... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

samedi 31 décembre 2016

Tel

Assis merdre pour rien à la limite devant l'écran-catastrophe qui s'incline, avec musardise(s) en rhizomes, à raison, voire... Histoire de mouvement industriel... Méprises. Soif encor... Frôlements/feulements à ce soir... Central aléa à l'hémisphère; merdre non. Sursis même l'hématome... Tel. En marge, en charge... C'est comment cette nuit interdite ? Toujours ailleurs ici même... Une aventure le néant. Ne rien entendre, et éprouver pourtant...

Tant.


Tel: A.C.Hello
Film: Naïs Bucciali

jeudi 29 décembre 2016

Perspective(s)

D'insomnies en errances...

D'errances en dérives...

mercredi 28 décembre 2016

Missing boy


 hommage de Vini Reilly à Ian Curtis...

Jaculation(s)

 Mouvement, mensonges, ainsi parfois réussir en ce théâtre d'ombres. Au soir, sacrifices interstices, progressif glissement, rupture blême... cymbales & funambules assertions, hier encor, lumière d'aube, improbable. Voix mêmes à nos désaccorps, toucher de hanche, griffes intimes, las entrelacements, infime alors, naissance de phrases par caprices de corps, jaculation(s), faire dire, le mot après le mot, remous merdre, d'une parole l'autre, phantasmes à la nuit, énigmes...

lundi 26 décembre 2016

Extime/Intime

Au loin,
Souvenir
A la stance
Eclipse
Enlace
Lisse
Fragrance
Intime
Encore
Secondes
Après lors
Merdre
Armistice
Extime
Au corps
Innocence
Réale
Cette ombre
Apostrophe
Menace
Même ici.






dimanche 25 décembre 2016

Magdebourg Merdre - 1 Deutschmark...

   Volé ! Oui, là, encore moi en détective privé, voyageant vers Bielefeld, pour la première fois volé, dans le rapide Berlin-Magdebourg-Hanovre, volé, moi !, figurez-vous ça, moi, dépossédé de mon sac de voyage, certes dans la nouvelle Allemagne, dans cette Allemagne sans murs, cette Allemagne sur laquelle souffle désormais sans entrave une bise cinglante, vous aurez entendu parler de ça, dépossédé de mon sac de voyage noir, là, voyez, cet endroit dans le filet à bagages vide du compartiment pour invalides, d'ailleurs, voyez l'endroit où aurait dû se trouver le sac mais où, après cinq heures d'absence, à mon retour de la voiture-restaurant - voiture-restaurant, enfin bon, plutôt une cantine aux allures de gymnase, quelque chose dans le genre, l'alliance des colonies de vacances, vous voyez ce que je veux dire - où, à mon retour de, précisons, de la voiture dite voiture-restaurant, il ne se trouvait plus, dépossédé de mon sac de voyage noir, moi, par deux Germano-Allemands je suppose, qui, provisoirement, tant que personne n'en avait besoin, avaient pu prendre place dans le compartiment pour grands invalides après en avoir demandé l'autorisation au contrôleur, dépossédé de mon sac de voyage par, par, avec une probabilité confinant à la certitude, par deux Allemands unitaires; dès après Potsdam ils avaient pu être descendus du train avec le sac, à Magdebourg, à Marienborn, partout où ce rapide ne s'arrêtait pas autrefois, ou bien lors, s'il s'arrêtait, les troupes frontalières de RDA auraient empêché un tel larcin; quelle dépravation des moeurs ! Volé (...)


extrait de Automne, liberté (Absalon) pp 84/85, Werner Kofler traduction de l'allemand (Autriche) Bernard Banoun

lundi 19 décembre 2016

Nu (Vera Broido)


Vera Broido, par Raoul Hausmann, 1931

Ephémère...

Rien le soir menace errance. Miroir cataclysme amer. Savoir la nuit étrange stance. Fibre gliale mensonge. Quelques secondes incantation, enivrement. Sédative scansion merdre après l'élan temps funambule minute lasse. Je ne sais presque cet instant. Irrévérence après le spasme, en la nuit infinitive. A l'avance, recul, soir blême, voix scélérates, à l'écorce corrompre après minuit. Extraction d'errements au-delà ciel. Plein de vent ta griffe en rien éphémère. Captieuse innocence, pâle l'itinéraire. Ne point insister, en l'élixir se rendre... Ou.

dimanche 18 décembre 2016

Lament I "Bird's lament"


(25 octobre 1966)

Nuit. La nuit. La nuit est la nuit. Elle est là.
S'étend. Remplit tout.
Un noir inextricable. Noir de noir incolore sans fin.
Dans ce noir travaille un non-savoir, une catalase.
Elle oxyde les rayons de roches accouplés aux cellules du corps, tirées par l'eau coulant sans égard à rien par là, quelque part. Composition de décomposition relatant les divergentes oxydations émises, irradiées de transformations rocheuses, aquatiques, charnelles, mouvements de confluences chimico-thermiques dans le foie, qui joue du corps, le jette dans l'oeuvre secrète, l'inconscience, plus claire que la journalière, le rêve.
L'hydrogène décomposé travaille le liquide des cellules du foie, elles envoient du phénol dans le cerveau, des images se forment en fuites surréelles jamais vues dans la vie du jour.
Des enzymes optophonétiques. Ouvrages de la mémoire de la Création sortie, émergeant de l'eau primaire.
De la nuit noirâtre sans lumière.
lumière aux autres buts d'existence.
la catalase la colore. L'image. Les couleurs sortent de la bile...
Les assauts internes alimentent des lumières.
La nuit, ferment catalasique fait fondre les fermentations du foie par la vision intérieure...
Eidolurgiques d'images magnéto-aimantes de la foi en: TOUT.
Kaléidoscope noirâtre multiplexe. Multi-information-pulsion.


photographie: Vera Broido

in Une anthologie poëtique, Raoul Hausmann, p.157, Al Dante/Transbordeurs


mercredi 14 décembre 2016

Infinitude

D'entre la prière Errance(s)
Volupté du suicide indolent
Tester l'innocence à la nuit
Visions immanence invectives
A l'oeil interstices factions
Cicatrices empruntée parole
Sacrifices rien scansions
Distance après les traces
Harmonie souterraine ou
Désinence au noir encor
Un regard las/une indolence
Cette seconde infinitude.

samedi 10 décembre 2016

Je ne sais pas conduire...



Dumayet avait compris... 
"publicité ou roman, c'est du pareil au même, tout cela est Spectacle." Michèle Bernstein

vendredi 9 décembre 2016

jeudi 8 décembre 2016

s'en fout...

s'en fout la mort oui s'en fout la mort non s'en fout la mort merdre s'en fout la mort s'en fout l'amer s'en fout la merdre toxique à l'abandon s'en fout le foie rai de lumière mensonger eros errements pourquoi l'espace du dedans s'en fout la nuit comme l'heure encor s'en fout la masse non le poids merdre fin d'errance ou d'existence même boire boire boire s'en fout l'élan des forces vives ivresse délivrance ou l'invective absence parmi l'avalanche s'en fout la mort s'en fout l'harmonie leurre las trinitrine  hier encor & demain secondes à l'instant quelques

Tomber dans la danse


Image/Son: Camille Escudero
Texte/corps: Charles Pennequin

mercredi 7 décembre 2016

#2016


Au milieu de nulle part, Ici-est-ailleurs, Automne 2016

#1993


Au milieu des vignes, Entre-deux-mers, Printemps 1993

samedi 26 novembre 2016

(Vaste) Errance

La ville après la ville. Lumière du soir, intestine. De nuit, irréfragable noyau. Vaste errance rues désertes non. Fleuve incertain, ou souterrain voire... Encore toi parmi les précipices. Store merdre douleur intense clinique ignorance après l'an même. Fer en chair, vasque. Rires à cette insolence. Nier, crier, brouillard... Ailleurs est là en cet instant. A l'abandon malice. Distraction mirage, esprit las... Vivre marasme, rupture à la nuit, séismes innocences... Nuire encor, la nuit. Cris interstices. Voix scélérates. Jouir. Jouir. Encore toi à l'artifice hélas. Tel est l'heure fragile... Mordre, encore mordre. Mordre, encore mordre. Ombre ainsi parmi les formes.

vendredi 25 novembre 2016

Réalité


Salut à toi, Gilles...

Journal

  Comme un homme qu'un sommeil indésirable gagne se cogne la tête, j'écris. Dans un accès de santé, ce matin, j'ai décidé d'écrire, et d'écrire un journal. Il ne s'agit pas, bien entendu, de journal, de toutes les besognes la plus injustifiable, mais d'un effort suivi. Justifier, expliquer, montrer, associer, situer et autres passe-temps littéraires, ne peuvent être ici d'aucune validité, d'aucun secours; j'ai - peut-être - une chance de trouver, de retrouver plutôt, un moyen de respirer, ou, pour mettre la raison du mauvais côté, de perdre cette qualité d'inertie. Et, s'il le faut, hygiène pour hygiène, j'irai jusqu'au quart d'heure obligatoire de culture physique chaque matin. Quitte à tout abandonner dans un grand rire à l'époque du retour à la paresse, à ma chère lâcheté.
  Des faits, ceux de la santé du corps; les autres apparaîtront d'eux-mêmes à leur tour: la semaine passée, j'ai eu pendant la nuit une crise de delirium tremens, récompense de six ou sept années d'ivrognerie et d'une longue année de drogues; manifestations du D. T., telles qu'on les lit dans les manuels, à l'exception des serpents qui s'étaient abstenus, avec pour celle et intermittente conscience alors, la peur, la peur panique d'un homme qui se sent devenir fou.
  J'ai eu peur. Je me soigne par peur. J'écris par peur. Nouvelle lâcheté. [...]

par Man Ray...

 Jacques Rigaut, Ecrits, Gallimard, p.48

jeudi 24 novembre 2016

samedi 19 novembre 2016

Brixton (Guns Of)


Merdre...

Volte (merdre)

A vos gueules
Vérole
Illusion d'errance
Métaphore
Ombre hier est lumière
Claquement de dents
Ici même, énergumène
Sans valence
Merdre
Tonnerre après l'éclair
Soit
Hécatombe
Hystérie intense à la vallée
& à l'errement
Encor cavalcade
Et ces gémissements
Inélégants
Merdre
Ruelle en cet instant
Parmi l'avalanche
Renoncement
Dévastation de lande
Persiennes innocentes
Entre plis des étoffes
Voir est cette déraison
Amène obreptice
Merdre
En les couloirs du temps
L'entorse est intestine
Et l'ennui prochain
Chimère(s)
Et battu par les flots
Le vaisseau
Se confronte à l'abîme
Volte abattue
Merdre




vendredi 18 novembre 2016

Toi, je...

Je te vois mais non je te vois mais non paroles incertaines pas mienne ta conversation compassion éhontée ta manière de dire n'est point celle d'entendre chez moi. En boucle en ta bouche ces vibrations épargnent mon oreille interne. Ignorance que ton espace à l'air libre. Ton silence est une errance parmi des fluides encor. Si près d'hier une stance à l'origine incertaine répand son énergumène affront par-delà nos horizons. Savoir ta peine, concevoir en perspective une ombre parmi les ombres, merdre indifférence ores même alors...

Sur des pierres brûlantes...


mercredi 16 novembre 2016

mardi 15 novembre 2016

Contraste...

Voir. Sombre.Nuit passagère.
Disjoindre. Evénement. Solitude(s).
Rupture. Sérénité merdre. Violence.
Inélégance en plein. Intense.
Contraste las coupure amène.
Latence.
Incantation, rires, solstices.
Corps vestiges rocs capharnaüm.
Folie douce errance encor.
Par-delà cet abîme...




Parler seul

insensé voici l'homme aux crispations de cristal
à la rumeur de sable au passé de poupée
à la démarche creuse dans un lit de détresse
et cependant présent au passage du printemps

homme tant qu'il passe son arrêt est de mur
mur de lourdes épaules
et voilà que la lumière est noire
le soleil de sel
l'eau ne désaltère plus les regards des enfants
leurs paroles sont de bois
la voix ne se reconnaît plus
dans l'entrebâillement de leurs gosiers de ciel
et comme justice au fonds du puits se reflète la vraisemblance
l'or terni des fuites d'été
la franchise de leurs faims

chiens qui hurlez démesurées vacances
chiens qui tirez la langue
qui tirez sur la corde jusqu'à perdre l'allure pluvieuse
aux yeux de chanvre
perdus perdus dans une fourrure
chiens qui trompez la nuit
dans le puits de la justice véritable eau forgée
et perdez le fer aux pierres scintillantes des parois
come cela ne s'est encore jamais vu
horreurs détresses visages passés repassés trépassés
de terre de potasse de fumée vitreuse
boue boue à l'horizon
rien que boue où nous accostons
et îles de vertiges herbeux
les pavés sont déserts les amours malaisés
pourquoi aimer rien qu'avarice
et partout le vide la transparence risible du ravin
homme parmi les hommes et le fossé devant
le vent dessous et de chaque côté le silence
tu es entré vivant dans la demeure de la tendresse morte
et dans chaque pas
tu t'es reconnu comme réponse alléchante
le monde n'a pas changé pour toi de cendres
ni l'angoisse ne s'est crucifiée
un peu plus un peu moins c'est toujours le poids des vitres
qui pèse sur ton front obscur
mais tu es clair aux heures qui te ressemblent
marchant parmi tes pas que compte la balance
aux ans étoilés sur l'arbre des douleurs

enfermé dans l'horizon des voix
il n'y a pas de mur qui résiste à ta chaude mémoire
face à la  voix rompue
les rats peuvent courir entre tes jambes
l'herbe fine n'a pas fini d'échapper à ton appel
avec un bruit invisible sur la bouche et les doigts
tu es sorti vivant


 Tzara, vers 1920, photographe inconnu

confer: Parler Seul extrait de  Parler Seul,  in Poësies complètes, pp 1308/1309 (Mille & une pages/Flammarion) Tristan Tzara




lundi 14 novembre 2016

Néant

Prière merdre tu n'es rien même après-demain. Pion pieu exècrent horizon. Ta canule et ma bouteille rien n'est vrai. Ni l'effluve en dehors ni l'horreur en dedans. Ta peau oubliée même. Etre partout ailleurs voire non. Sucer la glace, omettre l'abandon. Ton mur une oraison  funèbre ordure variation. Rien faire l'insistance. Ton trou ma dose, désespérances. Pal(l)ier pour rien, mordre à la nuit, comique tragédie... Ventre à terre éloquence induite ou. Bitume billes ronds dans l'éther. Lits défaits pénombre. Escaliers silence mensonger. Oublie rien souviens mal, étrange mélodie. Enivrement nomade, immobile scansion... Néant.

Forever Changes

Full album

dimanche 13 novembre 2016

Désunion - à ton ombre

*
*
*
*
Je te rejoins donc là, remonte à ta surface,
t'atteins par paliers successifs,
conformément à ce que je déforme en toi
d'axe au ralenti et en devenir, tu dis non
du regard, tu m'encaisses et j'ai
du mal à t'encaisser. Plus qu'une simple désunion
à ton ombre, tu glisses autre chose
que ta langue dans autre chose que ma
bouche, désenclenches d'intarissables récits
de mort et de combat, fais s'abreuver
le reflet d'animaux dans le corps d'animaux
réels, laisses vide la place de leur nom,
accoles leurs lèvres au double monde
fais qu'ils relèvent sensuellement
la tête en direction d'un univers plus vaste
qu'avant d'y avoir bu, désassembles
le sens des mots, j'en profite pour te
dire que je ne te vois plus ou continue
avec ta main, histoire de commenter la ruine exacte
qui les gagne, l'erreur qui les contamine,
éprouver dans ma voix leur degré d'atomisation,
les dire en gros plan, hors d'échelle
et référent perdu, tu les comprends
néanmoins, et sourd, les exécutes, sourd,
me renvoyant dans les yeux la preuve amoureuse
de ton courtisan désaccord, du conflit libre et
aguichant que tu mènes, tu rends, tu
augmentes en masse et en désir, me retournes
sur le ventre et je serais de toi l'ombre
de toi portée si aussitôt tu ne me recouvrais
pas d'une autre eau, ne dévastais/revisitais mon
déluge, ne frappais mon épître de chair
d'une tout autre hécatombe, d'un tout autre
effondrement de langage, en cinq lettres
cette fois-ci, je suis ta squaw, pourrais-je dire,
je ne le dis pas, je fais moins que le dire,
plus que le penser, directement je te mords,
c'est à ton poignet à qui j'arrache le silence
de mon plaisir que sans verbe et sans nom
ça a lieu.
*
*
*
*


extrait de IV. Rose Activité Mortelle in Rose Activité Mortelle (Flammarion) pp. 194/195 Cécile Mainardi 


Mainardi par Roxane Petitier, 13 Mars 2015, Nice

samedi 12 novembre 2016

Résistance

Ton mystère non. Le morceau de fer en le morceau de chair encor. Substance corps ailleurs ainsi. Racines interstices, surface virale analogue, scansion. Aria parmi les résonances. Liaisons. Influence. Cruauté (dire ou vie). Apparaissent aussi à nos vies rhizomes... Désir désordre égarement intime, ou. Divagations denses.  Dansent effarements parmi les spectres. Merdre. Corps rythme/hymne même. Intimité du signe. Résistance.

C.E.S. 3.Cour

 Selon que vous êtes au-dessus ou en dessous, vous ne voyez pas la même chose des plis de la robe ou du dessus de la robe que vous connaissez bien, qu'elle parte droite, plissée, ou trapézoïdale, parachute, vous avez le temps de vous perdre dans les couleurs, ours bruns, sapins renversés, fleurettes. Une grande aventure se déroule en dessous selon l'angle du soleil d'attaque, des taches papillonnent partout sauf dans votre oeil, c'est alors que je me penche et vois le bas de la robe, ce qui était a disparu, a glissé en arrière, je ne saurai donc pas de ce point de vue ce que ça donne. La glace rectangulaire d'une poche quelconque sort, si de dos elle arrive et que l'astre du jour dit soleil du côté opposé en plein dans la figure projette, parlant avec des copines une main un peu au-dessus du front, pendant ce temps protégé par l'ombre, et sans qu'un angle du rectangle accroche à la chaussette, la bride d'une chaussure, le bas de la jupe s'envolant au vent pourvu qu'il y ait du vent, plus délicatement qu'une carte bleue, c'est en bas qu'alors on pointe ce qui se passe en haut, cependant que l'autre derrière imagine ce que lui d'en haut voit du bas, alors que je parle à ce moment, elle se retourne mais je ne vois rien, qu'elle se retourne et se penche ou qu'elle se tourne et droite tourne au soleil le dos, elle ne sent rien, devant, deux s'éloignent en marchant, ce qu'il y a du dessous ne se voit trop serré, c'est à l'élastique ou à la corde, que selon un angle jamais plat excédant rarement 90 degrés, on apprend ce qu'est la perpendiculaire, ce qu'est la parallèle, ou deux jambes sont toujours fixées comme un compas tandis qu'en haut le soleil tourne, c'est là qu'il n'y arien à voir car il ne tourne pas assez vite pour qu'on ait la patience de l'attendre tourner, or en bas simultanée elle suit ce qu'elle suit toujours un même point, la chose même sans se départir de son calme et de son circuit tout tracé, jamais elle ne bouge on est sûr de la trouver là de la voir là se refléter, la chose la plus sans surprise qui soit.

extrait de Début (P.O.L.) pp 46/47 Nathalie Quintane


jeudi 10 novembre 2016

Milgram's 37


We Do What We're Told

Trois coups (les)

  On sait qu'il s'agit d'une errance. D'ailleurs, elle semble uniforme. Il n'en est rien. Elle s'étale comme l'ombre, mensongère. Sa force est son existence quasi liquide. Toujours trois coups.
  A gauche, âme vagabonde à terre, herbe familière. Vents & frissons richesse dernière, l'être élan parmi telles, résonances... Froide comme l'imposture, la grâce. Sonnent encor trois coups.
  Au près, cette pierre intestine, élégance lente, assise clandestine, poignée moderne fer forgé vie passe furtive, crasse météore ; cloche, incise, latente: trois coups.
  Ailleurs, un homme, la plupart non. De loin même. Tremble cette illusion offerte au feu de sa main même. N'oublier point; savoir envi quand bruissent, trois coups.

lundi 7 novembre 2016

Redrum


Merdum, Novembre 2016

(d)échéance...


Une vie qui passe inaperçue. Un échec qui se voit.  

in Journal, 20 Février 1922

samedi 5 novembre 2016

La Meute


La Meute, gang de filles 
Admirable Romy, & co...

Hallali

Seul, errance lente au travers, connerie laxe syntaxe passagère, noir d'azur merdre, chute des temps kermesse, guirlandes à l'anus, enivré carnet, à l'adresse libre, infinitive...Ta paix cet horizon pénultième ignorance. Quand l'affaire latence s'étale à l'oeil de tous. La nuit indifférence est un petit matin. Du monde rien à attendre, encor en vain l'élan par-delà l'hémisphère. Passe le temps comme les nationales. Inertes exceptions parmi bien des tourmentes. Vivre est un tourbillon, vertige une oraison; et la veille lointaine, tant esclave si proche. Schizo peut-être ambiance qu'importe mammifère. Morne des normes, banalité... Savoir la course, et toutes ces voix mortes. A la merde miction de la réalité ou... Heures comptées parmi les ombres, des céphalées à l'atmosphère, parmi les bombes, encor des bombes, parmi l'époque billevesées & entorses ignobles, tuer le temps et le sommeil certain. Rien n'existe que la fin, et cette insane illusion... Nous la savons cette, parmi les avalanches et les ouragans, à l'aube chuchotements, au crépuscule hallali...

lundi 31 octobre 2016

L'ennui

Au travers, mordre. Loin. Longtemps. Jouir. Atmosphère la nuit. Ton solstice mon équinoxe. Arrêt d'urgence, bande(s). Ne pas venir aller, telle errance immobile. Savoir au moins le soir. Avant ta nuit l'hémisphère s'égare. A l'infini, naguère. Encor aujourd'hui... Attendre une fin  advenue déjà. A tout moment l'ennui...

Lettre ouverte aux psychanalystes


dimanche 30 octobre 2016

Souvenir...


corps abîme, voire...

samedi 29 octobre 2016

L.A. Woman


& co....

Zabriskie...


Sandra Moussempès par Andrès Donadio
VI

Le jeune homme aux yeux bleus et à la barbe noire s'étant rapproché de la dune, Daria (bis) tremble à l'idée de n'être plus nue hors cadre, hors script, hors champ

Pour envahir le paysage il aurait fallu que le jeune homme creuse un sillon de sable chaud à chaque séquence romanesque

Il a préféré arrêter Daria (bis) sur la route par le moyen des ailes et le réalisateur s'est lui-même ému de la ressemblance entre ces deux-là, le film s'est arrêté sur une mécanique explosive d'objets découpés dans le scénario, ces matières flottaient dans le ciel, ce décor avait coûté cher, ils avaient "tout foutu en l'air", après le flash-back tout était rentré dans l'ordre ensuite tout avait encore explosé dans la vraie vie mais dans le film c'était une pensée de rêve, le patron,  sa femme, les invités et les domestiques avaient disparu avant de reprendre place dans le patio

Daria (bis) est devenue psychologue, s'intéresserait aux pratiques spirituelles, après un mariage raté avec réalisateur célèbre, Daria (bis) nous dit-on sur Wikipédia n'a pas continué le cinéma
Je n'ai jamais su qui était Daria (bis)

_________________________________________________________________________________

Zabriskie Point, août 2012

extrait de Elément du récit épique, in Sunny Girls (Flammarion) pp 34/35, Sandra Moussempès



voire...

Scansion

Antichambre. Heure noire. Vol d'errance, cris merdre... Silence entrouve échéance unique... Bruits parmi l'élan. Cataclysme induit. Encor secondes après l'amère... scansion. Attendre non érection même. Entre touches tel interstice, sacrifice ainsi existe hier, mystères non. Transcendance d'ivresse obscure, abandon... Epouvante à capharnaüm, scansion. Trace d'instant en la foulée intestine. Exhibitions de nuits parmi les oraisons... D'ivresse en solitude, ténèbres, énigme après les ans...

mardi 25 octobre 2016

Lèvres


Lèvres, Man ray, 1928 

lundi 24 octobre 2016

Minotaure

Des dizaines d'errances, de caresses, en ce temps seul & incertain, insu de ce regard clandestin. Emotions feintes à ce désir Minotaure offrande l'épiderme la vie après la vie. Cul appartient au crépuscule, conventions merdre interstices. Anonyme l'effleure, le sent le tend delà d'ivresse. Plaire est déplaire à la nuit même, effluves subreptices & mensongères. Baisable. L'affaire. Nue l'obsession quête lancine merdre. Bander, branler, écorce encor... Détournement d'errements, d'évasion en trouble(s) scansion(s) encor une heure événement;  savoir la fin en cet instant pour dix secondes, un millénaire, ou cent mille ans...

samedi 22 octobre 2016

Cannabis, merdre...


Cannabis, par Nino

Merdre à l'arrière...

  Les clopes se succèdent et finissent par terre, à brûler le lino, tâches brunes constellant le sol, respectant de la table le rectangle impeccable. Marlboro, marlboro. La fumée est partout en soirée, elle passe ma porte, dans le rai de lumière, enfouit tout l'espace de sa belle épaisseur. La brume dissimule le corps du père, le trouble, abrupt dans les volutes. Elle atténue la dureté des traits, adoucit la silhouette. Tout est tout blanc autour, une masse bleue, une lueur orange avant la toux, et voilà tout. Tout ce que je vois du père avant le dimanche, le soir, chaque soir, tous les soirs de sa vie de travail. Et j'entends, la toux, les rejets marmonnés, reflux de haines rentrées, rejetées, seul, après.

  La bière, les bières, sortent une à une du frigo, puis directement du carton. Elles se posent toutes seules sur la table, par terre. Elles s'accumulent, menaçantes. Puis roulent, déglinguées, valsent, vertes, se brisent en émeraudes que je ramasserai, ma collection est belle, elle brille d'éclats.

  Le temps est à l'orage, de mon lit, je me prépare à l'entendre gronder, à voir frapper la foudre et je sens la pression, l'électricité dans l'air, qui force sur les murs, qui veut s'arracher du sol en un éclaire de rage, libérant les affronts. Les vitres ne font pas les fières, elles trinquent à la peur de trinquer et se dissimulent derrière les nuées de fumée. On palpe l'atmosphère, grasse mer d'huile tendue reflétant les orages qui claquent au loin.

  Je sais, il faut que ça éclate, pour qu'il puisse subir, encore subir demain. Pour qu'il puisse y aller, y retourner pour nous. Afin que tout recommence encore, qu'il ne tombe pas, qu'il ne lâche pas l'affaire, que l'eau du bain ne m'emporte pas comme du bois flotté par le Rhône à grands flots et sans panier d'osier pour être sauvé plus bas, je n'ai plus de bouée, maman est morte déjà. Il faut que ça lâche, que ça craque de toute part, éclate en éclairs, que la violence s'abatte et déchire le sombre, qu'il vide sa hargne et ce qu'il a subi, encaissé aujourd'hui, encore, le beau diable.

  Je sais qu'il faut que les coups pleuvent, pleuvent bien sur quelqu'un.

  Et qu'il n'y a que moi, ce soir, comme tous les soirs, pour prendre la radée.

  C'est la loi du travail, la vie qui travaille.



extrait de Sombre Aux Abords (Quidam) Julien D'Abrigeon  pp103/105

adverse.

te boire à l'ivresse
iode torture jusqu'à la lie
ta nuit mon aventure
une aberration
sueurs magnétiques
encor substances
latence(s) interstice(s)
caresses que ton corps
à ce soir différent
je sais cette indolence
et notre rébellion...
adverse.



mercredi 19 octobre 2016

Au suivant...


à nos nuits...

Captation...

Figer cette errance en un instant flou & perpétuel / Savoir l'ombre qui s'étend en notre espace instinctuel / Tu sais mon nom je sais ton antre, pareil au même / Moment merdre en cette nuit, mensongère / Nos rêves furieux ne sont que des actes piètres, donc / Souffles sur les nuques indolences couperets incertains / à la lumière blême convulsion frontière élan(s) exhalaison(s)  pour quelques mètres encore scansion(s) parallèle(s) / Frissons anciens singulières absences voire / Imprudence intrinsèque nos cauchemars s'étirent / En instant merdre une nuit parallèle, cette / Encor ainsi, nous savons nos remuements, et leurs liens à l'étreinte / L'obscurité est origine, bien avant cet éclair / Sclérose de moment(s), éternité d'errance, être hier, demain...

Vive le cul !


Poëtique de  ma courbe...

lundi 17 octobre 2016

samedi 15 octobre 2016

(Plus jamais) La nuit

Maintenant rien
Extérieur nuit
Sculptures/avalanches/sature
Horizon même
Comme
L'onde murmure
Spasme/errements/vibrato virulent/fluides ou
Reflet, nous, regard mouvement
Et
Nue ivresse
Après la mer
Caresse lasse en son oubli
Simulacre de vie
Patience amène
Et
Fleurs/distance/étendue lasse
Lèvres peintes iodées
Son ombre est lumière
Jeu de lune mensongère
Elégie muette d'un sourire

Rafales (la nuit)

Errance à cette heure, interdite. Soleil noir nuages lents au hasard. Malaise à l'essence illusoire, vivre fatigue, bien après cette eau trouble, transe voire...
Ta douleur à l'instant, effondrement d'état(s) après capharnaüm aux rafales la nuit et la confusion reconnaissantes...
L'espace d'un instant la beauté est un oeil à la paupière de jupe incandescente, douceur en ce cloaque, remontée jusque là, assis les quelques autres...
La détresse imparable, après le jour, après la nuit, lambeaux de coeur battements, torture idoine & intestine, passage en cet espace vide, puis...
Misère du sol, larmes fratricides, rage insolente en le creux d'un espace autre, incertain et refroidi, parmi la purulence de ce monde fétide
Eclairs, reflet(s) de l'aube, crépuscule livide, après le temps vient la scansion, à l'ignorance lasse, partout la frasque, à l'unique érosion.

jeudi 13 octobre 2016

L.U.V.


Darc & Bashung, extrait de Amours suprêmes (2008)

mercredi 12 octobre 2016

Limites...

Cet instant n'aura jamais été le mien... Distance infinitésimale, violence esquive en un miroir sans tain. A la mesure du pouls l'aventure bredouille. Vouloir non même l'abîme. Evénement  fulgurance merdre. Attendre absence de lien, nuit irradie persistance lente après tourmente. Tonnerre de sort ou...  Etre le néant est ce fait prochain. Précipice en l'élan nulle pensée magique. Seulement du temps, qui creuse l'espace, et caresse l'essence... Enfin las, à jamais, ou pire... Et je saurai toujours l'écart, même au-delà des fuites... Limites.

samedi 8 octobre 2016

The Fourth Body








Extraits de The Fourth Body Roy Stuart (Taschen)

Baise

Baise. Rien d'autre baise... Véhémence. Baise, sens l'errance la liesse. Baise, à la nuit comme dernière. Baise encor au petit matin blême... Baise après les jours, en l'imminence du presque, limite merdre... Baise même catastrophe. Baise ainsi en cet espace hélas, baise aussi en ce temps incertain... Baise partout, avec tendresse, fougue ou aridité. Baise encor demain comme la veille... Baise comme on songe, ou cauchemarde. Baise à la fin ou au début, et même entre, baise. Baise démence et prends le cul, baise... A la fin de l'ennui, baise. Aux confins, baise, par-delà cette ligne, qui n'existe pas, baise. Même en ce matin crasse, baise. Toujours après la vie, ou avant, voire, baise...

vendredi 30 septembre 2016

Femme fatale by Les Thugs


Femme Fatale - Les Thugs - Frenetic Dancing

Interdites.

Entre deux.

Errance penche.
Acrostiche délivrance.
Elle, ailleurs
S'évade, à la nuit
Quelque verre encor
Son choix même.

Mes pensées.

Radio,
Live transmission
Découverte après
Cet écho
D'elle même encor
A l'ailleurs

Interdites.





jeudi 29 septembre 2016

The Changeling


1992...



2016...

(thanks to 1992 S. & L. love you, guys...)

Merdre...

mardi 27 septembre 2016

désabusement

Tes sens interstice(s), l'autre prémices, après la fin errements mêmes; s'accumulent chaos et destin, par-delà détails infimes. Nulle part l'empreinte, et partout le signe, fragment de nuit incertain, parcelle d'ensembles parmi les zones; d'ombres lentes encor... Partout l'obsolescence, ce jour, voir est cet artifice ordinaire, fameux ailleurs après la fronde. Quel est ce temps qui n'existe point ? Une abjection, un effroi, une fuite, un désabusement... Savoir la vie indique rien, lire l'ennui à l'hémisphère. Infinie symétrie parmi les trajectoires...

Où iront ces lignes ?

Dans les rêves mouvementés, la vie semble        12 - ~
fade en comparaison - est-ce donc là
leur fonction ? Montrer que ces
petites violences quotidiennes sont
loin de ce qui pourrait être

in 28 télégrammes



8

La propriété ne compte
pas tellement pour toi
à part celle des livres.
Est-ce pourquoi notre
bibliothèque est toute
entière rassemblée sur le sol ?


43

Une incessante façon
d'attendre quelque
chose. Ceci est sur le
point de changer

in 60 textos


-31-
Pourquoi si souvent quelque chose en nous
doit-il attendre que le mal soit fait

in 43 Post-it



lundi 26 septembre 2016

samedi 24 septembre 2016

Malaxe...

Ecoute point crains peu... Volontés limites format diable venin(s) même. Finir merdre en quelque instant. Des poulies des parfums, partout à l'air libre, sur rien tenir pas même cette ombre. Sais peu, même après l'épouvante, la fuite encor... A l'inconnu d'oubli l'errance. Aux paupières de jour, rien ne cède,  pas même cet office d'intranquilité. Tant s'obstine après la pénombre, à cet endroit, un élan inédit, par-delà  l'interstice... Ausculter donc, et puis non. Entrevoir un précipice après la déraison au lendemain de cette confusion, amène.

vendredi 23 septembre 2016

mercredi 21 septembre 2016

Confins

Se perdre interdit, à d'autre espace/temps - en un même élan paradigme - parmi les parallélépipèdes jadis. Partout le rectangle, nulle part l'interstice. Voir l'absence résiduelle, via les avalanches. Intime & publique. Je sais le temps, et ignore l'heure, en cet instant, savoir après la vie. Lointain ton sanctuaire, élastiques nos vies, savoir le terme/douter de la suite, la parole donnée n'engage que peu de molécules malgré la fièvre autolyse, ici et ailleurs. Chambre noire inhérence lente malgré les précipices, à la nuit, confins, menaces inédites. Lors adoncques, suivre la perspective, comme l'absente, en ces élans ivres, présages...

Automnatone

Dans les champs éteints du docte octobre
le rire de l'aurore
étire son rêve d'heure -

un jour de plus pour les éteules
un jour de pluie pour les étoiles
quand les désirs s'assoupissent de violence
aux taux immobiles
des petits voyages & des chaumes en chômage
- quand les nuages nubiles dans les ciels trop légers
quand les souches & les sources dans les mousses
prolongent les Songes de l'Autre Octobre
jusqu'aux ronces rouges.

Hôte de hautes rages
il tonne ses ordres
au monde ébloui des étangs étranges & et des prés anxieux

où les erreurs enfantes
rongent encore - loin des fruits mûrs -
les fleurs zeitlose & les amours pervers(es*).

Dans l'air en faute
stoppe l'automobile
de l'automne immobile

& par les champs étonnés du sobre octobre
s'étoile
l'erreur de l'aurore.

(*cf: amours féminines, au pluriel)

pp. 45/46, Le Grand Troche, Allia


Etait-ce vraiment toi, Julien Torma ?

Doctor Seek And Mister Hide



Ouvrage à la poësie certaine, dont la sublime édition renvoie à quelque labyrinthe... 

La complicité du duo Berquet à la photograhie & Lugosi au dessin est élégante & subtile.


Dédicaces des auteurs...


Romy, extrait 1


Rachel, extrait 2


Ours...

mercredi 14 septembre 2016

Liminal

...était là ainsi savoir non, sensation limite
je le vois presque, perdu même, qui va là
son accord un destin après l'errance vive
de moi le souvenir de dérive en un temps
incertain, manière ivre d'oeuvre originelle
désaccord est un ton à la vie scélérate
savoir insuffisant malgré la nuit des temps
prendre est reprendre en la chaleur intense
et inventée peut-être en son antre lanterne
goûter est criminel, & comprendre, hostile
le jour qui suit nos nuits, indécis merdre
je l'exploit après indifférences communes
ce jour est cette nuit en vain expérience(s)
un instant éternel parmi les intervalles...


mardi 13 septembre 2016

Everlasting Lizzy...




by Richard Hell, 1976 (?)


Herpex Simplex, in Press Color, réédition 2003


w/ Richard Hell, photogramme extrait de Blank Generation, Amos Poe, 1976


Fire/Torso Corso, in Press Color, 1979


w/ Patti Smith, 1976, ph. Michael Esteban



Hard-boiled babe, in Press Color, réédition 2003


w/ Chet Baker, 1985, ph. Michael Esteban

Lizzy


samedi 10 septembre 2016

Elixir

Paupière, monde à l'éros, interdite, en une nuit, innocente et liquide, loin de l'onde, probable et gravitationnelle, en une vague inonde, indolence subite, limite à l'omphale, intestine... Errance, matière extime, illusoire, en une image, grave et translucide, loin de là, souffrance dérisoire, en un instant las, solitaire et cosmique, quand voir est être vu, par-delà l'origine... Substance, merde critique, hypnotique, en un élan, circonvenu et sensible, loin d'un temps, sans origine aucune, remous ardents, convulsions merdres, à l'ombre hésitante, je sais ton élixir...

jeudi 8 septembre 2016

Merdre

 Sur le plan simplement théorique, il ne me faudra ajouter à ce que j'avais formulé antérieurement qu'un détail, mais qui va loin. En 1967, je distinguais deux formes, successives et rivales, du pouvoir spectaculaire, la concentrée et la diffuse. L'une et l'autre planaient au-dessus de la société réelle, comme son but et son mensonge. La première, mettant en avant l'idéologie résumée autour d'une personnalité dictatoriale, avait accompagné la contre-révolution totalitaire, la nazie aussi bien que la stalinienne. L'autre, incitant les salariés à opérer librement leur choix entre une grande variété de marchandises nouvelles qui s'affrontaient, avait représenté cette américanisation du monde, qui effrayait par quelques aspects, mais aussi bien séduisait les pays où avait pu se maintenir plus longtemps les conditions des démocraties bourgeoises de type traditionnel. Une troisième forme s'est constituée depuis, par la combinaison raisonnée des deux précedentes, et sur la base générale d'une victoire de celle qui s'était montrée la plus forte, la forme diffuse. Il s'agit du spectaculaire intégré, qui désormais tend à s'imposer mondialement.

 La place prédominante qu'ont tenue la Russie et l'Allemagne dans la formation du spectaculaire concentré, et les Etats-Unis dans celle du spectaculaire diffus, semble avoir appartenu à la France et à l'Italie au moment de la mise en place du spectaculaire intégré, par le jeu d'une série de facteurs historiques communs: rôle important des parti et syndicat staliniens dans la vie politique et intellectuelle, faible tradition démocratique, longue monopolisation du pouvoir par un seul parti de gouvernement, nécessité d'en finir avec une contestation révolutionnaire apparue par surprise.

 Le spectaculaire intégré se manifeste à la fois comme concentré et comme diffus, et depuis cette unification fructueuse il a su employer plus grandement l'une et l'autre qualité. leur mode d'application antérieur a beaucoup changé. A considérer le côté concentré, le centre directeur en est maintenant devenu occulte: on n'y place jamais plus un chef connu, ni une idéologie claire. Et à considérer le côté diffus, l'influence spectaculaire n'avait jamais marqué à ce point la presque totalité des conduites et des objets qui sont produits socialement. Car le sens final du spectaculaire intégré, c'est qu'il s'est intégré dans la réalité même à mesure qu'il en parlait; et qu'il la reconstruisait comme il en parlait. De sorte que cette réalité maintenant ne se tient plus en face de lui comme quelque chose d'étranger. Quand le spectaculaire était concentré la plus grande part de la société périphérique lui échappait; et quand il était diffus, une faible part; aujourd'hui rien. Le spectacle s'est mélangé à toute réalité, en l'irradiant. Comme on pouvait facilement le prévoir en théorie, l'expérience pratique de l'accomplissement sans frein des volontés de la raison marchande aura montré vite et sans exceptions que le devenir-monde de la falsification était aussi un devenir-falsification du monde. Hormis un héritage encore important, mais destiné à se réduire toujours, de livres et de bâtiments anciens, qui du reste sont de plus en plus souvent sélectionnés et mis en perspective selon les convenances du spectacle, il n'existe plus rien, dans la culture et dans la nature, qui n'ait été transformé, et pollué, selon les moyens et les intérêts de l'industrie moderne. La génétique même est devenue pleinement accessible aux forces dominantes de la société.

 Le gouvernement du spectacle, qui à présent détient tous les moyens de falsifier l'ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir. Il règne seul partout; il exécute ses jugements sommaires.

 Guy-Ernest Debord, in Commentaires sur la société du spectacle, Editions Gérard Lebovici, 1988. Folio/Gallimard réédition (pp.21/24), 1992.

 Spectaculaire intégré, quelque errance avant le spectaculaire confus de ces instants derniers...




Sinnerman


Nina...

mardi 6 septembre 2016

désordre(s) 12/13

Un élan scélérat même après la noyade
La vérité existe, loin de là, avouable
Intensité limite de l'ailleurs ingérable
Errement éloquent, après quelque nuit d'encre
Sorte d'effondrement en le soir désirable
Plastique ta vision d'une aube mensongère
Elégante à la lie cette inclination telle
Menace pour menace, insigne énergumène
La violence encor cabotine et flagrante
Après l'heure un instant une figure d'ombre
Dessine sur ce corps une éternelle plaie
Des pages inédites à la lune interdite
Un processus chimique désordre(s) etc...



La majorité c'est personne, la minorité c'est tout le monde.


dimanche 4 septembre 2016

Abstraction merde mouvement.

Ils furent absents bien après cet instant perdu en la demeure.

Réponse pourtant, inélégance même, frôlement d'argument(s).

Malgré l'écoulement du temps, le flux de conscience, ailleurs.

Glisse l'incohérence après les temps, bleus ou incertains...

Le futur est événement, l'attente une fuite.

Plus le danger est imminent, plus la défense est vaine: vivre, merdre.

Note incohérence encore

L'ennui est un moment, son horizon un enivrement...

Abstraction merde mouvement.

L'espace se dilate quand le temps se contracte.

Nos confusions, pénétrante atmosphère.

Evénéments ainsi parmi l'errance même...




Bordello, au hasard...