... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob
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samedi 18 août 2018

Ce que je désire m'est indifférent, que je le puisse voilà le principal

Aimez mes tableaux amateurs
demain vous les trouverez très beaux
                   admirables après-demain
ils vous donneront le courage
depuis que je suis fatigué de chercher
                  j'ai appris à ne rien trouver
je vis avec peu d'espoir
où je suis je trouve la terre
mais en bas de mes pieds
est toujours le dégoût
enfin celui qui ne pense pas
se porte peut-être bien
c'est beaucoup.

Francis Picabia, in Poëmes, p.351, Mémoire du Livre

mercredi 21 mai 2014

Monde au



(...)
Dynastie de la lune
Permettez-lui entre nous
D'évoluer comme une statue
Avec l'arc-en-ciel de Cluny
Caumartin Astra niche la à pareil tout
Abat-jour du monde l'homme de
Grand Duc
Renifle jaune pâle
De cuir roux bonheur
Rouen rose dentelles des cou le sur
Doublées de haussements d'épaules
Deux rois dans les mains
Dessous en mais
D'or cheville reine
Palpite
Le dessert voilà
Un peu ivre
Encrier un dans craie de
Grue romantique
Vêtu de berlingots entrechats
Miracle de désinvolture guignol
Martèle le palais inexprimable
Des étoiles surexcitées
Le complet désintéressement
A paroles bélier petit
Hébète le tison rouge du monde mort
Store laissez-lui le cristal
D'un truc romantique
A l'école des bouquets couplet aveugle
D'une intelligence supérieure périmée
Pense furet
Rondes jolies bien de
Loués talons ses dans jusque
Simplicité bonté
(...)

extrait de  Unique Eunuque, in Poëmes  pp 218/219, Mémoire du Livre, Francis Picabia

lundi 25 novembre 2013

vendredi 4 janvier 2013

je n'ai jamais cru

je n'ai jamais cru à moi, je n'ai jamais cru à mon actualité et je n'ai jamais su me voir dans l'avenir, comme un enfant qui croit qu'il sera vraiment lui, lorsqu'il sera devenu autre, lorsqu'il sera l'homme qui au-delà de cette vie pourra être quelque chose, je pense un moi imaginaire qui ne peut exister.

Francis Picabia, Poèmes, Mémoire du livre, p.349.