... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

samedi 30 août 2014

atcha (live)

adelante

l'errance/ce qu'on en fait/fracas de mots/offre à la nuit/inadvertance/corps caverneux inondent/corps spongieux abonde/encor/merdre/convulsions tièdes/adelante/l'orage abattu las/effervescence même/par-delà conséquences ingrates/revoir candélabre/autre incidence rare.../vaporeuse injonction place de grève/non/je te sais factice/une heure étourdie/l'écume glisse en un destin/patent ivre/incertain horizon/paysage lointain/adelante/je ne sais rien que ton désir ailleurs/après mots las/menace pour menace/en un champs de décombre/l'errance...

jeudi 28 août 2014

Fall Away


prisme...

Prisme. Douleur signifie médecine rien. Ta lutte désemparée ton étreinte interstice. Après pills inhérence physique. Assomoir ou fumoir, destin. Par-delà ces  fenêtres... Malignité imposture hier. Venin. Transfert insane pour quelque ligne. Rien définitif merdre. Ainsi l'errance mensongère pas même. Effets néfastes après l'hémisphère...  Névroses & psychopathe à l'entente durable. Ailleurs mélancolie. Encore cette histoire, douleurs. Adoncques merdre désaccords et cette insolence district. Tu ne crois pas Nioques après ici quelle est la vie. Apocalypse rien. Apocalypse rien. De métrage viride en innocence ivre... Ta peur... Merdre... Fors l'honneur par-delà les pertes. Avoir tout eu hier, et même... Après  cet air incertain, un paroxysme...

samedi 23 août 2014

méduse(s)

avec espace abhorre
aurore crépuscule
balade à peine
merdre
caprice tense
non
burine encor burine
après limite

entendre érythrocytes
errements
artères interdites
véhémence lente
singularité inonde
ainsi
désir de fuite
noblesse du rythme
carte mémoire
amnésique
ailleurs ici même
monologue extime
à l'épopée limite
parmi le vide
dissipation blême
auprès de vents contraires
un souffle except
cette heure lasse...
continent brut
pour rien.
à l'horizon
ton sel ce ventre merdre
à l'inélégance
sépulcrale engeance
méduse(s).








jeudi 21 août 2014

Aléa(s)

Chercher la phrase. Pas ultime mais. Phrase en creux après. Venir même alors. Ailleurs ici. Dans plein d'errances. Merdre. Rester encor. A la dérive même. Au fond de gorges vaines. Comme des voix nouées. Organe amer tassé sort pas. Phrase amène non. Existe doux rien oui. A l'arrivée soit mais au départ rien. Pas de son au-delà. Attendre la fin voire. Fiel. Merdre. Résister bien certes. Phrase composer néant. Composer néant. Savoir après l'élan. Pomper. Branler. Ozone corruption. Instant de hasard. Chierie du monde... 

mercredi 20 août 2014

The Ballad Of Sexually Dependency

Cookie au Tin Pan Alley, New York City, 1983, p.29

Nan après avoir été battue, 1984, p.83

Bleu en forme de coeur, New York City, 1980, p.85

Nan & Brian au lit, New York City, 1983, p.137

Couple au lit, Chicago, 1977, p.138

Squelettes s'étreignant, New York City, 1983, p.143

in La Ballade de la Dépendance Sexuelle, La Martinière, Nan Goldin


mardi 19 août 2014

... une frontière

Corps las
Près l'orage
Hier  matin
Mégarde(s)
Le mur est une frontière
Amour braque
Amalgame
Fusions & confusions
Détresse convention
Le mur est une frontière
Nuit teintée
Mélancolie
Inquiétude &
Improviste
Le mur est une frontière
Après l'élan
Tant finitude
Liesse belle
Incertitudes
Le mur est une frontière 
Convulsions lentes
Abandons crevaisons
A l'instant incertains
Après la foudre éole

lundi 18 août 2014

Mouvante...

Mon corps est happé

Soulevé "Couvert d'écume".
Je ferme les yeux -
mes reins viennent heurter
violemment la tête de lit.
Je suis rejetée en avant
des mains semblent me plier
puis un choc, et je me sens emportée
à toute vitesse.
"Baiser est si grisant !"
Cela me fait un peu crier.
( Quoiqu'on puisse dire
le moment est surprenant.)



De temps en temps

Il y a Juliette qui fait
déshabiller un homme et gonfler son sexe.
Très vite, une pluie tombe sur moi
plus torrentielle que les mains de Mireille.
Je suis dans un univers de cristal.
Les sons s'entendent mal
l'atmosphère est ouatée.
Une joie m'étreint -
"Je ne peux la définir."
Une coupure lumineuse me sépare du monde.
Cela dure six minutes à peine.



in On Me Baise Longtemps  pp 26/27, Marie-Laure Dagoit, Al Dante
photographie Gilles Berquet

samedi 16 août 2014

flash...

après couleur et langue errance poids merdre encor langue à laisse seule encor hier ta machine mon temps rien d'autre énergumènes savoir l'indice après legs immense parterre inertie à ta partie intense on la sait brutale la ligne flash encor non parmi les foudres élégance foutre  merdre  même ailleurs après les combles et la déroute sais peu même à peine ton lien éphémère à l'insomnie passager d'ambre aux ondes incohérentes et lentes encor à langue errances hémisphères ignorance finie certes via ligne blême...

vendredi 15 août 2014

Eclipse...

Ecrire hier ou presque quand la nuit dernière s'évapore. Berné par les tranchées et autres songes. Métaphysiques. Métaphysiques. Dépasser encor cette limite malheureuse & indolente. Hésiter après l'errance: cet espace pestilence rien. De semonces en défaillances merdre. Au réveil immanence sursis. Eclipse... Alarme à peine offre suicide. Par-delà les fluides fantasme incertain prétentions icônes plateaux falsifiés. A perdre haleine même. Saisir le sens bien après l'hémisphère... Ephémère ainsi. Si rien savoir est connaître, encore ici malgré les nuits. Elan sinusoïdal parmi les cibles. A la fin supportable stance. Adoncques, après l'infime en balance, qui comprend, ou abrège... Rien n'existe presqu'ailleurs comme ici...

mardi 12 août 2014

Néon clignotant...

  La Mouche a planqué son héroïne dans un billet de loterie.
  Seringuette ultime - demain la cure.
  La route est longue. Erections et dépressions se succèdent sans discontinuer.
  De longues heures à travers la caillasse du reg pour atteindre la palmeraie (les petits Arabes font caca dans le puits, dansent le rock'n'roll sur les plages pour athlètes du dimanche, se gavent de hot dogs et recrachent des dents en or à pleines pépites).
  Edentés, rongés par la longue faim, les côtes en planche à laver leurs propres haillons, ils débarquent en titubant de la barge à balancier, arpentent la plage de l'île de Pâques, les jambes raides et cassantes comme des échasses... Ils dodelinent du chef à la fenêtre du club, empâtés par la fausse graisse des corps privés-sevrés qui n'ont plus de jeunesse à vendre...
  Le planeur glisse dans l'air, silencieux comme une érection, comme une vitre enduite de graisse qui se brise sous les doigts fripés d'un jeune voleur aux yeux dissous par la came... explosion ultrasonique du verre... il se faufile dans la maison violée, évitant les éclats de carreaux graisseux... tic-tac sonore d'une pendule dans la cuisine... soudain, un souffle brûlant ébouriffe ses cheveux et une charge de chevrotine lui fait jaillir la cervelle... le Vieux éjecte la douille vermillon, fait une pirouette en brandissant son fusil de chasse...
  - Merde, les gars, c'était facile comme tout... pareil que de pêcher un poisson rouge dans un aquarium... Quand même ! Un môme bien sapé, compte en banque et tout... Là-dessus un pruneau bien graissé et flac ! salut ma tête, il s'affale le cul ouvert... Hé le môme, tu m'entends bien là où tu es ?
  " Faut dire que j'ai été jeune moi aussi, j'ai entendu l'appel des sirènes... le fric facile et les femmes et les petits gitons au cul serré, et nom de Dieu m'échauffez pas le sang ou je vous en raconte une si raide qu'elle va vous mettre la paf au garde-à-vous et vous partirez à japper après la coquillette rose du con tout neuf ou la jolie chansonnette gicleuse d'un petit cul brun d'écolier qui vous joue sur la bite comme sur un pipeau... Désolé, môme, je voulais pas te tuer... On peut pas être et avoir été... si je veux garder mon public, faut que ça pète et tant pis si ça craque... tout comme un vieux lion qu'aurait les dents carriées, il lui faut la vraie bonne pâte machin qui vous fait mordre la vie à belles dents... ces vieux bâtards deviennet tous des mangeurs d'hommes et de garçonnets... et c'est pas étonnant vu que les morgues sont pleines à craquer de jolis gitons crevés... Allons môme, me fais pas le coup de la rigor mortis je connais pas le latin. Un peu de respect devant les rides de ma queue... le jour viendra où tu seras tout décati de la braguette toi aussi... hum, peut-être pas après tout... Bah, il y a des mômes qu'on peut pas tuer... on les a pendu si souvent qu'ils résistent comme un gonocoque à moitié châtré par la pénicilline et qui retrouve assez de santé pour se multiplier en style géométrique... C'est pourquoi je propose de voter l'acquittement légal et de mettre fin à ces exhibitions dégoûtantes pour lesquelles le shérif perçoit sa livre de chair..."
  Le môme tape du pied sur la trappe, noeud coulant au cou:
  "Bon sang, qu'est-ce qu'il faut pas supporter dans ce métier ! Y'a toujours un vieux cochon vicieux pour faire des discours."
  La trappe s'ouvre, la corde hante comme un fil télégraphique dans le vent, le cou se brise avec un fracas clair et sonore de gong chinois.
  Le pendu coupe la corde avec son couteau de poche et galope à travers la foire à la poursuite d'un pédé piauleur. Le pédé plonge à travers le carreau d'une visionneuse à films pornos et fait une pipe à un vieux nègre qui se la fend...
  Fondu...
  (Mary, Johnny et Mark viennent saluer. Ils ont tous trois la corde au cou. Ils n'ont pas l'air aussi jeune que dans le film, ils paraissent épuisés et à bout de nerfs.)



Burroughs, 1959


extrait du Festin Nu, pp.110/112, L'Imaginaire/Gallimard, traduction Eric Kahane

samedi 9 août 2014

vide...

encore à venir passé lointain après disparition de l'émission par-delà flacons innocence même martyr des gouttes perlent encore ces souvenances lentes indistinctes à quand l'errance passagère à distance
et d'électrique incohérence en rémanence d'ambre hier soir hier à ta connaissance un élan ilien presque parmi ces ronces vide ainsi ta destinée en les décombres. rien n'existe après l'ire... & que dire encore merdre... 

vendredi 8 août 2014

Egal Zéro

  
encor...

Rastaquouères Energumènes

à découvrir à la nuit même
deux rastaquouères énergumènes
à la toile labyrinthe:
encor
ou
et même ailleurs, faites vos jeux.

(via Betty Gini)


jeudi 7 août 2014

ça...

solitudes publiques véhémence lente latitude oblique après le monde phalenstère merdre je ne sais pas la haine même zones d'ombre parmi l'errance iliade lasse certes exil en dérive experte après ta griffe et l'étrange hémisphère sur les dos une errance singulière par-delà les sens incertains ça même avant ça expulsion influence déicide à l'odyssée d'empreinte inédite en allusion subtile personne exempt malgré la nuit et ces forces incises savoir trop savoir rien après l'élan encor survivre à l'horizon malgré cet air particulier...

mardi 5 août 2014

ailleurs encor...

éteint l'attente
fixe l'horizon visible
mords l'écran
avec indifférence exécute libre
encore
exulte
après les décombres
autre nuit
déliquescente
après subtil rien
l'errance seule langue
merdre
enfoui parmi les stances
point d'éclat fors l'élan
quant à pas d'heure voire
quelque instant elixir
savoir après ce rance
profil comme elliptique
diplomatie
moins après le moins
fuite cylindrinque
ainsi lasse rate
observent-ils
aussi nous sommes...

Totem

De l'inhumain silence
le destin apprivoisé
sécrète
les fascinations originelles
de l'invisible.

Les anciens continents
et les nouveaux espaces
reconnaissent
les sourdes musiques.

De l'isthme resplendissant
du lien
du joug
jaillit
la première figure.

(p.163)

La forme nouvelle
se sépare
à jamais 
de l'océan.




Surgie des fleurs
d'algues mouvantes
des profondeurs marines
l'apparence
enfin
glisse vers la lumière
devient minéral.

(p.164)

Les mutations s'opèrent
en spasmes déchirants.

Eclaboussures d'or
aux centre de noyaux de plomb.

Transparence soudaine
ces vieilles opacités.

Fulgurations sous-jacentes
des porphyres sanglants.

Spirales abruptes
emplies de sèves incandescentes.

Miroirs éclatés
en fleurs vivantes.

(p.165)

De l'éclat d'un cristal
l'Arbre-fleuve
la mangrove tentaculaire
envahit 
les terres conquises
les plantes continentales.




L'origine obscure
monte
le long
des racines enchevêtrées.

(p.166)

Les bûcherons
sans descendance
nés de semences fertiles
de l'hydre vaincue
frappent
les murs d'arbres
les remparts érigés
en fulguration aveugle
de nuit.



Au fond des cathédrales arborescentes
s'élabore
la taille linéaire
du Temple
dans l'ocre asymétrie
des puissances sanguinaires.

(p.167)

Le Démiurge
première fixité
Phallus solaire
principe ancien 
de ténèbres
resplendit 
d'écume astrale.


Par l'immobilité du chant
il porte
vers les sonorités d'espace
le magma grandiose
des tumultes souterrains.



Autour de lui
se polarisent
les danses 
du solstice.

(p.168)

L'anneau étoilé
comme autour d'un cratère
se resserre
en vibrations.


Sur l'orbe géant
des formes nues
oublient
la tempête équinoxiale.


Emmêlée
dans le prisme gluant
la maçonnerie pyramidale
des corps déchirés
s'agglomère.

(p.169)

La douceur errante
se grave
au noir des masques
aux sillons maritimes 
des visages.


Les écorces translucides
reflètent
l'étendue architecturale
des accouplements.


Au creux du gouffre
commence
la cérémoniale initiation.

(p.170)

L'éclosion furtive
du geste
introduit
d'érotiques dissonances.


Le déhanchement
élevé
jusqu'aux cimes du désir
clôt
le cercle de la jouissance.


Les membres dressés
évoluent
dans le sombre abîme
des replis nocturnes.

(p.171)

Les coulées de sang
de lave pétrifiée
épousent
les courbes
de chair.


Les multitudes ouvertes
s'accrochent
aux lambeaux profanés.


Les rythmes amplifiés s'organisent
en vaste pulsation.

(p.172)

La peur inattendue
arrachée
au roc de l'extase
survient
au coeur de la mort.





L'impossible pénétration
s'achève
dans le secret
des profondeurs.

(p.173)

Immobile création
le Dieu solitaire
s'accomplit.




La finalité statique
déroule
dans un vide imaginaire
la croyance
du mouvement.

(p.174)

L'immensité imperturbable
du regard 
engendre
la révolution 
des mondes.





Des mémoires englouties
renaît
l'histoire.

(p.175)

Les structures incontrôlées
s'échappent
des cycles éternels.





L'inachevé
s'épand
en moissons futures.

(p.176)

De l'épuisante totalité
soudain vibre
une chaleur rayonnante.






Au lointain
de l'absence
se manifeste
denouveau
la mobilité humaine.

(p.177)

Le symbole
retrouve
sa présence latente.





La voix
comme un écho
retourne
au flot mugissant.

(p.178)

Peu à peu
dans l'abstraction formelle
se perd
l'incantation divine.





En un éclatement foudroyant
aux confins des terres
se libère
l'Homme-soleil.

(p179)


T
O
T
E
M

extrait de Poëmes de jeunesse, in Oeuvres II (P.O.L.), Danielle Collobert


samedi 2 août 2014

fièvre...

murmures ailleurs le temps de l'autre à peine de saccages en barrages rien secousses rires & verres mêlés par éclats convulsion de la flamme intempérie ma langue silence intensité par-delà l'errement nue son onde irrévérence la vrille souveraine aride cet écoulement ma vie le long de ta hanche émission incertaine après les ans quelque seconde même ton odeur être ivre a(u)réoles partout cette opacité feinte obstacles saillants pâleur obscure grotesque élan tu le sais tu le sens à l'épreuve d'un temps versatile, cette ultime saison...