... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

dimanche 27 juin 2010

là...

embrasse-moi là
et dévoile
sans oublier ta morgue
mon incohérence
glisse & blesse
corrode
encore
ton élixir est un poison
estimable
sourd
toujours quelques secondes
j'oublie
si peu
l'espace atroce
mon tressaillement
une prémisse tienne
lourdes, lentes... caresses
coudoyée la brume
au matin petit
en cette ivresse vague...

samedi 26 juin 2010

j'arrive à la pointe du Raz. Le bol.




Certains ne pèsent rien sur l'instant, puis sont une trace. L'élimination d'un commissaire d'exposition, commission commandée, ne m'excite guère, cependant, toute commande s'exécute. Un court crime d'action à la commanditaire.

Machinalement, il commande un café sucré à la machine à café qui, mécaniquement, déclenche une traînée de poudre de sucre et de café.
La trappe des touillettes ayant été préalablement bloquée à l'aide d'un chewing-gum, je lui propose la mienne, empoisonnée, et pars.

J'intitule ça "crime déceptif".

Chasse XIV, in Le Zaroff, julien d'abrigeon (laureli/léo scheer)


dirge

purge empruntée
le venin de la blatte, viride
parcourt à l'instant
ce vaisseau contrarié
schlass
schlass
schlass
effarement feint
tu le sens?
dis-moi,
tu le sens?
vertiges
amènes disjonctions
à l'oraison
flanque le corps
l'ictère
des mois d'errance pour rien.
galvanise
& déraisonne
dans la clarté fugitive
de lunes désolées.
z'angoisses latentes
en fatras travesties
schlass
schlass
schlass
tu le sais.
placidité du lac
toxique
seul ce sillon au loin

dimanche 20 juin 2010

éclair #4

accent incertain rogue magnétisme au petit matin succombe languide...

vendredi 18 juin 2010

alea jacta est



naked punch
avenir versatile
traverses & mors aux dents
il a saisi
l'illusion
par-delà l'archétype.

samedi 12 juin 2010

curriculum - taedium - vitae

1974 : 11 août : naissance à la clinique bagatelle, talence… seul mâle parmi les petits d’homme ce jour-là, je fais le bonheur des infirmières… s’il pouvait en être encore ainsi.
1975 : areu, caca, lolo, schizo-analyse, tragédie comique.
1976 : jours de colère, premiers mots, et
1977 : marie myriam n’est pas punk… et moi ?
1978 : par la grâce de lunettes de soleil en plastique trouvées dans quelque pochette surprise, moi, bertrand, je suis plastic et entonne ça plane pour moi
1979 : bac à sable, insomnies
1980 : dribbling, insomnies
1981 : 10 mai mitterrand arrive en un jubilatoire orage … 24 décembre papa mort, non pas dans un placard à francfort, mais plus prosaïquement, dans un lit d’hôpital… insomnies
1982 : dewaere et 22 long rifle, tréteaux de la nuit, insomnies
1983 : avance ! vas-y gaiement !(so long, tonio !)
1984 : americana, CM2: les cadors de la cour, ou bien
1985 : orson welles, troisième sexe, body double, insomnies
1986 : l’invasion des profanateurs de sépultures (body snatchers) mes yeux ébahis, insomnies (et comment !)
1987 : poils sur le caillou, insomnies
1988 : rené char, chet baker, nico, pauline lafont, roy orbison : bonne année pour mourir… insomnies
1989 : internat à l’ancienne, et à la con
1990 : juliet berto, barbara stanwyck, ava gardner, michael powell, philippe soupault, capucine, lev yachine, alice sapritch, greta garbo, paulette goddard, sammy davis, delphine seyrig, louis althusser, jacques demy, ugo tognazzi, pierre dux, joan bennett… tous à l’ouest… je commence à boire… insomnies
1991 : fête perpétuelle, insomnies (tiens, gainsbourg casse sa pipe)
1992 : j’oublie de passer le baccalauréat, mais pas d’arroser cela, insomnies
1993 : je découvre sud-ouest, ainsi que les ravis du secrétariat de rédaction, fêtes monstrueuses, franz k, insomnies
1994 : lacanau-océan : je me joue des baïnes en écoutant la trilogie phénoménale : evol/sister/daydream nation ainsi que dies irae, enregistrement public, les tarahumaras, insomnies
1995 : donald pleasance, patricia highsmith, cioran, lana turner, fangio, ida lupino, jerry garcia, pierre schaeffer, charles denner, gilles deleuze, dean martin n’ont plus à s’en faire… naked lunch, grace, errances, insomnies
1996 : mc cullers, après nous le délire, bateaux ivres au fil du temps, insomnies
1997 : lautréamont debord insomnies
1998 : étudiant diant diant… beckett est mon ami, chez marcel aussi… heart & soul, one will burn… insomnies
1999 : incertaines psychogéographies, éclipse lors de mon vingt-cinquième anniversaire : symbole couillon, venus in furs, docteur chance, insomnies
2000 : aguirre, la colère de dieu un dimanche soir de fatigue…pneumothorax, pneumothorax… indigence des services de réanimation, quand réanimé, on l’est déjà… j’arrête de fumer et fume encore… jésus christ rastaquouère… insomnies, pour sûr
2001 : point d’odyssée de l’espace, seulement du vacarme entre deux tours… mulholland drive, ligeti, gorecki, insomnies
2002 : l’homme sans qualités, insolents errements, insomnies
2003 : ulysses, tempête en ouragan disposée, toit arraché, hé bé… tombeau pour 500000 soldats and so on… insomnies
2004 : j’embrasse fraternellement raymond roussel et alexandre marius jacob… bibliothécaire tentation avortée… funeral… insomnies
2005 : aucun express ne m’emmènera/vers la félicité… j’avais compris… émeutes/ état d’urgence/ outreau – ou pas assez… nervous breakdown… will self (« entre ballardmaniaque et david lodge dépressif »), insomnies…
2006 : caricatures (affaire des) : dieu n’existe pas, la névrose et l’hystérie, si… syd barrett s’excuse… je deviens fou – gentiment… insomnie, mon amie…
2007 : sarkoze/nécrose… j’avance à pas chassés… et deviens au ouèbe connecté… un sentiment d’étrangeté me guette… insomnies
2008 : le tutu, nom de dieu… et jérôme… grande année… sauf pour moi, peut-être… insomnies
2009 : ma librairie… en projet… j’écoute fade into you… j’aime assez quand ça chie… je me consume lentement… insomnies
2010 : ma librairie… en capilotade… on est mal, même sans être animal… l’histoire, c’est madame x, comme dit la chanson… au 24 mai, on recense : 454 exoplanètes, et 387 systèmes planétaires, dont 45 multiples… hé bé… toujours je ne dors pas…

qualité première : toujours avenant, même ivre.
défaut principal : même avenant, toujours ivre.

jeudi 10 juin 2010

cry out in your sleep...


à l'heure de l'observatoire les amoureux, 1934 (lips from lee miller...)


(en) disparaissant, (en) revenant

spectrale éclipse parcellaire
immixtion lascive au bord de ruines chimériques
et pourquoi pas ?
n’y rien suivre…
je l’ai bien remarquée, l’ombre énergumène
elle qui se sauve à peine.
exil(s)
et transes déconfites, peut-être…
voir encor
quelques fiévreuses secondes
l’écran noir
de nos incomplétudes, lasses
je sais cela
et l’évanescence de ces pas
évoque l’innocence certaine
de proscrits nébuleux
égarés sur des places
singulières & animales
à leur chute légère
je m’incline…

mardi 8 juin 2010

ex-centrique...

dans quelques millénaires, tu reviendras. pas sûr que j'attende jusque là...


1997: hale bopp meets death valley at
ZABRISKIE POINT...




prompte éternité...

dimanche 6 juin 2010

de l'agitation (C.T. was here)

agiter, égarer.
hambourg maladie.
ce sera dit, ailleurs.
lueur incertaine en oeil torve.
on en rit.
ON EN RIT!
du mécanique sur du vivant plaqué
qui est la machine?
et qui est le vivant ? (mort peut-être, agi toujours à son grand désespoir de benêt à face blême et mine affligée)
infléchir, destiner.
tous les autres s'appellent
et se ramassent
exsangues ou presque.
mourir de peur ou de rire
est du même au pareil,
de la décision de ne plus être de la matière que je suis.
ailleurs, ce sera dit,
en affres fugitives...
encor on en rit.

samedi 5 juin 2010

éclair #3

latitude. ligne de fuite. clandestine érectile. sédition primitive. effluve capricieux. il a vagué longtemps, et puis plus rien...