... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

vendredi 16 novembre 2018

Un apophtègme

Entre le sublime & le débile, ce presque rien qui fait presque tout.

mercredi 14 novembre 2018

Cet usage...

Ce n'est pas un savoir mais un souci
selon lequel désormais nous mesurons tout le reste.
Entendu ce à quoi la lenteur nécessaire des gestes appelle:
s'en détourner calme comme quel retrait de saison,
la main seulement donnée vers ce qui ne peut manquer de choir
et de rester là mûrissant. Quelque chose se taisait.
On pourrait dire cela n'est rien où demander quel corps a passé là.
Les espaces pourtant se recomposent mais on ne sait
où se rendre. De nos esprits distraits des figures dissemblables
l'usage a pensé le geste; la main, son reposé. Rendue à ses échanges,
demeurée d'aucun savoir la même mesure des choses.

extrait de Méthode, p.31, Victoria Xardel, Eric Pesty Editeur

dimanche 11 novembre 2018

Victim of this song


Transversale

Transversale, ignorances même, à l'échappée, nulle autre pareille... Savoir le temps et l'espace, irréfragables, élastiques pourtant... Mémoire d'errance. Nuits d'absences. Quelque instant avant l'antre, distance... Lacunes à la querelle. Après traces inconscience à la seconde encore... Ailleurs est ici, ailleurs.

vendredi 9 novembre 2018

Dead Man

L'histoire d'un homme qui n'arrive point à mourir.


Dead Man (1995) Jim Jarmusch
Score (sublime): Neil Young
avec un soupçon de ciel nocturne emprunté à La Nuit du Chasseur (1955) Charles Laughton

samedi 3 novembre 2018

Hands, by Francesca W.



Hands, Francesca Woodman, New York, 1979

Egoïste

On écrit toujours égoïstement, sinon on fabrique des tracts, politiques ou publicitaires - pléonasme...- C'est le texte qui, une fois achevé, s'il présente quelque souffle, se libère seul de son carcan... 

En quelques mots, ma réponse à l'admirable @chlorophylienne confer
Son univers, à découvrir ici ou là 

vendredi 2 novembre 2018

abîmes

 solitude lasse à frôler la fêlure immédiate & hostile... rien après l'errement de distances en courses... la calanche attendra... incertaine amertume à la frontière ultime... escompter répit ignorance latente... quelque pas encor' misère calamité néant mensonge... plus rien moins abîmes...  cela ne finit pas.

jeudi 1 novembre 2018

Ribeiro forever




"Âme debout/Dingue/Alpes 2"extraits de l'album Âme debout1971, Ribeiro & Alpes

lundi 29 octobre 2018

Réflexe

c'est peut-être la nuit ou bien l'hier encor', une vie à sauver, une heure à perdre, mots blancs, souvenirs, infidèle scansion, variation désir, étranges errements, murmures élastiques, halètement/exclamations, abîme ou firmament, ignorance par bribes, attendre, attendre, cicatrice interdite, sens en sommeil ailleurs même, essai merdre, essai merdre, à nul autre pareil, vers un ailleurs ainsi, d'histoires en remarques, tache indélébile parmi toile infinie, réflexe, la vie après la vie, nocturne, continuer, ou pas, continuer...

dimanche 28 octobre 2018

samedi 27 octobre 2018

Pulsar

Merdre ignorance en poste restante. Echappée lasse au-delà. Fragmentations d'errance en éclipse hélas. Edifices lointains. Traversée d'enclaves anonymes. Lumières d'ombre. Répétition d'errements après la nuit. Rage indistincte et précieuse pourtant. Métal orné d'indifférence en une poignée d'ondes fluctuantes. Magnétisme limite amplitude éparse. Ton axe pour une seconde. La vie après la vie, encor quelques secondes...

vendredi 26 octobre 2018

langue transitionnelle

circonvolutions imprimées sur parois d'un crâne où la formalisation se clot s'écroule r'éclôt enroule. qui quoi commence attirance ? un se défossilise infinisant 3 valeurs vrai faux possible. une nommant exprime sans sens actualisé balancement pendulaire, rythmant langue transitionnelle endeuillée vive, se heurte à répons duettiste niche ses séquences de note en coda-climax sexuant-désexuant, articule pédicelles et funicules. cerveau-tronc amnésié se retire émettant pseudopodes, dissèque réciproque stratégie défensive: l'absence de couleur grandit les passereaux codés surplombant bras meurtris et la plus petite modification entraîne la disparition. pendant l'alerte les camions bâchés de neige sont bloqués par contre-alerte,le kâ court devant la colonne marqué en fluorescence quand nuages-serpents déroulent spirales dorées, se reconnectant en désincarnées potentialités

Scintigraphie 8, in Poëmes CarrésJean-René Lassalle, Editions Grèges, p.102

lundi 22 octobre 2018

Once upon a time in Paris


G force, by Erik Satie ( w/ Edouard Cortès) 

samedi 20 octobre 2018

Aucune ligne d'arrivée...

NE PAS

Tu es libre et tu ne peux pas parler. Tu es libre de ne pas parler. Tu es libre comme ça. Libre de Ne pas. Libre de Ne pas dire. Libre de Ne pas être. De ne pas être qui ? Toi. Tu es libre de Ne pas être toi. Toi qui ? Toi. Peu importe qui. Toi seulement. Toi c'est tout. Toi. Quelle que soit la question la réponse c'est toi. C'est bien toi. Tu es libre toi et tu ne peux pas parler tu ne peux pas dire ce que tu penses ce que tu sens... Et que c'est pareil penser et sentir. Et que c'est pareil sentir et penser et parler et écrire et peindre et chanter et respirer... Et crever de faim... Et que toutes ces distinctions te découpent en morceaux... Que toutes ces subtilités te privent de toi. Mais c'est le but... C'est le but de te découper de te désosser de te préparer à Ne pas... Encore pas... Toujours pas... Surtout pas... Vivre. Tu seras... Tu seras une jolie poupée mon fils. Tu seras un bon soldat ma fille. Tu seras quelqu'un qui ne parle pas. Tu seras une âme mordue. Tu seras...

Posted at sea
23:15

Extrait de Carnet sans bord p.43, La Rumeur libre, Lili Frikh

vendredi 19 octobre 2018

Infinitive - 8 (S'agir...)

S'agir d'haïr d'abord son ombre, quand le reste suit même, après un parcours roide & mensonger...
S'agir de se perdre en l'ivresse, de l'oublier, de subsister, et de boire encor...
Rejeter l'amnésie comme les feuilles mortes, en un souffle long & lent...
Rejeter le désordre intime par-delà furtives vacuoles en éphémère élan...
Finir ainsi à la nuit sans trace de sommeil malgré fièvre intense...
Finir hier éternel lendemain simulacres parmi les frondaisons.

jeudi 18 octobre 2018

Masked Ball (One Hour of..)


Masked Ball, Eyes Wide Shut score, extended track

mardi 16 octobre 2018

D'errances longues en ondes courtes.


Nuit éphémère, Bertfromsang 

Vanité des vanités

A la recherche d'étoiles disparues, scruter le ciel obscur. (#merdre)

samedi 13 octobre 2018

sempiternelles

Inélégance nuit passagère herméneutique amère après l'onde désirable et gravitationnelle à l'aube insincère & à l'occurrence rare en cette vie et avant l'ère substance intime en le soleil noir parmi le flux las d'intimations décisionnaires merdre savoir le temps qui ne passe point mais s'étend comme l'espace à l'hémisphère flagrant et à l'atome lent encor une inconscience infime à l'errance éphémère tel cet oeil vétéran plissé en phénomène & défiant pourtant les heures des heures, sempiternelles

vendredi 12 octobre 2018

Haw


16 Horsepower  Merdre, Jadis...

Désert même

La rue des Aubépines n'est pas une rue adulte, malgré ses soixante années d'énervement urbain, pour la bonne raison qu'elle finit en queue de bique. Elle éjacule, elle éternue, elle postillonne et elle vomit: bicoques, guimbardes, et ponce pierrailles sur le terrain vague nonchalamment décrit dans le Monde désert. Une rue stérile, mais non sans intérêt. Il fait presque noir. Je feuillette mon livre. "L'interlocuteur demande alors à Baladine Nikolaïevna: "Mais qu'est-ce que vous poursuivez ?" " Il faut se méfier des artifices du désert intérieur. Le cerveau se dessèche, le rire meurt sur pied, et même le sexe perd ses couleurs, ses ronces et ses épines, si de grands troupeaux d'idées ne viennent plus régulièrement engraisser ses prairies. Méfiez-vous Baladine ! Puis, en fermant le livre, prête à partir vers les lumières de l'hôpital, je lis ces lignes sur la page de garde: L'esclave, le chauve accroupi sur ses talons comme une poule, l'arbre renversé dans un ciel vide, l'église sans beffroi: tous symbolisent la même chose, le même point de synthèse: l'emplacement du phallus absent.

extrait de Histoires nocives (1973) in Oeuvres complètes, p.226 (Michel de Maule) Joyce Mansour 


mardi 9 octobre 2018

Touch it (Why can't I)


Buzzcocks forever #merdre

lundi 8 octobre 2018

Grave

L'espace/temps se dilate
Sommes immobiles
Manières cacodylates
Errances érectiles...

Strobe


Nu descendant un escalier (hommage à Duchamp) 1949

mercredi 3 octobre 2018

Continuer (Infinitive -7)

Continuer (mé)dire après le temps le temps comme un aveugle peint avec ressentiment une toile servile continuer pour rien continuer encor' quelques mètres fragment de l'ignorance vaine continuer après cet avènement las en cet instant odeur d'amande amère continuer pourtant à la nuit insincère continuer survie par-delà quotidien la vie après la vie continuer enfin même à cette discorde continuer ainsi trouble évanescent heures délétères continuer même quand tout s'arrête continuer pour rien ou quelque errance encore continuer pour oublier qu'on continue pendant la nuit sempiternelle, ou...

dimanche 30 septembre 2018

à l'événement...

A l'amertume, errements,
Contacts physiques.
Cet exil,
Distance énergumène,
Vacillement exquis,
A l'effondrement,
Hurle au saignement
Merdre
Rouge à l'arme blanche
Neuronale & intime
Merdre
Coïncidence
Tristesse rien,
Errance légitime
A l'an versatile
Affrontement(s) même
Inhérents hostiles
à l'événement...


Prisonnière du miroir

La sublime Violette Décembre dans l'objectif de l'excellente Charlotte Skurzak pour sa série: Portraits diffus

samedi 29 septembre 2018

vendredi 28 septembre 2018

Oblatif...

Sur son dos la terre perdue son atmosphère après la nuit rien qu'une confusion fractale gliale fibre un destin même horizon étale à l'errance nocturne & abyssale embrasser cet exergue savoir la crasse subliminale et l'ignorance nue quelque ornière encore et ton adresse lasse malgré les interstices ne sais plus bien aube limite interdit crépuscule à l'ombre vénéneuse illicite est cet événement...

mercredi 26 septembre 2018

Wild Thing


Wild Thing, written by Chip Taylor, & performed by The Troggs, 1966

lundi 24 septembre 2018

dimanche 23 septembre 2018

Anale anaphore...

Lécher un cul est revenir à l'origine,
de toutes choses et de rien;
lécher un cul est ce fantasme adolescent,
et cette histoire d'adulte évanescente;
lécher un cul est ressentir la vie,
par-delà son accoutrement;
lécher un cul est découvrir une île,
camouflée en ces sombres errements;
lécher un cul est cette aventure,
interdite à l'amertume fervente;
lécher un cul est cette terre,
étrangère & duelle & complice;
lécher un cul est un délice lent,
rigoureux, fantomatique, inconstant;
lécher un cul est cette friandise,
admirable ou acide, toujours délicate;
lécher un cul est encor' cet espace,
où le possible est le probable;
lécher un cul enfin liberté de la langue,
à la recherche de hauteurs étranges.



samedi 22 septembre 2018

Labyrinthe...

Pourquoi monde labyrinthe élan las quelle autre errance cosmos rien n'existe qu'un filament inutile parmi la trame irréelle & futile éléments d'un fil nous sommes pour le pire ou l'à-peu-près passagers clandestins et fortuits qui ne comprennent rien qu'une nuit fantôme quand venir de nulle part est aller vers le néant, rien ou presque raison intime et mensongère, à l'attente égarement manifeste, après ces nuits...

dimanche 16 septembre 2018

Salut à toi, Taha !




A Mercédès envolée...

Violon de froide lumière figée
tu fuis déjà vers les rocs de l'azur,
voix sans gosier, voix doucement obscure
chantant partout sans jamais résonner.

Ton souvenir est de neige écroulée
dans la gloire sans fin des blancheurs pures.
Ton profil est sans trêve une brûlure
ton coeur une colombe déliée.

Elle chante dans l'air, libre de chaîne,
la matinale et tendre mélodie,
douleur de lys et comble de lumière.

Nous cependant ici-bas, jour et nuit,
nous te ferons aux croisées de la peine
une guirlande de mélancolie.

extrait de Poësies III,  Federico Garcia Lorca,  Poësie/Gallimard, p.181, traduction André Belamich



samedi 15 septembre 2018

Soon


I know it's comin' from the underground...

dimanche 9 septembre 2018

jeudi 6 septembre 2018

Five years after - V.U.


Velvet Underground, Venus in furs, Merdre...

Contenir & nommer...

 Maintenant, comment contenir et nommer, non pas ce qui est déjà plein, mais ce qui est vide, inhabité et fébrile, pâle, plus proche du néant que de celle que je voulais être à la fin ? Morts, ossements, rien de mieux. Emerveillements  d'heure en heure sans cesse renouvelés, avec une ponctualité extraordinaire.
 Lit. Pas d'hommes. Plus de croyance. Plus d'hypothèses ou d'analogies. Un cerveau qui bouge, sans sexe ni humour. Deux cloisons, deux rideaux de plastique beige. Un idéal qui ne correspond plus aux statues. L'homme, c'est moi. Dans l'indifférence.
 L'histoire de celui qui parcourt sans cesse les forêts est finie. On m'a recouché près de l'eau du verre piquée de bulles de poussière. Je regarde le verre, puis au travers. Je le reconnais.
 Jamais plus de ténèbres qu'ici n'existeront (...)

 in Pompon, Béatrice Cussol, p.47, Le rayon/Balland, merdre...

mercredi 5 septembre 2018

Last song...





30 années après, on aime encore plus ces danseurs & danseuses...

T21, The Last Song

Art/Prétention...


infinitive - 6 (attendre rien)

vivre est écrire de la merdre,
à l'errance ou à la volée,
boire vin mauvais,
grossir maigrir grossir,
attendre rien,
offrir ce qu'on ne possède pas
à personne,
savoir que l'avenir est passé,
conduire à la pancréatite,
lire poëtesses inédites pas même,
écouter le silence
à l'existence vaine,
vriller son désespoir
parmi toutes ces têtes
ignorantes & lasses,
continuer pour rien
et c'est déjà cela,
ou manquer cet innocent appel
qui ne l'est point,
écueil amer
puis résister,
sourire, sourire...

samedi 1 septembre 2018

Une vie...

Peur de se perdre/Désir de s'égarer

samedi 25 août 2018

Lente e largo


Gorecki, Symphonie n°3, 2e mouvement

No one here gets out alive...

Personne ne sortira d'ici vivant, soit...
Mais qui l'était vraiment, en y entrant ?

mercredi 22 août 2018

Trouble, en l'errance


m. , un portrait

Non.

Refus d'obsession littérale encor'. Mon errance non. Perdre ainsi demain. Déconstruire à l'instant. La revue, en revanche. N'arriver à rien est arriver même... Apprendre ou... Penser l'informe comme une forme inconnue. Les sentiers battus le sont rarement, alors en sortir, en rire. En sortir, en rire. Devenir autre après l'inquiétude infondée aléatoire espace. Abattre limites, langage errements style, abolir l'infini...

Jouer du vide même

Le droit de jubiler et d'avoir peur.
L'inexorable solitude. La sécheresse. La nécessité de cette sécheresse même.

Et cependant la jubilation à la fois fragile, à la fois forte.
Le pont de bois.
Plus aucun drame, jamais.
A ta passion répond, mot pour mot, un problème froid de rigueur, l'un ne dominant pas l'autre.
Et il ne faut pas traiter comme artificielle la recherche du style, tout autant que le reste elle est travail.
Les ébauches. Retourner sur le "motif" ! Et être capable de sangloter face à certaines oeuvres. Cela ne s'appelle pas drame mais enthousiasme. Cézanne, en tant qu'home, est aussi voisin de la vie la plus extrême - vie secrète - que du silence lui aussi le plus extrême.

Retourner au plus près.
Ne pas craindre d'accumuler les dissonances.

La rupture et la continuité.

Mais tu le sais bien, il n'y a pas de dialogue.

Ecrire un "journal" qui ne soit pas écrit au "je" ?
Ecrire, ne plus écrire. Trouver une forme d'écriture qui soit aussi absolument neutre que la musique, la peinture, la sculpture. Qui parle aussi peu de soi, et aussi "fort".
La légende est le seul rapport réel avec la mort.

La musique c'était avant tout, pour toi, faire silence, c'est pour cela qu'il était impossible de l'écouter comme divertissement. Ainsi fallait-il, inéluctablement, rendre compte au vieux mot de recueillement.

Que dire ne soit jamais traduire. Mais dire.

extrait de dire, encore (pp165/167) Agnès Rouzier, Brûle Pour Point

Laisse venir...


L'Imprudence, Bashung, extrait de L'imprudence (2002, Barclay) #Merdre

samedi 18 août 2018

Masque(s)


"Juliet" par Man Ray (1950)

Abolition du travail aliéné


Je refuse de travailler, Sexy Sushi

Gravitation

L'Ouest juvénile, la nuit noire, hangar, échange d'ombres, errances, parloir(s), un style, nouvel infini, séant, à l'heure du retard, pancréas, intercalaires, phosphore, lueurs crépusculaires, encor', lysergique l'acide, létale l'onde, prurit, un océan par hémisphère, nuques révélées, mémoire lasse, bifurcation, des écrouelles, étoile involontaire, humanité désordre, vaisseau délicat, urne convulsive, boire, inélégance, escadres errements, décimation, à terre volontaires, quintessence, part des anges, ondulation delà, veines indifférentes, gravitation, suavité, destin, éréthisme, visages par défaut, musique, captivité extime, limite(s), ignorance machine, nectar un univers, quelque seconde inique, des traces admirables, singulière échéance, scandale en éléments envolés par l'abîme, dérive.

Ce que je désire m'est indifférent, que je le puisse voilà le principal

Aimez mes tableaux amateurs
demain vous les trouverez très beaux
                   admirables après-demain
ils vous donneront le courage
depuis que je suis fatigué de chercher
                  j'ai appris à ne rien trouver
je vis avec peu d'espoir
où je suis je trouve la terre
mais en bas de mes pieds
est toujours le dégoût
enfin celui qui ne pense pas
se porte peut-être bien
c'est beaucoup.

Francis Picabia, in Poëmes, p.351, Mémoire du Livre

mardi 14 août 2018

Lola

Tenir tête avant
Bris de miroir
Errements écarlates
Amour possession
Loin liberté désirée...
Point le RENDEMENT
Mais l'errance incertaine
Bataille solitaire
JOURNÉE D'AMOUR
Nuits délicates.

samedi 11 août 2018

, un rien.

Obsession ma chair pile... Ignorance après l'orage. Elle errance intestine. Elle en son nom dégueulasse. Elle après des semaines. Intenses indélébiles... A la nuit elle éclaire ce courant livide. Elle incarne l'irrévérence et cet instant limite. Elle infernale quand je sépulcral. Elle sustente l'os bien après les pensées. A son cou telle esquive... Instant d'abîme, un rien. Elle admet l'errement éternel. Et constate la distance, irrévocable. Mots enfouis, langue lasse. Elle encor' même ainsi menace. Nocturne son défi.

samedi 4 août 2018

Cindy stills...


Sonic Youth, merdre

Rêve charogne !

XIV.

Milliards de myriades de morts
descendant se tassent avec le temps dans l'espace spacieux
regardent par la fenêtre à quatre flammes Gens répondre
de leurs noms à leur place
se taisent tant


morts si morts
que dévorés d'envie gravitent gravitent voyeurs sans yeux
voyelles ni pelisses parfaits d'avoir pourri à point nommé
reluquent reluquent parmi beaucoup de mots morts aussi
de l'abus d'oxymores


encore trop morts
ont beau décomposés se grandir dignes ancestraux sous ciel
envoûtant personne ne les appelle voyageurs hyalins
de quoi ont-ils l'air


extrait de Les Dénommés in Gens de peine p.53, Nous, Aurélie Foglia (aka Loiseleur)





vendredi 27 juillet 2018

Adiaphorie

Dans l'ombre lente sang noir bloc élan étanchéité lasse à l'arrière interstice térébrante atmosphère nuit saline océan métaphore à l'errement feint savoir encor l'amnésie partielle courbe d'espace/temps en cet instant calorifère ensuite l'an énième turbulence captive à la sorgue indiffère après l'échappée longue & l'abandon délit... Et cette morgue et cet essor... Crépuscule savoir adiaphorie malgré...

jeudi 26 juillet 2018

Hier aujourd'hui...


Adage, merdre, situationniste...

Valence.

Valence ignore latence humidité de soirs atmosphères scabreuses pas chassés en la nuit mensongère codéine limite héroïne lente ainsi quelque errance zéro: Savoir la fin avant la frise entrave libératrice seconde encore; visage quel qu'il soit à l'origine d'ombre, intense même. Heure de moins sans cet élan merdre...

mercredi 25 juillet 2018

samedi 21 juillet 2018

Parts of the mystery of our own existence...


Blue Moon


I saw her soul


Memento Mori


Blue Moon Ghost



vendredi 20 juillet 2018

Là où le ferme erre à l'écoute des formes.

I

L'icône des investisseurs intoxique l'intimité impersonnelle. Invention mi-instrumentale, mi-idéologique que nous nous infligeons pour toute indemnité, tant nous sommes insensibilisés par son impérialisme sur notre intimité, l'icône des investisseurs inféode tout individu à son impératif: investir pour s'incorporer illico les inépuisables inepties d'industrieux imbéciles. Ici-bas, elle impose infatigablement son influence avec l'illimitation de l'income, irriguant l'implantation d'institutions interbancaires, ou l'icône des investisseurs n'est plus une illusion instrumentale mais l'instance identificatoire.

extrait de Urbi & Orbi / Alphabet tautogrammatique (p.25)

(...)

La nuit atteint le blanc, là où les trottoirs se démoulent du ciment, là où le ferme erre à l'écoute des formes, là où l'habit et l'accroc s'étoffent, quand le régulier et le particulier se déposent et que l'eau s'écoule en remontant. Là la dépouillée dit: "Mon nom commence. Toc, debout dans la viande ! Je suis un sapin, une rose, des yeux d'oiseaux, je suis un lapin, un étang, une vague, je suis six fillettes et ma langue est un vase déformant qui tout comprend. Au centre, la rive où ça boue fort. Des oiseaux picorent un manteau traversé de piques mais il n'y a pas de sang car cette nuit est un rapprochement. Ainsi mon pied de langue s'allonge, les mots lui sortent par les pores, il avance sa main et étire sa chair en un bec lisse; alors il tient l'épine à écrire et sur ma peau entière, au rythme du sang, il commence à danser mon nom."

extrait de Le Baiser de la fillette et de son rêve / Combinatoire (p.138)


in Ici là voir ailleurs (Nous) Isabelle Sbrissa

jeudi 19 juillet 2018

dimanche 15 juillet 2018

Because of love

(...) Alors dis-moi oui toi désormais à qui me secret à qui me chuchoter à qui me Because of love qui est cette fille qui danse le soir dis-moi dis-moi oui toi à qui sont ces cheveux rouges à qui est ce corps à qui est cette mort à qui sont ces yeux à qui sont ces larmes pourquoi n'as-tu pas part à mes larmes pourquoi n'as-tu pas part à mes larmes je ne suis qu'une petite chose butant au fond d'un vase Because of love alors dis-moi dis-moi  oui toi désormais à qui me lier à qui me confier à qui me donner à qui m'abandonner dis-moi à qui appartenir Because of love je suis une amoureuse morte je suis le rythme je cherche ta peau M.A.M.A.E. (...)
(Elle sort de scène)

Extrait de M.A.M.A.E & autres textes (Al Dante) p.19 Nadège Prugnard

Come together


Right now
#merdre 

samedi 14 juillet 2018

Glyptique.

Je n'attends rien du monde, pas même cette errance instinctuelle à laquelle être pressé de céder est un must. Ersatz de vie en la pénombre. Haïr pour une heure. Abandon comprendre après la nuit. Savoir l'autre telle innocence. Selon certains, une indécence. S'attaquer à l'horizon des événements avec constance. Déconstruire cette empreinte d'éternité,... Parmi les heures, minutes lentes. Traces à travers traces, enfouies, pour encore quelque instant... J'ai connu ta nuit et ce mensonge. Au-delà corridor, shock incertain. Après ce reflet, langue suspecte... Un simulacre, en écho.

mercredi 11 juillet 2018

Flux/reflux

veine cave insane délétère à l'indécence être tenu après quelque parole
captieuse où, écoulement du temps, pour seconde cette encor', l'oubli est éphémère...

samedi 30 juin 2018

Kiki, Man Ray, legs...


Dada est tatou. Tout est dada. 
Merdre...

Nuit #univers

A l'errance rien n'existe que ton ignorance nuit indistincte. Ta seconde lasse ne résiste que dans un temps fini, au préalable. A nos nuits, l'univers, encor ici même malléable vit, à l'instant d'après, #merdre

Capitole (imprudent)

De A à Z chaque mot est
un au secours -
Je gouverne -
Dans la correspondance de Proust comme
dans le guide Michelin de la guerre -
éditeurs éditez.
Nous écrivons.

in Sentinelle p.74, L'or des fous, Dominique Dou

vendredi 29 juin 2018

samedi 23 juin 2018

A nos nuits extimes


Lune, et au-delà...

des événements.

Parfois, ainsi,
La nuit;
Horizon d'une langue: la mienne.

#QuitterLeSolide  #Merdre

jeudi 21 juin 2018

Hélas, A.

Scansions l'errance oraisons...
Oeil crevé acide dilué...
Organe déchiré après l'errement vain.
L'audace intestine n'existe pas.
La nuit sa frontière
Cicatrice lasse
Après l'excès ton invective
Ignorance(s) limite
Jamais su je n'ai
Anastrophe hélas.

samedi 16 juin 2018

Un pirate...


extrait de la revue Le Bateau #15 (Avr/Mai/Juin 2018)

avec de véritables mo(t)rceaux de Bertfromsang...

mercredi 13 juin 2018

Un interdit transgressé par le souffle...


La parole - singulière et sublime - d'Albiach via Poezibao
France Culture, Poësie sur parole, 16 avril 2004

lundi 11 juin 2018

samedi 9 juin 2018

You don't need


Et puis la nuit

Recommencer de mourir, jamais finir. Ode à ces petites apocalypses - & à leurs jalons. J'ai décidé d'écouter quand il a arrêté de comprendre. Ces quelques secondes illusoires. Ignorances limites après la guerre, errances intestines, souvenir las, avenir clandestin. Savoir l'éclat et puis la nuit, telle frontière...

jeudi 31 mai 2018

Voir...

Prunelle d'oeil malade. Voir est cette tribulation. Arrêter d'oublier, rance l'élégance, nocturne. Nerf optique scansion, errance basse déraison, leurre élément. Défaillance diffère lente conception. Fièvre ainsi. Perte d'abîme, pénombre(s). Sublimations frontières. Chaos même, par-delà métrique. Savoir contrition après nuits saillantes. Merdre regard(s) parole(s) à l'extinction, soulèvement inhérent à ces soirées passées. Fragments quelques et quelques nuits. Ignorances secondes encor' obscures...

A Taste of...


... DNA  

mercredi 30 mai 2018

des photographies, c'est tout.


Woman reading  in the fire escape window, Greenwich Village, New York, 1963

dimanche 27 mai 2018

Noir néant...

Je l'ai vu. Je te vois. Je ne dirai pas quoi. Je ne le dis pas à toi. Quoi. Toi ? Moi.
Je ne vois que le miroir. La nuit. Dans le noir.
Le miroir miroite le noir. Le noir rien de rien. Je ne le dirai pas. Je ne le dis pas. Tu ne le vois pas.

C'est dans le noir noirâtre de la nuit nuisible le rien de rien dans le miroir vide que je tombe dans le rien vide. Je l'ai vu. Tu ne le vois pas. Ne regarde pas tu ne le verras pas. Je ne peux pas le dire. Je ne le dis pas. Je ne le dis pas à toi. Je suis tombé dans le rien noir du miroir dans la nuit noire vide. Je tombe dans le vide. J'ai disparu dans le vide noir. Ne m'appelle pas. Je ne peux pas le dire. Je ne le dis pas à toi. Je le vois et je le vois. Il est invisible. Je ne le sens pas. Je ne le touche pas. Le noir noirâtre.

Le Néant du vide de la nuit noire ne se sent pas. Non, je ne le dirai pas. Je ne peux pas le dire. Il est là. Là il est. Tout noir dans le miroir vide. Le vide se miroite devant le miroir tout noir dans la nuit noire.

Ne m'appelle pas. Je ne suis pas là. Tu n'es pas là. Rien n'est là. Seulement le vide. Le noir. Le noir à l'infini. Qui se multiplie et se multiplie que tu ne verras pas.
Que tu ne vois pas.
Tu ne le vois pas. Le Néant noir
que je vois. Pas toi. Non. Noir.

Le Rien/noir/néant  in Une anthologie poëtique, p.156,  Raoul Hausmann, Al Dante/Transbondeurs

Bien Après Demain

Intégrale scansion à cette errance d'être.
Quelque effort ailleurs.
Amertume est essence, encore.
L'ombre est là.
Nuit devenir.
Charnelle oraison proche et si lointaine.
Composition d'altération,
Succède sublime
Soir sans souvenir.
Ferment cataleptique
Jadis impéritie,
A forme anecdotique
Fond encor plus oubli
En une irrévérence
Amère & innocente.
Ordre en balade ivre
Ignorer l'ignorance
Quand nocturne agile
Cet élan résistible
Après arcane(s) perspective(s).

mercredi 23 mai 2018

lundi 21 mai 2018

Nocturne...

Ne pas croire, ne pas croire, penser peut-être, fantasmer voire... Errements labyrinthe sombre scélérat... Once au dehors, poids en deçà. A la ligne écarlate. Encor seconde encore... Eternité d'instant.

A nos nuits fantômes


Ciel de Sang...

Sanctuaire(s)

 (...)
 L'hystérie des personnages beckettiens est intimement liée au lieu et à un imaginaire de l'espace. cette topologie hystérique fait l'objet de nombreuses notations dans les textes, ainsi que la disposition du ou des corps à l'intérieur de ce "site" matriciel. Dès Eleutheria Beckett s'intéresse explicitement davantage au dispositif, qu'il nomme "site", qu'à l'action, reléguée au deuxième plan: " Cette pièce comporte, aux deux premiers actes, une mise en scène juxtaposée de deux endroits distincts et, partant, deux actions simultanées, action principale et action marginale [...] à vrai dire, moins une action qu'un site, souvent vide ", peut-on lire au tout début des actions scéniques qui ouvrent le texte. Pas surprenant donc, si Monsieur Endon, le malade mental à qui Watt dispute sa fameuse partie d'échec, renvoie, du fait de l'étymologie grecque de son patronyme, à un "en-dedans".
 Ces "en-dedans" sont comparables à "l'intérieur" d'un "crâne". Ce sont des "caveaux", métaphore privilégiée de la tête depuis le "Spleen" de Baudelaire. L'espace qu'habite le narrateur de Malone meurt n'est rien de plus qu'un "réduit" où "il y a une sorte de nuit et de jour". Il "vrombit" à intevalles réguliers, tandis que "le plafond s'approche, s'éloigne, en cadence, comme lorsqu'il était foetus". L'innommable, qui a passé toute son existence sur une "île" se trouve engoncé dans une jarre, à la fois prison et protection, comme plus tard les trois acteurs de Comédie. Il ne connaît qu'elle. Les formes circulaires dominent dans son imaginaire. Sa maison donne "de plain-pied sur l'arène" où il "parachève ses girations". Quand il dort, c'est bien sûr dans un "petit lit à baldaquin", un "berceau". Il est "tantôt dans une tête, tantôt dans un ventre". Comme dans nos rêves, les espaces, poreux, se métamorphosent par contiguïté. Une chambre devient une jarre qui devient une tête qui devient un ventre. Ces contenants (chambre, bagages, véhicules, villes) fonctionnent comme des symboles de l'utérus que Beckett avait repéré chez Otto Rank. L'écrivain sature les premières pages de Molloy et de Malone meurt de ces symboles, à tel point qu'il est difficile de décider si la voix narrative, à l'instar de celle entendue par Watt, est tout à fait "sérieuse" ou pas: "Je vis dans la chambre de ma mère. C'est moi qui y vis maintenant. Je ne sais pas comment j'y suis arrivé. Dans une ambulance, peut-être, un véhicule quelconque certainement." Plus tard, dans les textes abstraits et minimalistes des années soixante, ces espaces, cartographiés avec précision, vont se géométriser, pour devenir des arènes, des rotondes ou des cylindres, à l'image du "cylindre surbaissé" du Dépeupleur avec ses "niches" et ses "alvéoles". Ainsi, s'explique également la fascination de Beckett pour les cagibis, les pièces fermées, et autres "petit(s) sanctuaire(s)" dans lequel il place ses personnages dans ses pièces télévisées, le poste de télévision n'étant qu'un prolongement idéal de ces contenants divers.
(...)

in Samuel Beckett et la passion maternelle ou l'hystérie à l'oeuvre, pp.79/80, Pascale Sardin, Presses universitaires de Bordeaux

NB: Jadis, Sardin fut ma prof de Littérature anglophone à Bordeaux III. Elle était une jeune enseignante, et moi, un étudiant déjà - presque - trop vieux. Je la trouvais admirable -j'avais un béguin, sûr- mais à la découverte, quelques années plus tard, de ce court et roboratif essai sur Beckett - que, hasard, j'étudiais en Littérature francophone à la même époque - je compris que ce béguin avait tout à voir avec le talent: elle était une remarquable autrice...

samedi 12 mai 2018

Et demain...


Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt.

via AANIMAAAL  

vendredi 11 mai 2018

Bogue


Merdre  Lithium  2004

jeudi 10 mai 2018

Un feu

 Un feu. Un incendie, des granges incendiées. Du bétail, du bétail abattu, du bétail, des bêtes incendiées. La région n'est pas sécurisée, une montée de l'insécurité, le soir, on n'ose pas sortir dehors, d'accord on sortait pas mais quand même ces jeunes dehors quatorze quinze ans, des armes dehors l'incendie. J'ai peur. Ils disent, ils ont dit, j'ai vu l'affiche un jeune quatorze quinze ans vingt morts les bêtes le bétail incendié. Tunstall, Chisum, les proprios, la guerre, ça flingue, des bandes, le soir, dehors, des jeunes, le bétail, des règlements de compte, des tueries, des assassins ça se défend, il faut se défendre créer des milices, définir des règles, des zones, des types pour que, rétablir, mater ces p'tits cons. Rétablir la sécurité. Les zones de non-droit. La tolérance zéro. La délinquance juvénile contre laquelle. Des brigades d'intervention contre. Créer des unités spéciales. Intervenir sur le terrain se placer là contre. Des renforts et des moyens supplémentaires. Nommer quelqu'un de fort qui a fait ses preuves, nommer un mec qui a pas peur, un héros de la guerre, qui en a vu d'autres, qui a des valeurs, la bible et tout ça, qui réglera ça, qui les pendra ces p'tits cons un gars sérieux contre, un gars pour se débarrasser des jeunes, un braquage, des bêtes, un assassinat, jeune, l'assassin, quatorze quinze ans, la faute des parents, une bonne taloche un coup de pied au cul, mettre tout ça au bout d'une corde, faute à l'ennui, créer des murs, des murs des murs de prison d'escalade à écrire sur les murs de prison d'expression libre, ça fume, ça boit, je te mettrais ça au bout d'une corde, ce Wallace, il va le mettre au bout d'une corde, ces jeunes le Wallace y va t'mettre ça au bout d'une corde le Billy y va pendouiller au bout d'une corde ça le Wallace, il va te calmer tout ça, il en a vu d'autres, ça, c'est un bon gouverneur, il a des valeurs, la bible tout ça, il va calmer tout ça à coup de bout de corde. Le Billy, ça lui fait pas peur à Wallace. On l'a nommé gouverneur pour ça, il a intérêt d'agir contre l'insécurité contre les quatorze quinze ans , pas de respect, ils crachent par terre, ça fume, ça boit, des zones de non-droit, ils le disent, ils l'ont dit, qu'il y a insécurité, que c'est les jeunes, qu'il va nous mettre tout ça au bout d'une corde, ces jeunes, le Wallace.

extrait de Pas Billy The Kid, Julien d'Abrigeon, AlDante/Niok, p.58

samedi 5 mai 2018

Aléa...

En cette danse, stalactites, écueil blême, après l'ire ou... antimatière merdre, une errance à mon dégoût... Savoir la fin un début... Apocalypse hier... Inélégance crasse. Artifice fragile à la frontière hostile. Fleuve cassure à la nausée. Et ce réel, un aléa...

mardi 1 mai 2018

Aux familles des vitrines (pensée...)



Affiches placardées, ce jour, sur le McDonald's d'Austerlitz (via Charles Baudry )

lundi 30 avril 2018

d'étrange hauteur...


New York, 1932, crédits: Bettmann

Incomplétude.

Mon ignorance tes atomes indifférence(s). Définir l'inachevé. En un instant subliminal. Continuer de creuser. Insomnies somptuaires / particules élémentaires. Horizon vain, d'ozone claustration. Obscurité lasse instinctuel itinéraire. Détruire, dire... Insoutenable effort d'être. Jadis maudire magnifier même. Quelque instant encor... Nuire toujours à ces défaites, désertions. Merdre à l'abandon.

samedi 28 avril 2018

Furie




Furie, essai de l'excellente Romy Alizée, à découvrir ici, ou ailleurs

Quelques mots miens à son égard, jadis.


Réminiscences (En rire)

Il n'y a que la nuit parmi tes décombres. Une obscurité après l'hier. Une zone à l'intensité mensongère... Encore. Et encore...  Suspendre ton catéchisme et ce spectacle d'ombres. En rire. Laisser à l'Autre l'échéance de ton destin. En rire. Savoir l'interstice entre les temps. En rire. Voir l'Histoire en ce théâtre d'ombres. En rire. Brûler de l'acide au rabais. En rire. Encore. Et encore... En cet orbe à l'infini. Doutes en cette énigme. Et à la nuit traces amères... Par-delà confusions, réminiscences...

vendredi 27 avril 2018

Errance...

Elle est là l'errance
Je la sais l'errance
Elle, encor trop,
Inhumaine ou
Mensongère
Clandestine aspire
à partir en fumée,
Par-delà l'élan, existe
Elle, malgré des éléments
Incohérence(s)
A l'hémisphère
Encor essor à captiver
Après l'écart
ignorance à l'envi
Feux croisés en étranges contrées
Ton enfer blême
Mon chaos inédit
Quelque seconde encor
L'errance intestine
L'errance sybilline
par delà ce décor (merdre)



jeudi 26 avril 2018

Nocuité

trou, tête future. Mot
manquant premier. Dont acte
& terreur d'écrire (ici même) comme
pierre qui rêve - sous soi de creuser. D'où:
visse l'antiracine. A pioche exaspérée.
source résiste. On dit que c'est le coeur. Pourtant
c'est inhumain. Comme: amas d'rien, contre-noeud. Les larmes
ne rejoignent pas la mer. Elles font une petite flaque
fermée. Les oiseaux (c'est une certitude) s'y noient toute l'année.

isoler: nombreusement. D'un geste d'enfant
(petit animal magique imaginaire), démissionner
de la partouze. On a bien lu: du massacre. Opiner du dos
comme un cancre qu'on passe à la vérification. Pardon,
les larmes (les larmes de vos mères, celles
de mon chien quand je pleure vos mères), même
un arbre ne peut pas les boire. Elles sont trop chargées
de sel, de cailloux malins, de toxicité. C'est
comme le lait des morts: on ne peut (pour la soif) rien en faire.


incipit de Par pensée du dos, extrait de Dessine-moi un enfer, in Un enfer, Cédric Demangeot, p.187/188, Flammarion.

lundi 23 avril 2018

Singulière...


A la nuit rétive... 

vendredi 20 avril 2018

Locomotion...

Exister par la nuit tendre à l'errement merdre rien va critique, la vie ton éternité une errance nuire nuire encor' quelque instant impéritie(s) partout même après l'ombre ton heure mon oubli qui résiste après le temps ? D'un oeil neuf, découvrir ce monde ancien... et cet égarement d'ondes. Quelques secondes presque... Encor...

lundi 16 avril 2018

samedi 14 avril 2018

après la nuit

Poursuivre l'ombre après la nuit, anxieuse ténèbre, inédite. L'éclat terne d'instant ancien en bandoulière. Aveuglement(s) événement(s) ensuite. Point de lueur à la volée. Vaine errance à l'aube inélégante. Après l'heure hécatombe hier. L'obscurité inspire, ou... Parmi l'exode point de couleur. Mais à ce lendemain, une transe incertaine. Fragile, la limite. Encor'. La nuit après la nuit...

All prostitutes...


lundi 9 avril 2018

Seconde...

Après ma mort, ils affirmeront que j'étais libre #Merdre

samedi 7 avril 2018

Adoncques...

Square indécis à l'incipit, un univers...

jeudi 5 avril 2018

Where are they been ?


Perrine Le Querrec, autoportrait, Construction, 2017

initiales...

Déprenant l'un

il mit en scène sa propre mort
charge noire
hâtant le vol d'un sphinx, une compresse posée sur le front
il prit une arme à feu - le bras

seul face au feu, lequel observait son visage
il s'est dissout

le corps n'est pas son instrument
de formes comparables, se surprenant dans l'a-possession
roulé, le corps pousse sa fuite

qu'un jargon instrumente: initiales.


Marie De Quatrebarbes, Gommage de tête, Eric Pesty éditeur, p.53

Inside...


samedi 31 mars 2018

Désordres.


Je sais ce précipice, à l'errance indistincte, parmi les édifices qui ne le sont point. Collapsus, musarde clandestine, désordres, mon estime, après l'an, incertain. J'élucubre ainsi, pour quelque instant même, à la nuit ce destin. Vagabond légitime, je franchis quelque obstacle avant de choir encore, imaginaire(s) ligne(s), scansions...

vendredi 23 mars 2018

devenir-sauvage

ce devenir-sauvage... asocial horizon aliéné... ne parle plus maugrée... fin attendue sur fût... dès avant ignore l'après... libre pour un temps... insolite scansion... errance à la nausée... perspective rapide une distance... ignore l'héritage, mesquin voire... soit l'autre pour un temps... demain le monde
lassitude... fauve, cet instant... barbare phénomène... savoir l'écorce après le temps... l'incertitude est cette fête...

mardi 20 mars 2018

Scansions horizon...

 Atteindre l'horizon, quelque errance limite, à son regard substituer cette ignorance, chimique et incertaine, ta bruine univers complice, encor un instant même, à la nuit au-dehors, séparer de l'ivraie la mauvaise graine, étendre l'inconnu qui grince, au loin délicate l'atmosphère, à l'alliée convulsive, précaire cet abandon, pour un oeil scansions...  

lundi 19 mars 2018

Nuis à la nuit...

"(...) Je ne connais que l'excès. Certains me diront qu'il est amplement temps d'agir. Que réfléchir ne suffit plus. A ceux-là je répondrai que la révolution sans pensée ne rime à rien, n'entraîne qu'une barbarie dont bien des exemples du passé devraient nous conduire à une certaine prudence. En gros, pas de mouvement sans une pensée qui le précède et le porte. Je veux venger ma race écrivait Annie Ernaux. C'est effectivement tout un peuple qui a besoin des livres pour se libérer du joug de la bêtise ambiante, de la soumission. J'écris donc je nuis à la nuit, voici mon leitmotiv. La bourgeoisie écrit pour la bourgeoisie. Le peuple contre, sinon qu'il s'arrête de le faire. L'enfer est devant nous. Que puis-je faire, moi, demi-clochard, pour remédier à la médiocrité assassine. La rue devient violente. La vie injuste et cruelle.  Il me semble qu'un artiste qui se respecte jouera jusqu'au bout les prolongations dans la seule perspective de vaincre l'obscurantisme au pouvoir. Ami, éteins donc ta télé et ouvre un livre. Ami, n'écoute pas les fossoyeurs et leurs youyous hystériques. Ami, je voudrais que de mes mots jaillissent des lames de rasoir pour trancher la gorge des traîtres au pouvoir. Les grands littérateurs furent tous des hommes d'action, à Rabelais de moquer, à Beckett de tourner en dérision la nuit de l'être esclave, à Céline de cracher sur la guerre, la colonisation, le capitalisme. Action dans les livres. Action dans les films et les toiles. Je dirai le cancer de l'être-sans, de l'être-larve. Je dirai la misère. J'écrirai avec mon sang s'il le faut, la certitude que l'on doit se réveiller avant la nuit totale qui engendrera le chaos. J'écris pour tuer, et pour que ces meurtres à l'encre sauvent ce qu'il y a encore de sauvable."

in Un homme pend (Le Feu Sacré)  Jérôme Bertin p.41

samedi 17 mars 2018

jeudi 15 mars 2018

Berlue, voire...

Intacte lassitude. Solitude étrangère. Semonces abstruses. Hier après hier. Le chemin cette impasse. Lointaine sollicitude... Pour rien presque, après l'errance, berlue. Salve insane au-delà. Ignore désinence. Encor' indice(s) jadis. Autre élan vain. Par-delà l'hélas, fidèle fabulation à l'an. Une seconde #Merdre Je sais désillusion.

mardi 13 mars 2018

Disparition...


 Climat maudit. Cosmos pur oxymoron. Chant du sphynx. A l’agora oraison, un abandon. Isolation tant soit… Population sans illusion sans air sans fin. Ta soif prurit à la divagation. Un absolu rayon clair fixant l’infini...

 Texte écrit à la seconde, en hommage à Georges Pérec après avoir découvert le hashtag #JourSansE via Twitter (Merdre)

dimanche 11 mars 2018

Avis de tempête.


Kate TempestEurope is lost 

écrire pas.

" Quand tu m'écris, tu ne m'écris pas. Le malheur de ce que tu m'écris est que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris il n'y a pas pour moi de plus grand malheur que de lire que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris, pour mon plus grand malheur, tu m'écris pour mon plus grand malheur, celui qui fait que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris, tu écris et je lis ce que tu écris. Que ce que tu écris et qui était pourtant fait pour moi fait ce grand malheur qu'à la toute fin tu ne m'écris pas. Peut-être voulais-tu m'écrire et pensais-tu me répondre et pensais-tu que c'était à moi que tu écrivais. Or tout le malheur est là quand tu m'écris tu ne m'écris pas tu écris. Et ce malheur est grand est fait pour être grand et n'a cessé de devenir ce grand malheur s'inscrivant dans ce que tu écris qui ne m'écrit pas mais écrit ce grand malheur. Quand tu ne m'écris pas et que je t'écris que je t'écris  tant et que j'écris avec tout ce que tu m'as écrit et avec tout ce que j'ai écrit. Avec tout ce que j'écris pour toi. Avec ce grand malheur que t'écrire se fait sans que tu m'écrives. Quand je t'écris je poursuis une attente, que tu m'écrives. Or tout le malheur est là. Quand tu m'écris et qu'écrire me répond tu ne m'écris pas. (...)"


Extrait de De la destruction (Al Dante) p.57 Amandine André 

samedi 10 mars 2018

La Javanaise, Iggy Pop


La Javanaise, Iggy Pop (Gainsbourg)

L'île, ou...

 Délétères nos nuits. Terres d'orgie cet univers. Quand les regards se croisent, l'inhérence est extime. Oeil est ainsi phénomène, par delà le temps, ou ses mouvements. Déformations d'errance en silence incertain. Ardente la frontière, et séante, sa découverte...
 Ciel déchiré par un soleil obscur. Savoir l'aube savoir. Disparition d'allure encor. Aurore délicate ou vaine. Le long du temps, barques lointaines. Insolence du geste. Un seul instant, ainsi, un seul instant, par-delà frontière(s) cette confusion limite, une île, même...

vendredi 9 mars 2018

" après cela, moi j'ai regardé "

 La langue étrangère dans les indices - Un meurtre articulé - Préposition du sens: la nudité - les nomenclatures de l'enfance, yeux fermés. L'éblouissement aride - termes seconds - perspective dorsale - le mot donne l'ascendance - Une théâtralité de l'alphabet -
 Une mémoire s'annule et croît. Dans ces fragments qu'une logique unit. Le désir appréhende ces fragments - où la peur - l'a-préhension entrelacs du réel et de ces images - rapidité de l'instant, pulsion qui se joue de la destruction, points de mémoire précis - leur déportement dans un contexte évolutif - de la fiction, masque - double - asymptote.
 Le corps se projette, se divise, se mémorise: une ferveur: projection.
le hasard comme fiction: l'enjeu
le hasard comme fiction: l'énigme
 Une association d'images. Leur figuration - La menace allitère - des points permanents.
 L'innocence qui se défend - "cruauté" dans la fièvre. Engendrement (et de la lettre) en déplacement. Une portée architecturale en défaut - perpendiculaire - perversité, le délit -
 La respiration perce la toile d'une mutité - par spasmes - le discours serais mis en accusation - Sécheresse mentale: la langue et le sable percent la teneur prosodique -
 cri - aveuglement latéral méticuleux - une fenêtre ouverte et l'absurdité de la scène.
 S'élabore une défense l'atteinte déjà ancienne
 l'annulation - temps aléatoire.
 Un interdit transgressé par la mémoire: enjeu.

in Cinq le choeur (Flammarion) pp 489/492 Anne-Marie Albiach

Francesca, parfois...


Francesca Woodman Forever...

mercredi 28 février 2018

1983 (Barbara)


Fluide

Mécanique, dynamique
Fluide(s)
Eros errance
A la cyprine
Liqueur sophistique
Corps maelström
Esprit faillible
Fièvre complice
Boire (te)
Encor après
Sustentation cédée
Iode torture
Boire (te)
Sustension électrique
Boire (te)
A la lumière noire
Luire &
Boire (te)
Suspendre le temps
Accroître le désir
En une ivresse
Profane et subtile...


Texte paru dans l'excellente revue Le Bateau (n°15, Avril/Mai/Juin 2018)
Enfin pirate...




dimanche 25 février 2018

jeudi 22 février 2018

Nocturnale

A l'atmosphère astéroïde oscillation vacarme vassales salives en interstices rares après l'errement  plein savoir finir en une heure incertaine, la vie après la vie encor quelques secondes où la nuit puis la vague orage à venir déconstruction sublime en étranges illusions héritage caractères d'abîmes quant à l'oraison, un crime.

Pain


Clinique...

Errance d'une observation clinique désappointement tactique orémus à l'horizon odieux puis quoi encore Dada préserve paysage perspective à l'aube cette ère ancienne semblance à la querelle quelle existence sans failles amères nuire à la nuit même après désolation subtile à douleur érectile savoir encor scansion(s)...

mardi 13 février 2018

samedi 10 février 2018

Merdre ;

Et rien quelque instant infinitésimal après cette ignorance en ondes fractales. Quelle vérité nue en héritage las ? Errance encor... Je sais le flux et défie la vague... Ainsi ces errements, et cette confusion.