme détritus détruit la planète. A la fosse l'homme. Et les loups et les oiseaux seront libres. Enfin. Tom il pense que l'homme est sauvable. Moi je pense que la terre oui. Mais pas son pou.

in Pute, pp 48/49, Al Dante, Jérôme Bertin.

Radio Hill Man


1994

vendredi 13 décembre 2013

Orgues Barbares...

"Rien va... rien va..." exhalaison rance remorque... Guillemets guillotine errance. Sirènes denses par-delà cette existence crasse... Gangue hélas... Nues interférences derrière larsens en doses sublinguales. Champignons quelle insulte anamorphose longue - à canons sciés, descente l'ordonnance... électriques incohérences par-delà ce kamâ sûtra vain. Ta baise encore insolence:  après prison pus coule en gorge. Quand la contrebande échappe à l'oeil indistinct... Non. Après l'inélégance lente, orgues barbares par lumière écarlate... au-delà zones d'ombre, cicatrices existencielles. Glossolalie vermeille merde inconstance... spectre las après quelques masques... Sertralines ententes inhérence louve... Rien va après soleil ocre.

mercredi 11 décembre 2013

Voici le temps, basse époque !

2e NUIT

     Un peu de vent dans les voiles de la morte ! Je ne sais quel visage s'est perdu, mais je ne me retrouve plus. La nuit roule ses draps, noirs aux yeux des vivants, blancs autour des autres.
     Ô que le mystère est facile !
     Un arbre, d'étrange manière, détachait feuille à feuille les vagues de ce que j'appelais mes veines, mes ongles et le reste des pensées du corps. La morte avait sa chemise de verre, mon ombre lui servait de repaire. Ce que l'eau brûlait, nos mains s'y cherchaient. Les fantômes mangeaient aux fenêtres.
      Et dans cette nuit était un retard et quelque chose de blanc... Dans ce noir, la chambre s'enroulait autour de sa dernière intimité.


Et le blanc disait: je suis lucide.
Le noir disait: je sais tout.
Le blanc était la pensée tremblante de la nuit.
Le noir pensait: je suis le bout.




in III. LA FUITE TEMPORELLE extrait de La Fin Et La Manière ... in Derrière son double, Oeuvres complètes  p.205, Jean-Pierre Duprey. (Poësie/Gallimard)

mardi 10 décembre 2013

le roman le plus mystérieux du XIXe siècle

  Il fit élaborer un projet de loi relatif à l'abrogation de la pénalité ordinairement encourue pour les adultères, à laquelle il substituait un supplice unique dans les annales de l'humanité. Et il présenta, à la Chambre, la défense de son projet dans un discours dont l'écourtement des mots provoqua des remous chahutatoires à tous les centres et à tous les extrêmes. Il commença ainsi: " Mes, le gouv de la Rép ne doit négl auc occ d'amél la sit mor du peup." La sténographie fut en déroute et il se fit un calme, parmi l'assemblée, qui ressembla à une congélation du silence. "Oui, mes, reprit-il, Dieu dit un jour: Tu seras pun par où tu aur péch. Eh bien, ici bas, la rép des dél n'est pas touj conf à la par div." Un vacarme en fa majeur accueillit ce début; la sonnette du président acheva de branle-basser l'auditoire. Mauri dut recommencer, en une prononciation compréhensible. "J'ai remarqué que tous nos discours sont d'une longueur plusieurs fois kilométrique. Pourquoi ne point les abréger en coupant les mots en deux ?" Puis il continua, bafouilla, corrigea ses phrases lorsqu'il s'y glissait des répétitions. Il disait: "Pardon, il y a deux fois le mot infidèle dans le membre de phrase que je viens de prononcer, je me reprends." Et il remplaçait le mot répété par un synonyme. Tout son projet fut adopté unanimement. Le paragraphe principal était ainsi conçu: "Quiconque sera convaincu d'adultère aura à subir l'amputation partielle du membre avec lequel le crime aura été commis. L'amputation ne pourra dépasser un centimètre. En cas de récidive, l'amputation sera de deux centimètres. Le modèle de l'instrument de supplice présenté par le gouvernement est adopté."

in le Tutu, Princesse Sapho, pp 123/124 (Tristram)

lundi 9 décembre 2013

zebra...

rien/impatient appendice/la nuit passe et délave la vie/attente/soit outil lasse lente/la nuit/inertie/merde/dérive/dérives/l'évanescence est un mythe/rien n'existe hier/sinon ce flot de basses continues/ailleurs air libre résonance/et puis quoi/merdre/encor quelque effort pour.../ton ignorance ma désespérance/zebra... certes encor quelque aura/rien aussi blême que l'excellence/par-delà l'errance un destin lié.../ta vie mon inélégance/incertitude/encor hier et rien va/i take the blame... 

jeudi 5 décembre 2013

fragrance...

paupière d'errance
cligne
encor
exhalaison
ta fragrance
explore
intime
et lente
la brèche
lasse certes
hier encor
seul...
éphémère
ton champ
mon expérience
illusoire
...amère
cette innocence
blême tense
échéance vaine.







climat


ambiance... france... 2013...

des voix dans la tête

Il y a
5 000 ans
vivaient un
héros
et une héroïne,
là où il y a de l'héroïne,
et ils se sont fait
la guerre
pendant mille ans,
chaque fois que l'un
réussissait,
l'autre
échouait,
un jour
elle s'est mise
hors d'elle
et ils ont eu
un duel
à mort,
ils ont volé
dans le ciel
pour un affrontement
digne de la guerre
des étoiles,
il a pris
son sabre
et le lui a plongé,
et fiché
en plein coeur,
elle était tellement hors d'elle,
que juste
avant
de mourir,
elle a laissé couler
ses règles,
et là où
les gouttes
de sang
sont tombées
sur la terre,
des plants
de tabac
ont poussé,
et c'est là l'origine
des cigarettes.


Fais tout ce que
tu veux
mais ne jouis pas
dans ma bouche
fais tout ce que tu veux
mais ne jouis pas dans ma bouche,
tète
ces jolis petits
trous,


C'est commeça que
je les aime,
ivres
et tout endimanchés,
qui le bouffent
tout cru
qui l'avalent,
qui tète
la boue
qui tètent la boue
qui tètent la boue
qui tètent la boue
qui tètent la boue,


poing
et avant-bras,
pousse-le
enfonce-le,
défonce-le,
déchire-le,
écrase-le,
suce-le,
fais lui du bien.


Il faut
garder
la main
légère,
si on veut
toucher
leur coeur,
il faut garder
la main légère,
si on veut toucher
leur coeur,
ton corps est tellement
bon,
complètement
dédié à
embrasser
la chaleur.


Amenez-moi
vos morts,
même si
je ne sais pas
quoi faire,
amenez-moi
vos mourants
et faîtes-les-moi
connaître,
et ne trébuchez pas
sur les confettis,
les vents
d'entre
les mondes
coupant comme
un couteau.





Téter la boue in Il faut brûler pour briller pp 45/48 (Al Dante) John Giorno  traduction: Julie & Jean-René Etienne


samedi 30 novembre 2013

jeudi 28 novembre 2013

élastique...

Avoir un avis sur tout avoir un avis sur tout avoir un avis sur tout avoir un avis sur tout manger des pommes frites manger des pommes frites manger des pommes frites (être radical) manger son avis sur tout manger son avis sur tout être serein une fois par an s'inquiéter de la veille manquer de sommeil être serein une fois par an manger par habitude lire le journal écouter le journal regarder le journal lire le journal écouter le journal regarder le journal sveltesse intense parmi tant d'errance lasse ces frites sont pommes pour rien lire écouter regarder ce journal soit encore vivant le lendemain... l'incertain horizon , blême à perdre haleine, par-delà  l'élégance... Rare à perdre haleine cette faiblesse crasse... une fois par an, ou moins... élastique, ce temps...

Poësie Convulsion...

  Le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l'abolition ou le maintien de l'aliénation présente; inséparable de l'ensemble du domaine de ces luttes. Nous vivons dans le langage comme dans l'air vicié. Contrairement à ce qu'estiment les gens d'esprit, les mots ne jouent pas. Ils ne font pas l'amour, comme le croyait Breton, sauf en rêve. Les mots travaillent, pour le compte de l'organisation dominante de la vie. Et cependant, ils ne sont pas robotisés; pour le malheur des théoriciens de l'information, les mots ne sont pas eux-mêmes "informationnistes"; des forces se manifestent en eux, qui peuvent déjouer les calculs. Les mots coexistent avec le pouvoir dans un rapport analogue à celui que les prolétaires (au sens classique aussi bien qu'au sens moderne de ce terme) peuvent entretenir avec le pouvoir. Employés presque tout le temps, utilisés à plein temps, à plein sens et à plein non-sens, ils restent par quelque côté radicalement étrangers.

  Le pouvoir donne seulement la fausse carte d'identité des mots; il leur impose un laisser-passer, détermine leur place dans la production (où certains font visiblement des heures supplémentaires); leur délivre en quelque sorte leur bulletin de paye. Reconnaissons le sérieux du Humpty-Dumpty de Lewis Carroll qui estime que toute question, pour décider de l'emploi des mots, c'est "de savoir qui sera le maître, un point c'est tout." Et lui, patron social  en la matière, affirme qu'il paie double ceux qu'il emploie beaucoup. Comprenons aussi le phénomène d'insoumission des mots, leur fuite, leur résistance ouverte, qui se manifeste dans toute l'écriture moderne (depuis Baudelaire jusqu'aux dadaïstes et à Joyce), comme le symptôme de la crise révolutionnaire d'ensemble dans la société.
  Sous le contrôle du pouvoir, le langage désigne toujours autre chose que le vécu authentique. C'est précisément là que réside la possibilité d'une contestation complète. La confusion est devenue telle, dans l'organisation du langage, que la communication imposée par le pouvoir se dévoile comme une imposture et une duperie. C'est en vain qu'un embryon de pouvoir cybernéticien s'efforce de placer le langage sous la dépendance des machines qu'il contrôle, de telle sorte que l'information soit désormais la seule communication possible. Même sur ce terrain, des résistances se manifestent, et l'on est en droit de considérer la musique électronique comme un essai, évidemment ambigu et limité, de renverser le rapport de domination des machines à profit du langage. Mais l'opposition est bien plus générale, bien plus radicale. Elle dénonce toute "communication" unilatérale, dans l'art ancien comme dans l'informationnisme moderne. Elle appelle à une communication qui ruine tout pouvoir séparé. Là où il y a communication, il n'y a pas d'€tat.

  Le pouvoir vit de recel. Il ne crée rien, il récupère. S'il créait le sens des mots, il n'y aurait pas de poësie, mais uniquement de "l'information" utile. On ne pourrait jamais s'opposer dans le langage, et tout refus lui serait extérieur, serait purement lettriste. Or, qu'est-ce que la poësie, sinon le moment révolutionnaire du langage, non séparable en tant que tel des moments révolutionnaires de l'histoire, et de l'histoire de la vie personnelle ?

  (...)




Guy Debord, extrait de All The King's Men, paru dans l'I.S. n°8, Janvier 1963.  in Oeuvres (Quarto/Gallimard) pp 613/615

mardi 26 novembre 2013

Loulou...

   Tout comédien nourrit une animosité naturelle envers les autres comédiens, présents ou absents, morts ou vivants. A Hollywood, la plupart des metteurs en scène ne l'admettaient pas; ils ne comprenaient pas davantage pourquoi le comédien était tenté de réprimer un profond attachement au directeur du plateau qu'ils estimaient essentiel vu la prépondérance de leur situation. Quand je suis allée tourner La Boîte de Pandore à Berlin, quelle exquise délivrance ce fut pour moi, quelle révélation sur l'art de diriger que la perspicacité de Pabst en action. Il encourageait réellement cette disposition des comédiens à se détester et à s'éviter mutuellement, préservant de la sorte leur énergie pour la caméra; et lorsqu'ils ne tournaient pas, sa vanité ne les contraignait pas à se redresser et à aboyer à son passage. Le comportement de Fritz Kortner reflétait parfaitement la façon dont Pabst manipulait les vrais sentiments d'un acteur afin d'ajouter du souffle et de la puissance à son jeu. Kortner me haïssait. Après chacune de nos scènes il bondissait hors du plateau et se retirait dans sa loge. Arborant son sourire le plus suave, Pabst lui-même allait l'y cajoler pour le ramener sur scène à la séquence suivante. Dans le rôle du Dr Schön, Kortner éprouvait pour moi ( ou pour mon personnage) des sentiments mêlant une passion sexuelle au désir, tout aussi impérieux, de me détruire. Une scène lui offrit l'occasion de me malmener avec tant de vigueur  que j'eus les bras truffés d'une dizaine de bleus. Pabst et lui furent enchantés de ce réalisme parce que les sentiments de Pabst, comme ceux de Kortner, ressemblaient assez à ceux de Schön pour Loulou.
    Je crois que dans les deux films qu'il m'a fait tourner - La Boîte de Pandore et Le Journal d'une fille perdue - Pabst se livrait à une enquête sur ses propres rapports avec les femmes, le but étant de juguler toute passion susceptible d'empiéter sur celle qu'il éprouverait pour son travail. Le sexe ne le troublait guère: il le rejetait comme un mythe débilitant. En revanche, la haine charnelle embrassait tout son être de sa réalité.





in Loulou à Hollywood (Taillandier/collection Texto) pp 144/145, Louise Brooks, traduction René Brest

lundi 25 novembre 2013

l'oeil cacodylate (1921)


véhémence même...

ta certitude mon anamorphose rien qui va tout s'étend polyloguer la merde et cet informe instant uniforme qui ne signifie rien. ton errance mon rang ainsi indistincts amère l'innocence lasse. ne rien savoir par-delà la lumière suspecte. je ne crois pas. ton oeil mon élégance rare... rien hier longue latte mensongère même pas. encore quelque peine à l'indifférence passagère de chemins sans fin hier ou ici...ta hampe lente plonge après les caractères. ambiguë ta fuite par-delà l'hémisphère. ton ignorance après  cette atmosphère, fragile exsangue & lente encor, rien même est un art. voir ailleurs révérence blême... singulier est l'état.

dada soulève tout (1921)


jeudi 21 novembre 2013

the year punk broke


landes de gascogne, 1977, deux mutins...

mercredi 20 novembre 2013

j'ai crevé toutes mes peurs...


    C'était avec une joie non dissimulée que je mettais à nu l'obscénité de mes chairs intérieures. Je creusais ma peau, je cherchais l'énigme, la connaissance mouvante, le monstre suspect, l'intime débauché, dessous mes bubons perforés, cette force vive comme un ventre à ouvrir. Découvrir les chairs oui, cet indicible qu'on ne voit jamais, la face cachée sombre et noire. L'horreur de ce bouillonnement désordonné, je la voulais, c'est elle que je ne cessais de traquer. Je me retroussais comme un gant, myologie grandeur nature que j'inventais en me dilapidant. Je me scalpais moi-même, devenant ainsi inutilisable, mauvaise machine, en dehors de la grande industrie... Et les scarifications béantes que je laissais traîner sur mes tissus étaient comme autant de preuves de mon étrangeté et de ma différence. Car je me condamnais volontairement à refuser cette bonne santé épargnante, indispensable pour la vie professionnelle, nécessaire à la mascarade grotesque de la comédie sociale. En bonne santé, les autres l'étaient plus par terreur que par choix. Je retenais mon mal comme une définition. Aucun devoir pour moi de rendre compte, mon visage affichait de lui-même mon refus, c'était bon. Ils me nommaient coupable et diabolique, de me laisser ainsi envahir par mon pityriasis. Je me savais lucide, en partance vers une pure intériorité, proche de l'indifférence, vers une toxicité insoutenable. Je n'avais plus de quoi échanger avec l'extérieur, j'inquiétais encore, mon corps n'affichait aucune résistance, non, je ne retenais rien de ce qui s'emballait, je laissais mille chevaux galoper sous ma couenne, la bride lâchée... le gaspillage en plein sur mon étoffe, au milieu de mes plaies... 

    in La Démangeaison , Lorette Nobécourt , Sortilèges , pp 95/97

dimanche 17 novembre 2013

ortie ortie...


in plurals


in fétiches


in rose


in nur x brmc x ihawp


un léger aperçu du stimulant travail d'Ortie, à découvrir plus avant, par ici: http://www.ortie.name/

et via instagram voire...





origines des détournements

à trop attendre la fin, elle surgit là, au bout de mes doigts...
atropine
benzodiazépine
l'errance & la place
intestines
on t'a vu on t'a vu on t'a vu
on te sait...
la merde est-elle ?
hélas.
construire l'hacienda.
rien n'est vrai que ce mouvement, tumulte disparate...
instant glabre
caprices
l'innocence & la mer
espace(s)
absence(s)
absconse délivrance...
paysages intérieurs.
incertaine lenteur.
le frais est un moment du froid.






mardi 12 novembre 2013

... ainsi

moi non soleil las sporadicité échange refus de langue immobile après l'état le nihilisme et cette autre chanson l'air est à la raison ignare silence leurre à la nuit désordre ostentatoire ou longue vie dont les traces s'effacent quand quelque pâleur nuit... glissements lueurs lentes entailles. entrailles mêmes inénarrables... chaleur intestine regards rien ne vient par delà ces lueurs mesquines... point d'outrage après l'inconstance. encore éther fragment, pour rien ou pour Sombre Est La Nuit. encor horde d'errance ce n'est pas moi qui gronde réalité impossible cet exil d'ombre ailleurs... innocences muées en expériences, chants... ainsi.

i fall my way


Les Thugs, Desert Days, 1993

il en irait de la ville comme de la page...

...quand Queneau & Vian se peinturlurent le visage au henné...



XXXV

Dans la ville déserte
Il y eut d'abord des pas qui se rapprochèrent
puis des voix
enfin des hommes
Deux hommes.


- Non, je ne pense qu'à aucun moment je n'ai agi pour cette raison-là.
- Je vous crois. Puisque j'ai écrit une partie de vous, il faut nécéssairement que je croie à l'autre, vous ne croyez pas ?
- Je vous crois sans rien écrire !


- Albert, vous m'avez échappé. Ah, si seulement j'avais su...
- Si vous aviez su, nous ne serions pas là aujourd'hui. Et puis le petit frère était là bien avant que vous ne pensiez à moi.


- Oui, mais je ne peux m'empêcher de penser que...
- Que vous auriez pu éviter ces corps là-bas ?
- Sans doute, oui. Sans doute. Mais peut-être pas, ou plutôt c'est sans doute une bonne chose qu'ils soient là. Savez-vous qui ils sont ?
- Je n'en ai aucune idée.
- Moi, je crois avoir trouvé.


Dans la ville déserte
il y eut d'abord les hommes qui s'éloignèrent
puis leurs voix
enfin leurs pas
Pas à pas.


Savon Pensif, pp 118/119, Fiction & Cie, Le Seuil, Aude Bellin Du Coteau

jeudi 7 novembre 2013

mercredi 6 novembre 2013

dimanche 3 novembre 2013

charivari

par-delà signe épars
inhérence esprit lent

essaim rance
horde lasse

ta tentation mon ignorance
abstraction d'innocence
inintelligible errance
corps inanimés
rien que mort & silence
poids tombé de l'existence
revue d'avant
après la nuit...
inénarrable cacophonie
à l'origine habile
balade abîme
tumulte & tintamarre...

néant indu
& zone d'ombre(s)

ce charivari
mon inconstance...





jeudi 31 octobre 2013

pennequin sait...



Charles mange son cerveau...

citoyens-panélistes, neurones sur pied...

  Pour achever complètement la métamorphose de l'Homme ordinaire en "homme moyen", il ne faut pas se contenter de jongler avec quelques unités discrètes déjà domestiquées par la statistique; il faut aussi savoir habiller leur férocité rationnelle dans de subtiles draperies du "différentiel" et de l'"optimal". C'est ainsi que peut s'expliquer l'engouement des économistes pour les rudiments du calcul des variations, leur soif de minimax et de chasse aux équilibres. Le "calcul à la marge" donne de la fluidité au brutal échange de X contre Y: c'est en considérant le rapport des différentielles d'X et d'Y que pourra être débusqué ce point précieux où le consommateur devient indifférent, aussi bien au "sacrifice" d'une première poire qu'a celui d'une dernière pomme. Pauvre calcul différentiel, qui a réussi déjà depuis plus de trois siècles à maîtriser l'infini et qui est désormais commis aux tâches médiocres des politologues-économistes : tenir la comptabilité des microconfrontations, repérer les points d'équilibre, amollir et fabriquer de l'apathie !
   Les points d'équilibre sont une sinécure pour le Robinson consommateur: il peut y savourer toute la liberté du choix, sans subir les évidentes pressions du "trop" ou du "pas assez". Qui ne saurait envier à l'"homme moyen" - "que nous sommes vous et moi" dirait l'empiriste mercantile - ce statut d'âne de Buridan euphorique dont la seule contrainte est de choisir le choix ? Qui n'aimerait pas, ne fût-ce que pour quelques secondes, jouer à choisir, goûter à ces frissons de la mise en balance, aux délices de ces dispositifs qui vous hissent et vous font flotter hors des rapports de force et des affrontements ? Qui ne serait friand de ces flottements hors de la gravité ? Complètement livré à la magie de l'équilibre, l'Homme ordinaire se laisse ensorceler et glisse doucement dans l'univers de l'"homme moyen", de tous ces petits poseurs blasés affamés d'optimisations, effarouchés par tout ce qui pèse et tout ce qui décide, scandalisés par la violence de tout ce qui tranche et fait face, bref, de tout ce qui a l'audace de se déterminer hors du stationnaire.

   Vivre et penser commes des porcs, Gilles Châtelet , Folio Actuel, pp 67/69

ready-made (tw...)

feinte l'errance
voir est entendre, las
rien...
nuit... ciel dégagé... même éteint dérange encor
lointaine irrévérence
germinale latence
tout va bien
inconstance des nébuleuses
une vie ready-made 
le faire exprès
solitude élan anonyme aspect insolite hier
haïr le bon sens
même immobile nomade
acharnement mon aparté
modération soit, frustration, oh !
l'imminence inédite
lente l'exaction
inhérence menace
laxe l'ignorance
fulgurance fantoche.




dimanche 27 octobre 2013

lou's dead




lou reed & co meet leopold von sacher masoch...

vendredi 25 octobre 2013

#ConSomme

NRJ NSA étanche lente compagnie culotte ou string en l'état amère et lasse présence gaz de schiste forage inoui à chier encor rien n'existe après l'ombre Gattaz & fils même ainsi Leonarda et l'assassin(e) d'enfant toujours à leur manière inconséquente j'ai soif hier encore l'étrange strate mensongère au vieux campeur leader price DSK loin d'Heinlein après quelque hérésie michel édouard leclerc est un con par delà désenchantement certes & sauce barbecue insane les salariés en crise - hé bé - menace pour menace - à l'extinction des feux de camarades rares c'est la merde encore la merde qui  hier est l'invisible sentence lisse ton engeance un supplice... tcha tcha, call it tchat tcha.... GVS dernière cigarette Blake... scandale des lingettes larme ignorance Fukushima Fukushima rime riche Hiroshima Hiroshima mon amour le cheval est un boeuf le minerai est d'or dort encor après la fin puis non publicité voiture à merde Gravity d'Adèle dos crawlé Denis Robert rincé, puis non Sophie Davant bonne mère aucun tremblement de terre n'élance ainsi des scies des siestes et des abscences le sage est un sot Gallimard Pathé Grasset Gaumont Flammarion & more KULTUR kultur encor produire à perte et à merde UFC Que Choisir Roy Stuart Christophe Fiat & Tarkos... vide puisard & dôme d'ombre absinthe absente Cherub Rock Mendelson Mendelson itération à l'exorcisme Carole Rousseau meilleur auxiliaire de police sélénites t'y crois? scientologie religion parmi d'autres à chier la transcendance est une barre chocolatée. à la chaîne attelée l'histoire... itération à l'exorcisme... DCRI abandon & crevaison hier même ainsi rien... interpelle. je te hais. double hélice valse longue, si tant... hématome élan bourrasque immobile à bride abattue... le dimanche le dimanche le dimanche. la nuit, la nuit. le gouvernement planche sur une journée de vingt-sept heures fuir est aimer après-demain... car-jacking; rêve à l'envers véhémence odyssée de l'espèce d'espace CSA CNIL heure amorphe après le temps quel infini ? rien va hier encor ici: métastases & souvenirs de bruits incandescents l'ignorance est ailleurs.

mardi 22 octobre 2013

Nuire à la bêtise...

Création & Résistance...


Gilles Deleuze, avec Claire Parnet.
extrait de l'Abécédaire

lundi 21 octobre 2013

errance(s)

tout le monde rien va
chairs électriques
choc acoustique
errance(s)
attend encor
égérie rave
l'inespérance
dire même
par-delà quelque oubli...
l'élan ce compagnon
incertain
à l'élégance rare
succombe long
sans véhémence
ailleurs
la figure élastique
s'étend laxe
et s'extirpe
d'un néant versatile
à tout le moins... 







samedi 19 octobre 2013

tu te souviens ?

   Tout ça se passant. Durant des heures. En fait une seule. Rien qu'une seule. Il n'ya qu'une heure qu'on est dans véhicule. Depuis qu'on laisse elle. Thora. Et lui. Nigaud de mes deux. Là. Dans baraquement jaune. Véhicule est un machin américain. Hé. Mais. On a perdu un k sur la lande. Ou devant chez Thora. C'était côté conducteur. Tu sais ? Je fais à Jon. Tandis qu'autre chose. Toute autre chose. Se passe a cet instant dans baraquement. Celui de Thora. On le voit scintiller. Maintenant. Comme il y a lune. Il se détache. Nettement. Des autres bâtiments. Très visible. Lui. Sur la lande. Sombre. Et grise. Même la nuit. On le voit depuis voiture. Depuis les hauteurs. Les pourtours noirs. Granitiques. De Kirkjubaejarklaustur. Aucune autre bâtisse ne le fait. Aucune autre bâtisse. De Kirkjubaejarklaustur. Ne se détache. La nuit. Sur la lande. Comme le fait le baraquement jaune de Thora. Je fais. Oui. Fais Jon. C'est vrai. Elle est splendide. Thora. Je parle. Il fait. L'enfoiré Jon. Fait l'enfoiré Jon. Enfoiré de mes deux. Jon. Je dis. Tu crois qu'elle couche ? A cette heure ? Il fait. Partant. Lui. D'un autre inextinguible fou rire.

    Et.




 Kirkjubaejarklaustur, Vincent Tholomé (Le Clou Est Dans Le Fer), p.69

jeudi 17 octobre 2013

profonde...


mon agonie ton espérance/lisse étanche la fragrance/lasse est la fiction leste l'ignorance/n'être rien être tout pourquoi/le rite rayé par-delà les silences/ailleurs encore quelque errance/ latente & basse la jubilation/en rappel souvenirs incertains/en évidence quelque reste d'ambre/ce coffre plein de vide s'éteint presque à l'aube/ta lune lasse, enfin/dévaler des pentes hier encor/prophète en chambre ta merde hélas/loin des précipices ta parole/ici même pour l'unique pont à l'axe mordoré/tôt ou tard l'irréverence, respect d'une parole lente au loin... l'autre été creusement & souvenir d'oubli... vague instance/et cet élan n'est là. 

stop


dont know where to stop

mercredi 16 octobre 2013

Strange Devotional Picture Glorifying Decadent Love...


La Madone, Edvard Munch (1894/1895)

on the vine...

l'érotisme certain du pressage pieds nus...


vendanges à Margaux,  automne 2013, photo thierry david.
via sud ouest

mardi 15 octobre 2013

les rues...

les rues la nuit l'indifférence, les rues la nuit cette distance... rien n'existe que les soirs après la semonce... longue incertaine. le quai n'est rien, l'errance grêle et lasse, encor... liquéfaction lente et insolente. n'y voir ainsi rien d'insolite... timon n'existe. éloquence étranglée, le silence est chair, par-delà le malaise... quelques secondes humaines et mensongères. nous étions fols nous étions loin nous sommes certes un élan vain... les rues la nuit l'absence, les rues la nuit l'éclipse intense...

vendredi 11 octobre 2013

voire....

ta frange rance errance lente camarades paupières lasses encore ainsi électrodes indistinctes... quatre-vingt-dix minutes ou centimètres ? ton luxe élan mon héroïne presque... essor illégitime essence d'ambre.  chic désespéré... d'autres nuits & d'autres villes... ce mouvement qui nous traverse s'égare en ces murs insolence. surgir du futur, passer son temps à le perdre, mouvement. ardeur et dérèglement s'enlacent pour un temps incertain... rien, toi, l'espace inélégant, sourdre en dedans, encor... ce quelque instant de merde... ailleurs, hier... un visage en éclipse et l'ombre recouvre le futile... et puis le reste, et tu es là, voire...

subversivité, donc...

(...)
Poëtes, descendez
dans les rues du monde une fois de plus
Ouvrez votre esprit & vos yeux
à l'ancien délice visuel,
Raclez-vous la gorge et parlez,
La poësie est morte, vive la poësie
avec ses yeux terribles et sa force de bison.
N'attendez pas la Révolution
ou elle aura lieu sans vous,
Cessez de marmonner et parlez haut
avec une poësie nouvelle grande ouverte
avec une nouvelle "surface publique"
   de sens commun
avec d'autres niveaux de subjectivité
ou d'autres niveaux de subversivité
un diapason dans l'oreille interne
pour frapper en-dessous de la surface.
Chantez encore votre doux Moi bien-aimé
mais prononcez le "mot en-masse"
Poësie transport en commun
moyen de transport public
vers des lieux plus élevés
où d'autres roues ne vont pas.
La poësie tombe toujours du ciel
dans nos rues toujours ouvertes.
Ils n'ont pas encore monté les barricades,
les rues sont pleines de vivants visages,
la beauté des hommes & des femmes
   qui marchent encore,
partout encore des créatures aimables,
dans les yeux de tous le secret gît encore
les sauvages enfants de Whitman dorment
   toujours là,
Bien éveillés et chantant à tue-tête.

extrait de  Manifeste Populiste n°1 Lawrence Ferlinghetti - in  Poësie art de l'insurrection pp 83/84, maelstrÖm reEvolution éditions,  traduction Marianne Costa

jeudi 10 octobre 2013

ciel de sang... 2




10 octobre 2013, 23 h 15... 

lundi 7 octobre 2013

Alone

Rien va... l'europe/L'ENNUI l'errance élégante par-delà la nuit JE TE VOIS merde le spectacle est incertain sans amphétamines/ hier encore ta rixe à l'atmosphère insoutenable légèreté éphémère & goémons/ailleurs déboire(s), à chier l'hypnose,  mensongère  l'exception/croire on en a pas fini, pour rien, POUR RIEN... Prévarication lâche hier... après rien ta disgrâce même... point d'histoire, quelque événement, AILLEURS peut-être. Je le sens, cela même, soit. Corps étrangers, intense dérive, là-bas ou ici, le monde... Ce Monde./L'horizon, à jamais couvert, semble s'abandonner pour une seconde encore... lointaine là, au final, l'irradation suspecte. ou NON peut-être... l'inélégance est  un vice. HAÏR cet endroit, même. Rien va...

mercredi 2 octobre 2013

que le vide



Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les recoins et on ne se trouve pas.

in Journal, 19 juin 1916

lundi 30 septembre 2013

Dix

Que la fin rien n'existe
On ne le sait que trop
Encore on l'ignore
Pour quelque pâle aventure
Par-deçà l'atmosphère
Cet os ton mystère
Echéance amoureuse & vaste
Mon excès ton destin
Hier ici même pour...
S'évasent lasses les âmes.

lettre de Flaubert à George Sand sur un camp de Bohémiens à Rouen

 Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule, en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre.

 C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au Solitaire, au Poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton. »

12 juin 1867

(Correspondance, éd. de la Pléiade tome 5, pp. 653-654)

via l'excellent blog http://oeuvresouvertes.net/ à découvrir instamment, camarades... 

samedi 28 septembre 2013

maturité

Jeune je buvais de la bière & vomissais de la bile verte
Plus vieux j'ai bu du vin et vomi du sang rouge
Maintenant je vomis de l'air

juillet 1982



 Maturité, in Linceul Blanc, traduction Yves Le Pellec et Françoise Bourbon, pp 640/641, Allen Ginsberg, Poëmes, Christian Bourgois

vendredi 27 septembre 2013

éros énergumène

nudité quelle incandescence errance vaine par-delà l'insolence éros énergumène presque l'espoir se fige en une offense lente ton existence mon inconstance rien hier même las... vertiges sans nom... indistinction certaine... dispositif destiné à capturer une âme errante (& vain)... au moins... l'exquise tension se fraie en interstices. sacrifices. ailleurs, l'intensité est la même, après quelque décor abandonné... et fallacieux, encore...

jeudi 26 septembre 2013

Rien...

rien non lâche mensonge exclusion véhémence élan incertain mon ombre impasse silence puis rien avalanche autrui inélégant exorcisme merde encore merde encore fuis pour rien hier pour quelques secondes aucun walhalla ne vaut le détour quoique même cochonnerie humaine tout m'indiffère sauf à la nuit peut-être attendre encore en vain une destinée indélicate l'errance est un chemin las par-delà des frontières  désassemblées et inhérentes rien va rien... encore. la finitude un lendemain... ailleurs même je vois...

lundi 23 septembre 2013

vendredi 20 septembre 2013

Malice...

Devenir rien. Pour au moins quelques secondes. Penser à tout en un élan incertain. Ta montre l'intruse n'apprend point. En un élan vif & agile, la transcendance s'étiole lente. Sans mémoire je n'existe point. Tourment intérieur, sourire évanescence... Ta béance même. Fuite  lasse & humaine. Malice... Elastique fuyant au hasard... Nos traces charmantes par-delà quelque aspiration profonde... Alcool, Mélancolie (& infinite sadness) Pessismisme insignes... La nuit, hier enfin. 

mardi 17 septembre 2013

samedi 14 septembre 2013

un an après

ce n'est pas tout le monde il est laid, tout le monde il est méchant, c'est tout le monde il est laid, tout le monde il est lâche.





maurice pialat, décembre 1992.

jeudi 12 septembre 2013

énigme #1

je te hais je t'angoisse je te trouble encore hier fumerolles - incise errante...  te voir en catastrophe... itinérance... ton égarement ma douleur... tourments hier encore même...  je ne sais rien que la nuit... et que ton caprice... par-delà les turbulences, l'indolence effare... l'énigme est délicatesse, espiègle et précaire... rien va, rien va, rien va.... camarades. la stance implacable... l'énigme perdure par-delà les plis... perdure par delà... rien va... incise errante... te voir en catastrophe... que la nuit... énigme intrinsèque... ailleurs hier... encore ce vent...

mercredi 4 septembre 2013

Hausse de 6,7% du nombre de salariées épilées chez Fiat Telekom Polski

   J'ai vingt-neuf ans et l'effondrement du bloc de l'Union Soviétique quatorze. Historiquement, mon pays s'est toujours présenté comme l'un des pays d'Europe de l'Est les plus libéraux. L'effondrement de l'Union soviétique à permis à de nombreuses grandes entreprises de l'Ouest de s'implanter dans notre pays. Moi, je travaille avec Fiat Telekom Polski (Danuta, 23 ans, Katowice).

   Ayant en mémoire les douloureuses épreuves essuyées à l'époque où les libertés et les droits fondamentaux de l'homme étaient violés dans notre Patrie,
   Soucieux de l'existence et de l'avenir de notre Patrie, ayant en 1989 recouvré la faculté de décider en toute souveraineté et pleine démocratie de la destinée et de l'implantation de six nouvelles agences d'un opérateur italien en 2001,
    Nous, la nation polonaise - tous les citoyens de la République, autant que ceux qui croient en dieu, source de la vérité, de la justice, de la bonté et de la beauté, que ceux qui ne partagent pas cette foi et qui puisent ces valeurs universelles dans d'autres sources, égaux en droits et en devoirs envers la Pologne qui est notre bien commun,
    Reconnaissants à nos ancêtres de leur travail et de leur lutte payée d'immenses sacrifice pour que la Pologne, désormais à court d'argent pour honorer un remboursement de sa dette extérieure, fasse pression sur Fiat Telecom pour obtenir au plus vite le règlement de 4,6 milliards d'euros pour l'acquisition de 35 % de l'opérateur public PTSA,
    Conscients enfin de l'état de notre réseau téléphonique,

    Environ 11000 des 27500 employés des 160 agences que compte l'opérateur italien devront quitter l'entreprise d'ici 2004.

(...)

Jean-Charles Massera, United Emmerdements of New Order, P.O.L., pp 131/132

samedi 31 août 2013

la fille aux étoiles (tina icon)






Tina Aumont (1946-2006)

Poëse(s)

La littérature doit être un organisme vivant.

vendredi 30 août 2013

substance


rien ne devrait exister que nos indifférences...
pas même incertaines.
te voir et t'éviter
encore...
le poids de la futilité
égare cet élan...
ne rien attendre
est entendre parfois
par-delà des ondes
éphémères
et lasses
ailleurs ainsi...

jeudi 29 août 2013

à lier

du fond de rien s'étendre... l'éloge rance abattu blesse l'oxymore; feindre l'errance... rien n'existera que la fin et moins encore. au loin quelque spasme induration... on ne s'habitue point. vassale langue animale, et par-delà le temps, des montagnes se minent indifférentes, érodent monotones, à lier. merde hier allusive, limites...

samedi 24 août 2013

B.

menace obscure alpestre lasse/ errance intime désarroi/des formes lentes écarlates/n'est-ce pas/encore la pénombre/allure incertaine sur le tarmac/on s'appelle/convoi s'ébranle & nuit sombre/tandis qu'ailleurs la chute vertigineuse/Birgit/loin dans la nuit/roule matin tente/encore/et la grand route, coûte que coûte, aux lacets venimeux/ah. eux./long caprice à la nuit/silence. merde/on a tout vu, voire/on en parle exsangue/et soudainement l'ivoire est un uranium/shake the disease/après, c'est tout...

d'en face


 Et c'est alors que, continuant de regarder distraitement tous ces téléviseurs allumés aux fenêtres de l'immeuble d'en face, je fus frappé par la présence d'un téléviseur allumé tout seul dans un salon désert, nulle présence humaine ne se laissait deviner près de lui dans la pièce, un téléviseur fantôme, en quelque sorte, qui diffusait des images dans le vide d'un salon sordide au quatrième étage de l'immeuble d'en face, avec un vieux canapé gris qui se devinait dans la pénombre de la pièce. Le téléviseur diffusait la même série américaine que celle que nous regardions nous-mêmes chez les Schweinfurth, de sorte que, debout à la fenêtre du salon, l'image et le son de la série américaine me parvenaient simultanément, quoique par des canaux distincts, quasiment stéréophoniques, j'avais l'image devant moi, toute petite et lointaine, sur le gros écran bombé de ce téléviseur allumé au quatrième étage de l'immeuble d'en face, et le son dans mon dos, qui résonnait dans le salon des Schweinfurth. Lorsque, finalement, je déplaçai mon regard vers une autre fenêtre, le son ne changea pas derrière moi., c'était toujours les mêmes voix de doublage en allemand de la série américaine que nous regardions qui me parvenaient (c'est monsieur Schweinfurth qui avait la télécommande, et je n'avais nullement l'intention d'aller lui disputer son sceptre), mais à ce son imposé je pouvais ajouter les images de mon choix et me composer le programme que je voulais, je n'avais qu'à laisser glisser mon regard de fenêtre en fenêtre pour changer de chaîne, m'arrêtant un instant sur tel ou tel programme, telle série ou tel film. La vue et l'ouïe ainsi écartelées entre des programmes des plus contradictoires, je continuais de changer de chaîne au hasard des fenêtres de l'immeuble d'en face, un peu machinalement, passant d'un écran à un autre d'un simple déplacement des pupilles le long de la façade, et je songeais que c'étais pourtant comme ça que la télévision nous présentait quotidiennement le monde: fallacieusement, en nous privant, pour l'apprécier, de trois des cinq sens dont nous nous servions d'ordinaire pour l'appréhender à sa juste valeur.

in La Télévision (éditions de minuit) Jean-Philippe Toussaint, pp.168/170

vendredi 23 août 2013

l'homme et sa douleur


antonin artaud, avril 1946

exhibit

Errance activité nocturne
Au milieu des vides
Au-delà des stances
Exhibit

Sans forme le réel
Il se laisse glisser,
Dans les plis se dilue
Venimeux encor

Noeud corde sommeil
Interdit
Goémons & morphines
S'enlassent

Circumduction
Vertige lent
Lune profane
Inélégance, enfin

jeudi 22 août 2013

... extime

l'indécence longtemps. ne signifie rien maintenant. relier est relire. une unité viable, extime.
rien n'existe hier que cet avenir . épanchement d'ici... voir trouble. ni pauvre ni vide, extime.
ne rien imaginer, itérer l'ombre. étranges hauteurs inconnues alors... déférence extime.
voir encore par transparence blême l'espace du dedans instable même... l'élégance rare, extime.

la nuit...


marie de régnier, par pierre louÿs

samedi 17 août 2013

saccage

flashes intenses verte engeance rare seringues encor et barbelés macabre espace fuite létale lumière insane embryons noircis... spectre même au-delà de l'errance. effluves de catastrophes en un miroir à l'innocence lasse. rêves d'ailleurs, d'avant la mort, au milieu d'un fracas leste; ensuite seulement attendre en vain le vide... une main le bas-ventre et l'antre incertain. sanction relâche rotule dimanche. saccage ! travelling merde pendaison écran fracturé osmose électrique danse. cicatrice atroce... carambolage monstre cyanhydrique échange. connerie compte à rebours. perfusion étanche fréquence hâtive manège ivre désespérance. à l'horizon démence...

mardi 13 août 2013

baguenaude

Réification
Néanmoins déprendre
Ivresse mesquine
Délibérée
Substance en appétence
Structure
Entre fissures et
Afflictions
Inhérence même
Lactique acide encor
Succinct élan
Un glissement
Pas si terrible.

samedi 10 août 2013

regardez-moi disparaître

-----

Ouverture de la trappe
Lumière crue


Une table deux chaises et pas de fenêtre


C'est ici que je suis
et voilà mon corps

qui danse sur du verre


En un temps accident où il n'est pas d'accidents


Vous n'avez pas le choix
le choix arrive après


Coupez-moi la langue
arrachez-moi les cheveux
extirpez-moi les reins
mais laissez-moi mon amour
je préfèrerais avoir perdu mes jambes
m'être fait sauter les dents
m'être fait gicler les yeux
qu'avoir perdu mon amour


brille scintille cingle brûle tords serre effleure cingle brille scintille cogne brûle flotte scintille effleure scintille cogne scintille brille brûle effleure serre tords serre cogne scintille flotte brûle brille scintille brûle


jamais cela ne viendra


effleure scintille cogne cingle tords cingle cogne cingle flotte scintille brille cogne tords serre brille serre effleure scintille tords brûle scintille effleure brille effleure flotte brûle serre brûle scintille brûle brille



Rien à jamais

      (mais Rien)


cingle tords cogne brûle scintille effleure flotte effleure scintille brûle cogne brûle brille effleure serre effleure tords scintille flotte cingle brûle cingle cogne cingle serre cingle flotte cingle scintille brûle effleure



Victime. Fauteur. Spectateur.


cogne brûle flotte scintille brille scintille brûle cingle tords serre effleure cingle brille scintille effleure scintille cogne scintille brille brûle effleure serre scintille tords serre cogne brille scintille brûle scintille brille



le matin apporte la défaite


tords cingle cogne cingle flotte scintille brille cogne tords effleure scintille cogne serre cingle brille serre effleure scintille tords brûle scintille effleure brille effleure flotte brûle serre brûle brille scintille cingle


belle douleur
    qui dit que j'existe


scintille cogne cingle effleure tords serre brûle cingle serre cingle cogne scintille brille serre brûle cingle effleure scintille flotte brille scintille effleure serre brûle cingle serre cingle cogne brille scintille brûle


et demain une vie plus déséquilibrée


-----



Sarah Kane   4.48 Psychose (L'Arche) pp 38/41 traduction Evelyne Pieiller

une ou deux choses à embrasser...


vendredi 9 août 2013

hollow inside

là-bas

l'éternité n'existe pas. photogramme nulle part. l'errance précède l'essence. n'être rien qu'une trace indélébile. existence lasse même. déconstruire un avenir fragile. épanchement laxe, horizon blême. ma fin ton commencement éphémère. hier encore que... à l'idée qu'elle offusque, elles étincellent par volutes. désert son antre. à l'innocence fugace. un luxe l'inélégance après la fougue. nos longueurs d'ondes malades. des failles lentes après la lande. un jour prochain l'apothéose sera cinglante. après grand silence même pas.

mardi 6 août 2013

tout dansait maintenant.

Il était minuit.
(C'est l'heure où les filles souffrent.)
Mes cils faisaient des embardées
comme un homme ivre.
Dans ma bouche, la salive bouillait
comme une lessive -
Puis les talons se sont mis à claquer.
Les filles étaient belles très belles.
Tous les convives se sont regardés -
Et le silence enveloppa de nouveau
le salon -
On put entendre le frottement léger
du voile de Laurie.
Le crépuscule s'épaississait, et, déja !
Je rampais sur le tapis.





Marie-Laure Dagoit, La fille derrière la salle de bains, Cercle (poche), p.40


mercredi 31 juillet 2013

médullaire

porté par la désespérance blue line sale il est interstice magnifique las l'empreinte médullaire lente. derrière la salle de bain or, tout n'est pas ce qui brille, j'attends encore hier. l'inélégance est un indice vieil le feu sous quelques lances mensongères... éjaculat dernier l'errance est un calvaire à l'innocence indigne... boule de nerfs. soleils rouges/regards noirs aucun dispositif ne se dérobe. résonance incertaine malgré l'éreintement.
j'attends encore, par-delà la prophétie crasse. et qui sait l'extase ?

éclat infernal

Une fois que le camé n'est plus "couvert", tout ce qui était étouffé par la Came refait surface. A n'importe quel âge, le camé en renonce sera en proie aux émotions paroxystiques de l'enfant ou de l'adolescent. Et la pulsion sexuelle opère un retour en force. Des sexagénaires auront des rêves humides et des orgasmes spontanés (expérience très déplaisante, agaçante, comme on dit en français... à faire grincer des dents). Le lecteur ignorant cela jugera inexplicable la métamorphose de Lee, s'il ne le prend pas pour un schizo. N'oubliez pas, d'autre part, que le syndrome du manque, qui se dénoue de lui-même, n'excède jamais un mois. Et Lee passe par une phase d'éthylisme de nature à exaspérer les pires et les plus dangereux aspects du manque: comportement irréfléchi, pleurnichard, incongru, impossible - en un mot: consternant.

in Queer, William Burroughs, pp. 192/193, trad. Sylvie Durastanti & Christine Lafférière, Christian Bourgois éditeur, collection Titres.

extime

Nus nous sommes hères
L'infini en ce lointain
L'errance est passagère
Le stigmate toxique
Echéances exsangues
Ombre relative
Forces contrarotatives
Souffrance lasse
& invectives
En merde extime...



dimanche 28 juillet 2013

jeudi 25 juillet 2013

plésiausaure, ou mouchoir...

MECONNAIS-TOI
CASSE TON INSTRUMENT
regarde dans le vide
happe cette lueur
Vitalité de chaque instant,
syndrome du temps...
Cette raison à l'hémisphère
aigreur du renoncement
force pure et sobre et merde
LE BEAU EST LA
à portée de main
La seringue même...
INJONCTIONS
et prétention timidité crasse...
ailleurs...



disappointed in the sun

mémento

désespoir limite, après l'étreinte, ce monde rompt. ton angoisse esquive, à l'heure de la campagne glacée. souvenirs là & las, par delà ce chemin contradictoire. demain rien n'existe. monde suspect, par la force des choses... ton absence, mes cendres, et la merde en sursis. triomphe d'ombres indélébiles... des nuits mensongères, alphabet du sommeil,  peuplent nos errances. sous le vent ton attente longue semble fuir sa destinée... souvenances & stigmates  se heurtent. nébuleuse l'esquisse dernière...

vendredi 19 juillet 2013

déséquilibre stable

le possible, venin
lutte incertaine
méthamphétamine
mal ailleurs
gangue lasse
rien va, voire
ton frein la lumière
ton élan la détonation
infinis ce couloir
et cette appréhension
une répulsion, certes
blême et animale
souffle court
miracle lent
dérèglement long hélas
cette errance, même
et ses abandons
un cri comme l'éclair
sauvage l'abstraction
être indigne, encor...

dimanche 14 juillet 2013

B & K


burroughs & kerouac, par ginsberg - 1953

mardi 9 juillet 2013

élastique

rien n'existe que cette vie blême inélégante ta fin certaine inadvertance balafre ma gangue amorphe ta glande longue et lasse l'innocence condamnée en palabres délétères et lasses encor hier menace suis scélérat et plus encore ta fin exhalaisons pénombres parmi les délivrances... quand la foudre menace, son langage à la nuit est indifférence... sexualité style/dire animal/suffocante ta saveur/nocturne et tendre... radicalité de la terre... ton poivre est mon indifférence. encore quelque seconde... hier et au-delà....  langue en bouche élastique. violence du soupir, sans quelque secours. véhémence indolore, soit...

vendredi 5 juillet 2013

samedi 29 juin 2013

fragment l'abandon...

ton horizon ma perte ton fragment l'abandon échéance poussières rencontres lasses & longues... malaise manifeste, et lettres écarlates... rien n'existe hier, pas même ici... le stupre la lèpre les suspensions en corps, par-delà incertaines nos admonestations... ailleurs, cécité grave (one foot in...) au large d'un instant lignes redispensées bien après la pénombre... attendre l'exception ou le malaise ou  rien de tout cela... encore quelque originalité... y voir hier... et merde... et merdre... rien va tout va... encor quelque effort, camarade.

jeudi 27 juin 2013

encore...

rien hier soit encore aussi rance de nouveau encore le même encore aussi dans la pénombre... rien va. le passage jadis certes ton accord mon épreuve plus qu'il ne fut moins qu'il n'aspire à être, ta faconde mon inélégance ... voir encore... une barre, une ombre. je qui pourquoi passage... pour l'accepter je t'ai lu soudain. le perdu de ce prendra qu'il pour ce qu'il avait. être, quelques secondes au moins... ils ne savent pas après déjeuner dira rien pas même... nous ne savons rien ils savent tout nous ne savons rien ils savent tout nous ne savons rien ils savent tout. et pourquoi donc ? ta fin est mon début, amène... la morale n'est rien, en ce monde inversé... la parole sinon, perdue parmi l'errance. je te devine, tu n'es pas là... encore, encor...

time has told me...



C'est désagréable à la maison, mais partout ailleurs c'est impossible à supporter... nick drake, 1973

le maître du vertige

Les Orphéons magiques



Un soubresaut, deux soubresauts,
Lâche la claire trompette de ton venin.
Les tripes s'entortillent, 
Le fécal crie au viol...

Ton merveilleux fisson
De ses griffes d'acier,
Se crispe dans le spasme
Que tu voudrais sans fin.

Soupirs à crans d'arrêts,
Trompettes de lauriers-roses,
Oh malheur de mon coeur !

Gueule donc pour la vie, à la mort,
Dans ce sombre coït, où tout chavire.

Où tout s'endort...
Qu'es-tu, toi ?...


Le miroir des songes
A la gueule béante.
Au fond du champ de tir
L'amour qui se balance.

Egocentrisme monstrueux
Fait de stupre satanique,
Etouffement des douleurs
Dans les caresses sombres.

L'ultime toilette est finie,
Les Dieux vont s'affronter
Dans le tournoi magique,
Irréel Tonnerre du Silence.





PETRIS DE MILLE X INNOMMABLES

Elles se penchent...
Elles côtoient le meurtre

De tous leurs grands yeux bleus...

QUI ES-TU, TOI ?

Elles frappent du poignard acéré,
Du sourire du Sphinx, 
Elles font mille sourires
Tendres et très doux.

Venez donc sur mon coeur
AMOUREUX

Immaculées des robes blanches, crevez donc,
La bulle qui gonfle, gonfle, gonfle,
Elle va revenir, Poignard de 

WALKYRIES.



SATAN
SATANICUS
BOUCLES D'OREILLES
A L'ANUS
(octobre 1953)




IN EXTREMIS
Pour Monique, 1956

Ils y sont tous, les lâches
Assasins
Autour de l'invention
A guillottin
Et Cent-Sous-Parisis
Y est aussi
La sache de charbon
(Bien dans le coup)
Christ de bronze doré,
Et le futur assassiné
Qui se fait bien cheir.

Allons Pierrot, soyez moins triste
Un peu plus raisonnable.
Le petit Rhum ?
"Non"
La cigarette ?
"Non"
Le cigare ?
"Non"
Voulez-vous un poulet ?
"Ah les vaches, non" ...

Une jolie petite femme ?

Une joile petite femme ?

La grande Maguitte ?
"Non"
La petite Michelle ?
"Non"
La belle Christine ?
"Non, non enculés de vaches
De bordel de Dieu
Moi, découpé,
Je vous encule tous. C'est elle que je veux,
Puisque je vais crever,
C'est ma Minette AIMEE" !


N.B. L'auteur s'excuse de la licence des termes qu'il prête à son héros, mais 31-32 IN EXTREMIS les libertés n'ont plus de limites.



LA ROSE EFFEUILLEE

Le Pistrakas Ronéos,
S'escalaffe à tous vents, 
et les pétales roses
S'entrechoquent. Fracas.
Tournemire Donjon
Aux tours blondes
Gueule la finale
De la Matrone aiguë.
La locomotive 1
Mécanique assassine,
A broyé de sa bielle
La Rose effeuillée.



LE CORDONSCUFF

Elle est partie
Les grands yeux étonnés
en me disant: Ami,
je reviendrai.


PROLHISOGUE CHOIREUTE

Les escadres de nuit
Se coulent
Tout au long des murailles
Du Château secret
Des grottes purulentes.

J'ai marché sur deux coeurs,
Ecrasé quatre petits doigts,
Et le poivre dans l'oeil
Mon coeur me fait très mal.

Le fantôme rouge
Se gorge du sang des pierres,
Et martèle mon coeur
De mille griffes pourpres.

Oh, la main infernale !

I-ZA-DECK







in Je suis né homme-putain, pierre molinier, pp 60/76, biro éditeur, édition kamel mennour, 2005