... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

dimanche 31 décembre 2017

Quelque instant...


Encor'

La nuit m'indiffère. La relativité du temps m'amuse. Le jour n'existe point. Les ondes gravitationnelles remuent. L'orage m'émeut, presque. La distance écarlate. Expansion d'un espace/temps en réaction. Encore une errance. Parmi le vent, des molécules; à se griser. Encor'. Encor'. Secondes de frasque(s) avec l'éternité. Après ces lames, quelle réalité ? Rien, même, à l'instant blême...

mardi 26 décembre 2017

Désordre

Le vent n'est pas la tempête,

Murmures d'orient,
Soleils verts, balle élastique
Plus lasse que profonde,
Froncée.

Impéritie.
L'attente,
A l'air libre
Tant de captivité.

En la foule affolée,

Vitrifier l'invisible;
Parmi l'errance
Du temps
En l'ire malheureuse
Ignorer douleurs & odeurs,
Désir d'ailleurs
En un instant diffus
Cosmologique.

Et en cette heure indue,
Savoir est merdre, ainsi.




samedi 23 décembre 2017

Alone...


L'éclair & la déchirure

 La lumière naquit dans un café du mois de février. L'éclair et la déchirure. La première fois qu'elle m'a parlé, il y a eu un recul des bruits. J'étais le promeneur étourdi qui ne peut plus s'arracher du piège de la chasse gardée. J'étais prise. Pendant que je lui donnais mes papiers, un nuage se lovait en moi. Je tendais mon visage. J'étais envahie plus vite. A mon insu, une chose grave avait été créée pour moi. Le flot de lumière se répandait. Je le recevais comme le reçoit un vitrail. Je m'appuyais contre le dossier de la banquette mais je ne capitulais pas. Elle a quitté le café. J'étais abasourdie par un bruissement intérieur. Je me souviens encore de la fatalité de la porte qui s'était refermée toute seule. Les bruits étaient revenus. Je ruminais l'événement, je semblais rêver à côté des autres. Après la détonation, les fumées qui montent sont lentes. J'étais lente, docile, chargée. J'avais un superbe isolement, une suffisance gratuite. Elle avait prononcé deux mots puis elle avait disparu. Je commençais un devoir qui ne m'avait pas été dicté. Je m'élargissais pour contenir cette nouveauté. Il fallait être sobre. Je ne remuais pas. Ils parlaient, ils riaient, ils payaient, ils consommaient. Ils bouchaient les fuites de leur journée. Leur bavardage avait pour eux un pouvoir d'oxygène. Leur conversation camouflait leur existence. Ils auraient gesticulé dans le vide de leur journée si je les avais bâillonnés une minute avec ma main. Ils seraient devenus des mannequins enragés. L'événement et moi, nous nous élevions au-dessus d'eux ainsi qu'un mont Saint-Michel. Elle venait de partir. Le contrecoup était encore une merveille. J'ai revu mon paquet de cigarettes ouvert sur la table. Personne n'entrait, personne ne sortait. La porte du café s'est imposée. Le mal était de ce côté-là. Je ne parvenais pas à regarder le plafond qui est une plage prête à nous calmer. Elle était partie. Les temps avaient changé. Entre cette porte et moi, il y a eu combat de coqs. J'ai louvoyé mais le combat s'est resserré. J'ai cédé. J'ai su que ce qui m'arrivait était un commencement. Je me suis jetée contre la vitre de cette porte. J'entendais la pluie des éclats de verre. C'était le brisement opulent. Je ne me soulageais pas avec cette pensée vengeresse. Cette porte fermée était étonnante. J'ai eu mal dans le côté. Ma plèvre était plus faible que ma tête. La porte a cédé au couple qui entrait. Deux hommes ont ramassé leur monnaie, levé le col de leur canadienne, enfoncé leur feutre vert et marché sur des fougères avec leurs semelles crêpe. Ils emportaient de la réalité. La porte était tenace. Dans le brouhaha et dans la tabagie, une jeune fille l'a entrouverte. On entendait les voix des vendeurs de journaux. Elle cherchait des yeux et ne les trouvait pas. Au bout des cris des vendeurs de journaux, il y avait la longueur de la ville glacée. Les bouclettes de sa jaquette d'agneau suggéraient des gentillesses. Cette jeune fille était partie. Elle attaquait la rue froide. J'ai reçu les premiers souvenirs avec une fraîcheur de prosélyte: son manteau de loutre noire, son peigne ouvragé et argenté, un ongle rouge écaillé, sa voix mouillée. Je voyais trop ses yeux bleus. Les jeux étaient faits. Les tziganes se sont lancés.

L'affamée Folio/Gallimard pp236/238 Violette Leduc

jeudi 21 décembre 2017

Une volupté...


(...)Autour de la Vision(...) (Being beautous)

samedi 16 décembre 2017

Ainsi.

Est-ce trop qu'en avoir assez parmi les limbes disparates ? De divaguer en spires ultimes des heures après l'accostage ? De connaître, intime, cette errance au passage ? Chanter plutôt que maudire ? Est-ce trop que compromettre ainsi d'incertains paysages ? Pour une vie, une vie, élégance scélérate...  Menace pour menace, pas plus hier que demain... Attendre la nuit, est attendre encor... Parmi les choses vues, pas la moindre obsession... Point de plaisir diffus, à l'ignorance d'ombre(s). Et au soir cinétique, succède une aube lente... Ainsi.

jeudi 14 décembre 2017

Du vide, quelques parts...

Vacuité de ce monde, au figuré comme au propre...

mercredi 13 décembre 2017

jeudi 7 décembre 2017

Entrelac(s)

Rien n'existe qu'une aventure entrelac(s) au fond diffus espérance d'abîme indifférence à l'errance toxique ou vertigineuse ancestrale cette inattention après les précipices pour rien ou la lune qui sera dire encor' & merdre pourquoi tienne cette distance à la nuit je te sais étrangère quand suis passager même après quelle fuite cingler pour une heure ou un temps toujours intense événement seconde ainsi esquive...

mardi 5 décembre 2017

Et,

Résolution, pour l'année qui se profile
Ne surtout point prendre soin de moi

mercredi 29 novembre 2017

Un égarement

Je ne sais plus la fin, d'errance en ignorance merdre, encor quelque effort après rien, ainsi l'échange ne signifie point, amère indolence au-delà d'essences icelles, encor hier même demain, voir par-delà regard un égarement, savoir est se perdre après le temps encor le temps, alone ou...

Magazine, merdre...


Magazine - Give me everything (Pell Session) 1978 

Rare self-portrait in colour


Francesca Woodman, 1979

"Qui nous sauve ?"

J'ai dit "bougez pas, Messieurs"

On s'en lasse putain on s'en lasse
on s'en tord les mains mais putain qu'est-ce qu'on s'en lasse

J'ai fait l'expérience
la face obstruée de la lune
mais le corps de l'absence n'y est plus.


Tous, ils sont là à vouloir le lui dire
prends le temps de fondre avec les choses
elles ne meurent jamais vraiment
il n'y a pas d'autre déchirure
la perle goutte, sang, eau, sexe

Tu l'imagines encore cette nuit, cette frousse
la fille seule en peignoir et qui connaît déjà la fin
l'histoire sans chandelle, il est quatre heures du matin
elle lève les yeux, un peu ivre de la nuit
à deux pas du foyer vers un soleil plus tangible
j'étends les bras du secret


extrait de La vie moins une minute, p.60, Lanskine, Marie de Quatrebarbes

jeudi 23 novembre 2017

Un testament.

Je ne veux point être enterré. Je désire être vidé, et que tous mes organes sains - s'il y en reste - soient distribués aux malades pauvres; le reliquat pourra même finir en bouffe pour animaux - toujours mieux que les croquettes... Sinon, cela ne va pas trop mal...

mercredi 22 novembre 2017

Echo

La vie est une enquête vagabonde
un cri de défi

qui flagellent le sourd édifice
du mystère sans fin

extraite de la terre
perçant le ciel

elle méprise notre anxieux "Pourquoi"
pour mieux ricocher

comme un écho
seulement un écho

l'écho est pas de réponse

extrait de Il n'est ni vie ni mort  Mina Loy (poësie complète, p.267) traduction Olivier Apert, éditions Nous

samedi 18 novembre 2017

dimanche 12 novembre 2017

La nuit.

Je ne sais plus l'ailleurs, je ne sais plus l'hier, parmi l'errance lente, je m'égare avec peine, scansions désolantes à la vue de la veille, rien anthume même éloge, disgrâce à la nuit, parmi paradoxe l'ombre, savoir ton nom, indifférence ensuite univers, savoir ton nom, je sais l'ombre avant la lumière, savoir ton nom, malgré toute ignorance, & multivers ainsi...

vendredi 10 novembre 2017

Believe...


I believe, A different kind of tension, Buzzcocks

mardi 31 octobre 2017

Cyclo III

Le socle, le cyclorama continuent à tourner, le film à se dérouler, le télex à se dévider et, pris dans ce mouvement régulier, dans cet éternel retour, venant y faire accident: une tenue qui se défait, s'effiloche, des maquillages qui coulent, quelqu'un qui tombe dans une ville en grève. Choses qui se font en pure perte ainsi que pisse, merde, salive, un chat aux yeux d'émeraudes et des braclets d'or dans la barque d'un mort.

in Telex n°1, Jean-Jacques Schuhl, p.107, L'Imaginaire/Gallimard

Quelque errance à nos nuits




Romy Alizée Misungui, par Ansel Bourdin

dimanche 29 octobre 2017

Métal U, Peel session, 1978


Merdre &,

Rien n'existe que la fin, inhérente & fissile, à l'oeil nu ignorance ostensible merdre la nuit après la nuit...  Secondes élégantes inscience atone merdre après ces minutes capricieuses & conscientes coupables véhémences... Seule cette espérance à nuit coïncidences merdre quant à l'essence pour une errance un vice &...

vendredi 27 octobre 2017

Pour en finir...


Une intensité, un poëme, une vie

Latence

Je voudrais mais non je ne suis rien quoique j'attends encore n'attends point ne sais subir encor errance longue pourquoi après tant de temps non se perdre ainsi même hier être ailleurs toujours être ailleurs jusqu'à cette limite insolente & aveugle... Insolite même je sais ta fin, point ta limite après cet élan par-delà nuit incertaine. Tordre le temps, envoyer valser le dictionnaire, savoir la cavalcade. Ainsi latence, malgré la fin...

Your mirror



Merdre à...

Convulsion est errance
Meurtrière l'essence
Paumes à la croisée
Denses traces toisées
Transe lasse ignorance
Nue distincte immanence
Inconséquence aisée
Quelque instant la nausée...






dimanche 15 octobre 2017

Heure du tourment

Noirâtre dans le jardin d'automne le pas suit
La lune brillante,
Descend contre le mur frileux la nuit puissante.
Ô, l'heure épineuse du tourment.

D'argent vacille dans la chambre crépusculaire la bougie du solitaire,
Mourant, quand il pense une chose sombre
Et sur le périssable penche sa tête de pierre,

Ivre de vin et d'harmonie nocturne.
Toujours l'oreille suit
La douce plainte du merle dans le buisson de noisetiers.

Heure sombre du rosaire. Qui es-tu
Flûte solitaire,
Front, frileusement penché sur des temps sombres.

Extrait de Poëmes épars 1912-1914 in Oeuvres complètes (Gallimard) p.199 Georges Trakl  traduction Marc Petit & Jean-Claude Schneider

For Karen...




vendredi 13 octobre 2017

Scopique pulsion

L'univers est infini, et j'en distingue les limites.

lundi 9 octobre 2017

Et dans dix milliards d'années

Hybride intensité même
Réseau futur amas.
Vivant, ivre.
Après l'espace
Effacée nulle énergie dissoute
Parmi l'élan las.
Doute de lutte ou,
Infini désespoir
Quelque effort merdre
Et dans dix milliards d'années, rien.

samedi 30 septembre 2017

Be your dog, or...


Iggy #merdre 

Delà du monde

Ecoulement d'instant, blessure battement, saccades d'une vie, disparition d'urgence, convulsions incertaines & sanglots longs, l'exil renversement après d'hypothèse l'innocence, blême ainsi cette projection, au-delà du monde et d'ailleurs, une mer et scansions, à quand l'errance vaine, mémoire divergente jubilatoire, flot souverain après l'espoir, lambeaux de peau dérisoire, (sur)vivre à cet élan, sauvage événement, merdre...

jeudi 28 septembre 2017

Méandres.

La nuit m'indiffère comme errance invisible, luire à l'atmosphère pourquoi ? Attendre ivre désespoir. Silence du monde. Frissons merdre quelque seconde amère. Battements de coeur amènes. Un effort en écho. Ondes gravitationnelles, corps las, espace/temps courbure après l'an semaine dernière ou non. Immuable l'ondulation merdre. Fièvre d'univers même, encor' violence résonance hier ou... Rompre le charme... Sur cette lèvre, lire méandres, à l'infini...

GLB by GC...


Gina Lola Benzina aka Lydie Canga by Gérard Courant (1979)

dimanche 24 septembre 2017

Des nocturnes.


Je ne dis pas que la violence révolutionnaire est une bonne chose, mais je ne dis pas que c'est une mauvaise chose non plus. Charlie Bauer

confer 

Sourdre.

Rien entendre parmi cercle errant même hier vaste scansion pourtant vibrations intestines à l'écueil insigne et troublant suivre l'insaisissable comme ce vieil amant à la discorde lente et sincère cependant luttes n'existent qu'avec le temps qui s'efface infini ou presque ainsi finir haletant en un bonheur ivre après l'égarement à l'addiction fossile et quelques traces et puis ce vent...

vendredi 22 septembre 2017

jeudi 21 septembre 2017

Tératomerdre...

Amours monstres, rires las, telle errance, cavalcade(s). Sang versé, l'évidence, horizon d'événements. Fuseaux blêmes, à l'insomnie même, après fêlures vaines. Circonstance cicatrice(s) après l'élan, encor là...

mardi 19 septembre 2017

Quand meurt le jour...

EXT. NUIT

Au crépuscule, je sors, ordinaire, marcher dans la pénombre. Je devine un homme assis près des eaux. Il fouille d'une main la terre, une impatience au pied. Il bâille, et se renfrogne quand je passe près de lui, blanche. De très près il ne ressemble à rien. C'est un homme, qui aurait pu tout aussi bien être une femme, ou un enfant, un homme flou. Je ne m'approcherai plus de lui. Je rentrerai et je tomberai, comme la nuit.

extrait de et puis plus rien de rêves éditions isabelle sauvage, collection présent (im)parfait, p.24, Sofia Queiros

samedi 16 septembre 2017

Adoncques

Je n'attends rien que l'improbable.

jeudi 14 septembre 2017

Encor quelque errance...



Alone ainsi #Strychnine #Merdre

Etre ailleurs, même point.

vendredi 8 septembre 2017

à l'ailleurs même

errance Eros une scansion énergumène itinérance encor de l'aube au crépuscule lucide usure même à l'infini ta longueur d'onde sans sommeil après la transe indistincte savoir la caresse incohérente et blême sanguine à l'overdose ignorance atroce hélas chaos de peine horizon tangue monde chavire rauque existence voix lasses cris après le temps unique écho entre tes lèvres et mon absence.

jeudi 7 septembre 2017

Push it




Garbage #Merdre
Clip réalisé par Andrea Giacobbe 

mardi 5 septembre 2017

infinitive - 5

Inverser les pôles
Saisir le vide
Assassiner des suicidaires
Brûler ces cendres
Ignorer l'évidence
Savoir une errance
Honnir tout destin
Confondre quelque ligne
La nuit après la nuit
Continuer de finir, et...





jeudi 31 août 2017

lundi 28 août 2017

Pourquoi ?

  Dans les représentations, on se donne à soi-même une valeur singulière - que l'on soit figurant en personne, ou âme cachée.
  Et pourtant - comment élit-on un personnage pour être soi - comment se forme ce centre ?
  Pourquoi, dans le théâtre mental, êtes-vous: Vous ? - Vous et non moi ?
  Donc ce mécanisme n'est pas le plus général possible.
  S'il le fût, .. plus de moi absolu.
  - Mais n'est-ce point là la recherche de M.Teste: se retirer du moi - du moi ordinaire en s'essayant constamment à diminuer, à combattre, à compenser l'inégalité, l'anisotropie de la conscience.

extrait de M.Teste (L'imaginaire/Gallimard) p.112, Paul Valéry
#merdre

samedi 26 août 2017

Voire,

Instinctive renoncement. Ailleurs est cet être tremblements. Proximité du temps, errance limite...  Vanité de l'essai par delà bataclan. Savoir la nuit érosion, valence déceler l'origine ou... Errements las. Et puis silence ainsi, nuit après la nuit... Discorde l'ombre avant démence,

Blondie seconde...


Debbie Harry par Chris Stein, 1976

Hier même...

Runnin' up that hill...


I'd make a deal w/ god 
#merdre

No Fun.

Je ne sais rien, une distance. Lâche qui dévie, joutes intimes, éparses après la langue, errances ivres, écorchure d'emblée inédite, de la vitesse faire l'expérience encor' conditions matérielles alors, pour résister tout faire même pire. Langage subvertir même à l'infini - et après. Van Gogh continua de chercher le jaune, après que le Soleil se soit couché. Ton abîme, n'imagine... Subtile ta dérive...

dimanche 20 août 2017

samedi 19 août 2017

Elsa

  Un jour, peu avant de partir, K. fut appelé au téléphone et invité à se rendre au parquet sur-le-champ. On le mettait soigneusement en garde contre la tentation de ne pas obéir. Les réflexions inouïes auxquelles il se livrait, disant que les interrogatoires étaient inutiles, n'avaient pas de résultat et n'en pouvaient avoir, qu'il ne s'y rendrait plus, qu'il ne tiendrait plus compte d'aucune convocation par lettre ou téléphone et qu'il jetterait les messagers à la porte, tout cela avait déjà été enregistré et lui avait déjà beaucoup nui. Pourquoi cette indocilité ? Ne s'évertuait-on pas à régler son affaire, une affaire si compliquée, sans jamais regarder au temps, à la dépense ? Voulait-il contrarier ce travail de gaieté de coeur et provoquer les mesures violentes qu'on lui avaient épargnées jusqu'ici ? La convocation de ce jour représentait une dernière tentative. Qu'il en fît sa tête, mais qu'il réfléchît bien que la haute justice ne pouvait entendre raillerie.
  [Or,] K. avait promis à Elsa de lui rendre visite ce soir-là et, ne fût-ce que pour cette raison, ne pouvait se rendre au tribunal; il fut heureux de pouvoir se justifier ainsi de ne pas y aller, encore que cette justification ne dût jamais trouver son emploi, et qu'il se fût sans doute également abstenu [de se rendre au tribunal] même s'il n'avait pas eu la moindre obligation. Quoi qu'il en soit, fort de son droit, il demanda au téléphone ce qui se produirait s'il ne venait pas. " On saura vous trouver, lui fut-il répondu. - Et serai-je puni de n'être pas venu de mon plein gré ? demanda-t-il en souriant, curieux de ce qu'il allait entendre. - Non, lui dit-on. - Parfait, dit K., mais quelle raison aurais-je d'obéir à la convocation d'aujourd'hui ? - On n'aime pas en général provoquer les mesures violentes de la justice" dit la voix qui devint plus faible et s'éteignit. "Il est très imprudent au contraire de ne pas le faire, pensa K. tout en s'en allant, il faut essayer de savoir [par expérience] ce que sont ces mesures violentes."
  Il se rendit chez Elsa sans une hésitation. Confortablement rencogné dans la voiture, les mains dans les poches de son manteau - il regardait la rue s'agiter à ses pieds. Ce n'était pas sans satisfaction, qu'il se disait que le tribunal, s'il était vraiment en fonction, [se trouvait] en ce moment [à cause de lui dans] de sérieuses difficultés. Il n'avait pas dit clairement s'il viendrait ou ne viendrait pas.; le juge l'attendait donc, et peut-être toute une foule; le seul K. ne paraîtrait pas, pour la déception de la galerie. Sans se soucier de la justice il se rendait où il voulait. Il se demanda un moment s'il n'avait pas par distraction donné l'adresse du tribunal à son cocher et lui lança bruyamment celle d'Elsa; le cocher approuva de la tête: c'était bien ce qu'on lui avait dit. A partir de ce moment-là K. cessa petit à petit de penser au tribunal, et l'idée de la banque se mit comme autrefois à l'accaparer tout entier.


extrait du Procès  in chapitres inachevés pp.288/289 Folio/Gallimard, traduction Alexandre Vialatte

Alors...


Les Elles

Forever Pascaline (Mescaline, voire...)

vendredi 11 août 2017

Trouble(s)...

Rien va structure surface ligature ignorance menace rupture crevasse crépuscule monde passé et repassé encore autre nocturne enivrée merdre caresse pour caresse et le temps violence limite s'étend ou ne s'étend pas son désordre social telle errance calvaire après-demain la veille, et nuit après la nuit...

jeudi 10 août 2017

mardi 8 août 2017

K, encor...


Kiki, dans un restaurant de Montparnasse
par Man Ray, 1923

samedi 5 août 2017

Cette fin.

Je sais cet ennemi, insolent et certain, après l'errance lasse partout les métaphores, rien n'existe à l'envi, l'irrévérence même, ton sort une insolence parmi quelque entrelac ou inclinations mêmes, déconstruire scansion par-delà l'hémisphère, savoir ignorer l'antre, une fin cette fin.

dimanche 30 juillet 2017

I Drink...


I Drink (but my guitar doesn't)

samedi 29 juillet 2017

Frondes

Nuit noire palissade innocence multiple après l'an errements savoir la suite événement, ou... Ignorance cité, interstices... Quelque instant en l'état. De rien ta ville par-delà l'abîme. Je sais le temps. Et ses divagations, insolentes... Encor non élancement. Opacité frondes, à l'hier un atome, et le mien ignorant... Après soir, promptement.

vendredi 28 juillet 2017

Ailleurs...


voire...

Je rêve je ne rêve pas

, et renonce à votre parade - sur moi on a greffé des menottes, et presque une légende - les voix m'attendaient - la belle aimée en ce temps-là était féconde, et j'ai dû mâcher de la suie pour lui plaire - un drame comme un autre (peut-être n'ai-je pas su l'aimer ?) - Berlin 1945-1967 - étoile rouge révoquée par l'avertissement - ils furent op-s.v.p., c'est encore l'inconu qui nous sollicite - vision plombée et hallucination - sur la scène j'ai plongé et ceinturé les empreintes - collaboration du BLEU - l'enfant-pastel lacé, épinglé, un pet d'ombre qui dit oui - "Rappelez Terre" - cuir et lumière -

 Des veines de 9 - âge d'or de l'inaccessible - Ixca rongé par l'oubli - la tête de quelqu'un dans la Rue Mauve et ton stupide cri d'homme apprêté 8 heures à l'effort-temps -

 "Une erreur Inspecteur Hugh, une grave erreur" - leur pain quotidien ? Une élégante bouteille de sous-nitrate, et Mort animant le spectacle du Purple Hat Club -
 ils ont secoué le foin avec la scie tropicale -

 Hommes: Vos yeux empoisonnés traversent mille ans de renvois, je rétropense mais les ordres sont formels -
 ils ont domestiqués les sables -
 "Avez-vous rencontré l'Agent Très Spécial ?"
 "Pardon. Où ?"
 "Carrefour Lune et Soleil"
 "Non"
 "Vous auriez dû"

Extrait de Ce que dit la bouche d'ombre dans le bronze-étoile d'une tête (Le Soleil Noir, pp.50/51) Claude Pélieu

jeudi 27 juillet 2017

dimanche 23 juillet 2017

Armes contre l'ennui

Penche-toi infernal sosie
C'est là que je demeure
Dans le tourment du sentiment
Ivre
Je panse la pesante dorure de ma blessure
Tendre pierre à mon pubis attachée
Plaisirs obscurs
Comme le ciel richelieu
Je me tais un instant
Consumée par l'inaction
Et la hideuse besogne
De mon imagination
J'hésite sous mon parapluie rouge
Gélatineuse amaigrie
Deux mains droites
Fendent ma terne chevelure
Paisible retraite des yeux qui m'interroge

Dire que seulement hier
Je tremblais sous les ponts
Nue dans tes bras
Doux gosiers aux fluides subtils
Et projections de mousseline
Le singulier état de mon ombre dans le lointain
Brise ma volonté en mille pavés rompus
Voir le rempart à son tour menace ruine
Fastes et mollesses d'un clitoris qui déclare
Ennemi

A qui appartiennent les cendres du vieux serviteur
Brouillons d'un après-midi
Aux climats amoureux et pénis dédoublés
Par l'épée de bois solide aux phalanges mal assorties
Que mon corps soit la proie des chiens
Si j'oublie que seulement hier
Tu combattais sans sévir

La rue se vide ravalée par le vent
Peut-on jouir impunément
Sous les glaçons du souvenir
Tragiques ignominies de petites heures perdues
La main languissante du désordre
Traîne les restes de mon amour
De salle vide en cimetière
Amer aphrodisiaque
Le mépris


Armes contre l'ennui  extrait de L'heure érogène par Joyce Mansour in Oeuvres complètes (Michel de Maule) pp. 400/401

samedi 22 juillet 2017

Naguère...


Margaret Bourke-White, Chrysler Building, New York, 1931, par Henri Cartier-Bresson...

Of tension (A different kind)



vendredi 21 juillet 2017

Sombre(s)...

Explosition tempête ville mensongère, brutales rogations à l'errance horizon(s), à néant après l'ombre, poussière pour poussière, hybride à la nuit blanche, évanescence ivresse, lignes féroces impasse à la pénombre, éc(r)oulement incertain du temps à la frontière, captieuse atmosphère et morne plaine ainsi, voire... Quelque effort merdre rien, encor, parmi l'événement...

jeudi 20 juillet 2017

Voix du diable.

 Toutes les Bibles, ou codes sacrés, ont été cause des erreurs suivantes :
 1° Que l'homme a deux réels principes existants, à savoir : un corps et une âme.
 2° Que l'Energie, appelée le Mal, ne procède que du corps, et que la Raison appelée Bien ne procède que de l'âme.
 3° Que Dieu torturera l'homme durant l'Eternité pour avoir suivi ses énergies.
 Mais contraires à celles-ci, les choses suivantes sont vraies :
 1° L'homme n'a pas un corps distinct de son âme, car ce qu'on appelle corps est une partie de l'âme perçue par les cinq sens, principales entrées de l'âme dans cette période de vie.
 2° L'énergie est la seule vie : elle procède du corps, et la Raison est la borne de l'encerclement de l'énergie.
 3° Energie est éternel délice.

in Le mariage du ciel et de l'enfer, William Blake, José Corti, pp.13/14, traduction André Gide.


samedi 8 juillet 2017

Ainsi...

Savoir la nuit, ignorer l'ombre...

samedi 1 juillet 2017

Rosey Diamond - merdre...





Alexandra Marzella, aka @artwerk6666 here & there

le roman le plus mystérieux du XIXe siècle (bis)

 "Ils étaient parvenus au pied de l'escalier de Tréport-Terrasse, un tout petit escalier de quatre cents marches, quasi perpendiculaire, pourvu d'une rampe non rabotée qui enfonçait des esquilles de bois dans la peau, si bien qu'on en était réduit à monter avec le secours de soi-même, en se disant: Hue ! en s'encourageant, en se faisant manoeuvrer les jambes avec les mains. On s'arrêtait, on se recalait les poumons en absorbant un peu de feu, puis l'on s'attelait à l'ascension. A mesure, l'immensité de la mer apparaissait, et l'homme, tout en bas, ressemblait à un pou, à un pou de vipère, tant il est abominablement hideux dès qu'il commet l'imbécillité de se montrer à ses semblables, à quelque distance qu'il se tienne d'eux. Si l'homme avait conscience de la quantité d'horreur laide ou de laideur horrible qu'il traîne après lui, il creuserait un grand trou dans la terre, y fourrerait un milliard de kilogrammes de panclastite, et brûlerait la cervelle au globe infect sur lequel il promène sa carcasse immonde. Rien n'est plus laid qu'un homme, si ce n'est deux hommes. Jésus-Christ en avait attrapé une nausée profonde, c'est pour cela qu'il se vit crucifier: de cette façon, il n'avait plus la corvée de la vue de l'humanité."
in Le Tutu, Princesse Sapho, pp.176/177 (Tristram)



des connes, l'idole...


vendredi 30 juin 2017

Un précipice.

Parmi les faunes, errance en bandoulière, soustraire son nom et son ombre, valétudinaires, savoir l'oubli comme on se heurte, poursuivre même, à la nuit persévère, à ce jour méfiance, seconde encor après l'éclat, en percussion, des heures pour rien, quelques minutes après les transes ou... Pénombre absorbe simulacre ainsi... Monde au-delà, un précipice.

mercredi 28 juin 2017

The last goodbye

 

  


au noeud de la langue...

empreinte de mon sexe
tirée sur vergé

rien ne consent autant au secret
qu'un sexe de femme
(le fin fond d'un livre
sa complexité
d'écorchure)
mon sexe d'encre est d'azur
pénombre
et bleu m'apparaît
sous les trait d'un autre
à tout prendre: un astrakan

p.11 in figures de la plaie

le ciel en tas goémon et mou
perversement on y enfonce des petits cailloux
les faïences les tessons doux comme du chamois
au fond des poches on se croit riche

p.51 in les roches noires

j'ose face contre terre m'abouche tire merveilles
de la boue pousse en chiendent deviens
capable d'ancolies de fleurs complexes
d'arbustes même à partir d'une seule parole élastique
couvrant les distances verticales je croque l'étoile avec le berger

p.78 in nombril de la terre

extraits de la nue-bête (éditions Comp'Act) Sophie Loizeau


mardi 27 juin 2017

Burning Down The House (live)



extrait de Stop Making Sense (Jonathan Demme, 1984)

Adoncques...

il attendait bien quelque chose, mais quoi ? l'orgasme, le bus, l'amour, l'infarctus, l'oubli, l'analinctus...

Roses...

lundi 26 juin 2017

Trouble.



Antre errance...

dimanche 25 juin 2017

Ton automne

Rien ton automne sinécure après l'instant savoir la démesure non ton nom n'existe point désir d'errance à définition lasse rater est cette réussite à nos nuits fantômes et nos journées factices savoir le son ou l'extrême scansion par-delà l'horizon ligne après les lignes en une trace mensongère cette folie et la vie simulacre je sais ton oraison c'est la merdre selon...

dimanche 18 juin 2017

Dédale

Je ne sais plus ton nom... Je ne sais plus ta place, ni ton antre... Rien n'existe à la nuit qu'une errance interstice... Sifflements lents après l'envie. Engrenage(s)... Tremblements de trouble las crépuscule. Encor une seconde pour... Savoir la chute... Par-delà méprise(s) un élan manifeste. Je ne sais plus même encor, encor... Un doute infime, un effroi merdre. Déconstruire la vie, démence, ainsi,  une consternation...

samedi 17 juin 2017

Démasque...


Woodman, encor, ever...

l'avalanche

La Vague vague
Se réveiller
et penser et penser
aux vagues dires
aux souvenirs
de papillons en bas
Et avorter l'émoi
D'un regard vague,
Son père sa mère
Quand on préfère
Faire faire faire
La vague
Des filles amères
Quand on préfère
La vague d'émotions
Des papillons
Qu'être fille-mère
Avorter les amours
Les amoureux du jour
Et se couper de l'amoureuse
Aujourd'hui c'est encore vague
Vagues vagues / Vagues vagues
L'enfant c'est moi
Divaguent les malheureux
Eux / Eux / Eux / Eux
Et mi
Vague émoi
Les émois

Régina Demina, l'avalanche, livre-cd édité par Littérature Mineure

Encor Stéphanie...


Lucie Vacarme (1991) 

mercredi 14 juin 2017

Némésis

A sa guise scansions matière lasse abandon gamètes errance fibres un univers étonnante missive à la nuit et némésis amère une histoire pour un fil ignorance querelle savoir cet hématome en résonance lente parmi les horizons  incertains intrinsèques à la lune écorchure être déréliction quelque seconde encor...

lundi 12 juin 2017

dimanche 11 juin 2017

Forever Kiki...


L'égérie définitive...
ou ici 
Merdre

samedi 10 juin 2017

d'une vie...

Néant d'une vie élément(s) fossile(s) aliénation farcesque item à présentation limite ailleurs est ici en un mouvement perpétuel et indigne du monde errements constitutifs ultimes d'une oraison blême après l'horizon des événements nébuleuse existence à l'effarement merdre savoir encor béance morgue à quelque instant...

mercredi 7 juin 2017

mercredi 31 mai 2017

La Nausée D'Être


Je ne suis pas venu au monde
pour forger des bras aux centaures
pour donner mon sang aux mouchoirs
qui sèchent au clair de lune.

Je ne suis pas venu au monde
pour combattre mon ombre,
ni pour trouver un jour mes poings
becquetés par les faisans.

Je ne suis pas venu pour frapper
ni pour rire à la mort.
Je ne me souviens plus,
des civières s'en vont,
des galères flambent,
des genoux tremblent et des faucons se posent
sur des boules fragiles et vivantes.

Si je regarde en arrière,
la mort s'en va à reculons,
indéfiniment des portes claques
jusqu'aux placards de l'horizon.

La mort au rire vulgaire
derrière ses persiennes vertes
suce un bonbon anglais
et les tapis sont mouillés de tisanes.

Je ne suis pas venu au monde,
au commencement il n'y a qu'un grand rire,
au coin d'une rue une poupée de plâtre
ouvre, en suant une eau verte de rage,
des boîtes qui ne contiennent que des boîtes,
et sans fin des boîtes.

Plus loin, comme un coeur suce le sang,
un trou dans une chair gigantesque m'aspire,
des murs vivants, rouges et chauds,
me traînent par la gorge,
je ne veux plus me retourner,
que tout à l'heure on m'assassine
d'un coup de couteau de cuisine
entre les deux épaules.

La Nausée D'Être in Le Contre-Ciel (Poësie/Gallimard) pp.145/146 René Daumal

mardi 30 mai 2017

Magma

Ainsi va la vraie vie. De la roche en fusion, à l'intense désertion. Le multivers existe, je ne l'ai pas rencontré... Cold spot, merdre, cold spot. Encore boire à la lie relire ses classiques sentir le pancréas et l'inutile. Ne pas aller trop loin, ou par le fond. Estimer l'ennui. Savoir qu'une limite existe adoncques... Se perdre à la constriction comme on s'égare aux confins. Cold spot, merdre, cold spot. Et d'ornières en ignorance amère, partout alors furtive frénésie, météore flaccide après lassitude; quand l'errance se fait style...

dimanche 28 mai 2017

Nuits extimes


Extimités, merdre...

samedi 27 mai 2017

vendredi 26 mai 2017

Une inscription...

Ecrire est cet écart grotesque sublime à l'égard étonnant faille amère après des nuits à l'intestine hébétude encor fouir pour un moment tragique après cette évidence adverse ailleurs est la limite en cet instant critique savoir non imaginer voire pour quelque élément d'errance à l'aube après un nom inconnu subsistance de nocturnes errements ou... Evénement même, puissance extime...

lundi 22 mai 2017

Evagation

Sauvage lande
Temps des temps
Une atmosphère
Un horizon
Indice fuite
Blême scansion
Parmi l'élan
Evagation
Une ignorance
Après silence(s)
Et confusions
Cet abandon.



samedi 20 mai 2017

Element of crime...


Mille mercis à Romy...
Son Insta 
Son Tumblr

mardi 16 mai 2017

Cette nuit-là.

Comment en parler de cette nuit-là. Horreur, non, mais à d'autres le lyrisme, la poésie des entrailles déchirées. J'avais mal, cette conne de sage-femme, j'étais une bête recroquevillée, soufflante, qui préférait l'obscurité à la moindre veilleuse, pas la peine de voir l'apitoiement de ses yeux, il ne peut rien pour moi; Traversée des mêmes images pendant six heures, ni riche ni variée l'expérience de la souffrance. Je suis sur une mer démontée, je compte les secondes d'intervalle entre les vagues de douleur qui cherchent à m'engloutir, sur lesquelles il faut caracoler à toute biture en haletant. Deux chevaux m'écartèlent interminablement les hanches. Une porte qui refuse de s'ouvrir. Une seule idée claire, et fixe, les reines accouchaient assises et elles avaient raison, je rêve d'une grande chaise percée, je suis sûre que ça partirait tout seul. Ça, la douleur naturellement, depuis le milieu de la nuit, l'enfant a disparu dans les vagues. Il n'y a pas eu de grande chaise mais la table dure, les projecteurs braqués, les ordres venus de l'autre côté de mon ventre. le pire, mon corps public, comme les reines cette fois. l'eau, le sang, les selles, le sexe dilaté devant tous. Voyons ça n'a pas d'importance à ce moment-là, ça ne compte pas, juste un passage innocent pour l'enfant. Même. Il fallait bien qu'il voie cette débâcle, qu'il en prenne plein les mirettes de ma souffrance. Qu'il sache, qu'il "participe", affublé d'une blouse blanche et d'une toque comme un toubib. Mais être cette liquéfaction, cette chose tordue devant lui, oubliera-t-il cette image. Et à quoi me sert-il finalement. Comme les autres, il répète "pousse, respire, ne perds pas les pédales" et il s'affole quand je cesse de me conduire en mater dolorosa stoïque, que je mets à hurler. "Vous gâchez tout madame !" et lui, " tais-toi, reprends-toi !". Alors j'ai serré les dents. Pas pour leur faire plaisir, seulement en finir. J'ai poussé comme pour jeter un ballon de football dans les nuages. J'ai été vidée d'un seul coup de toute la douleur, le toubib me grondait, vous vous êtes déchirée, c'est un garçon. L'éclair d'un petit lapin décarpillé, un cri. Souvent après, je me suis repassé le film, j'ai cherché le sens de ce moment. Je souffrais, j'étais seule et brutalement ce petit lapin, le cri, tellement inimaginable une minute avant. Il n'y a toujours pas de sens, simplement il n'y avait personne, puis quelqu'un. Je l'ai retrouvé dans la chambre de la clinique une demi-heure après, tout habillé, sa tête couverte de cheveux noirs bien au milieu de l'oreiller, bordé jusqu'aux épaules, étrangement civilisé, j'avais dû imaginer qu'on me le remettrait nu dans des langes comme un petit Jésus.

Extrait de La Femme Gelée (1981), Annie Ernaux, in Ecrire la vie (Quarto/Gallimard) pp. 407/408

lundi 15 mai 2017

samedi 13 mai 2017

Soupir...

Je ne sais plus. Que trop. Moi. Pas moi. Stance lente. Fuite poursuite, merdre. Aspire l'inhérence, de la conduite, ivre, après l'élan. La transe même. Epaisse lasse quand l'errance... Intempérance. Encor attente parmi les nuits, fugaces. Je sens ton atmosphère, limite... Enigme après, apocalypse... Incertaine en ces temps... Par-delà l'ignorance, quelque instant, à ces nuits blanches, monde merdre, rappel même, soupir...

jeudi 11 mai 2017

Fiction Romance


Buzzcocks, Fiction Romance, merdre...

lundi 8 mai 2017

E/A merdre

Etre n'est plus possible, ainsi... Avoir peut-être. La nuit après la nuit. Un élan telle icône insane... Affres sérénité pareille. Pas même salve(s). Rien. Méditer encor. Rien. L'avoir su même à la veille. Rien. Consume l'oxygène. Rien. Un divertissement. Rien. Pour tout le monde, pas perdu. Rien. De vase en lise. Rien. Arrière l'avenir. Rien. Bien connaître la vie. Rien. Dépasser la valence. Rien. Savoir une ignorance. Rien. En ténèbres de crépuscule, à prétendre indifférence(s). Ivresse ainsi. Merdre. Après le soir irrévérence(s). Nuire...

L.C.



samedi 6 mai 2017

samedi 29 avril 2017

Contemporaine...

J'aurais voulu savoir... merde là, contemporaine. Ainsi quelque instant détruit, telle est l'errance désunie, dédale indistinct parmi les ombres lasses. Ténèbre, connerie quelle, passagère même hématome, facteur fantôme, après l'ignorance essence gracile, interstice crasse, la nuit après la nuit, sentir vacuité intime, par-delà l'horizon, trahir même trahison, hybride à l'oraison, funèbre, scansion dernière, ou... distance mensongère. Encor...

Sens de la substance...

66

le temps long impitoyable la tête lasse
nuit noire sur les vêtements éparpillés
tiède moiteur respiration des dormeurs
l'aube naissante réveille le monde
soucieux impénitent de profession
dispo tu psalmodies tes craintes
les murs les livres les tables
transpirent l'imagination
la création entre tes mains
transmise par délicatesse de la nature
ardeur juvénile énergie insoupçonnée
délivré de la petitesse de la vie


67

les épisodes dépressifs majeurs
les troubles obsessionnels compulsifs
et les autres phobies sociales
psychose maniaco-dépressive
l'antidépresseur incite à la vie
on s'offusque de ceux que l'on installe
si peu nombreux à s'en formaliser
la multiplication des scandales
occulte le véritable scandale
de cette existence
agonie collective
l'argent l'argent l'argent

extrait de Stations des profondeurs, Gérard Berréby, Allia, pp.66/67

Lost in...



Merdre

Amical salut à Miss Terry Traîne  

mercredi 26 avril 2017

Merdre !!!

Jusqu’au début du siècle XXIe, j’étais maigre, de chez maigre… puis en une douzaine d’années, avec patience, je suis devenu énaurme – sédentarité, tabac abandonné, alcool et chorizo, camarades – ensuite, en quelques mois, onze ou dix, je suis redevenu presque mince, avec une application pas si certaine, du reste … et depuis deux années, même si  je n’ai point repris encore tous les kilogrammes d’avant, je suis en très bonne voie… Merdre ! Le mauvais vin blanc me tuera, et il ne lui en sera tenu aucune rigueur… Mais ne sois point inquiet, camarade, si je me hais, c’est lentement… Je t’emmerde, ainsi que moi-même, en attendant…

See me change


mardi 25 avril 2017

Une frayeur...

Une frayeur. Sensation lente. Soudaine à l'errance. L'enfermement non à l'hémisphère. Respire est un halètement. Confondre une ultime scansion. De ce mur pour rien, regarder de biais. Hostile lumière, limite. Lointain, comme le sommeil, cet éclat en le geste... Liberté du mur, qui enserre... Une frayeur, parmi la grille et les instants. Geste en l'éclat incandescent, après lumières à l'année, encore... D'errements en affres, proroger l'élan malgré la flamme...

lundi 24 avril 2017

Pestilence(s)

Je ne suis qu'errance
Mentale
Incidence
Savoir nuit sentimentale
Sordide
Quelque élan cette suite
Indice d'une erreur
Par-delà l'hiatus
Nocturne
Indifférence lutte
Canaux spasmes
Utérine scansion
Encore pour un temps
Propagande turpide
Partout cet horizon
Putride hier tant.



samedi 22 avril 2017

Une ambition ?

Déchirer l'espace-temps

(entre matière sombre & énergie noire...)

mercredi 19 avril 2017

Belle âme libre...






Admirable, Freesoul
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