... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

jeudi 26 avril 2018

Nocuité

trou, tête future. Mot
manquant premier. Dont acte
& terreur d'écrire (ici même) comme
pierre qui rêve - sous soi de creuser. D'où:
visse l'antiracine. A pioche exaspérée.
source résiste. On dit que c'est le coeur. Pourtant
c'est inhumain. Comme: amas d'rien, contre-noeud. Les larmes
ne rejoignent pas la mer. Elles font une petite flaque
fermée. Les oiseaux (c'est une certitude) s'y noient toute l'année.

isoler: nombreusement. D'un geste d'enfant
(petit animal magique imaginaire), démissionner
de la partouze. On a bien lu: du massacre. Opiner du dos
comme un cancre qu'on passe à la vérification. Pardon,
les larmes (les larmes de vos mères, celles
de mon chien quand je pleure vos mères), même
un arbre ne peut pas les boire. Elles sont trop chargées
de sel, de cailloux malins, de toxicité. C'est
comme le lait des morts: on ne peut (pour la soif) rien en faire.


incipit de Par pensée du dos, extrait de Dessine-moi un enfer, in Un enfer, Cédric Demangeot, p.187/188, Flammarion.

lundi 23 avril 2018

Singulière...


A la nuit rétive... 

vendredi 20 avril 2018

Locomotion...

Exister par la nuit tendre à l'errement merdre rien va critique, la vie ton éternité une errance nuire nuire encor' quelque instant impéritie(s) partout même après l'ombre ton heure mon oubli qui résiste après le temps ? D'un oeil neuf, découvrir ce monde ancien... et cet égarement d'ondes. Quelques secondes presque... Encor...

lundi 16 avril 2018

samedi 14 avril 2018

après la nuit

Poursuivre l'ombre après la nuit, anxieuse ténèbre, inédite. L'éclat terne d'instant ancien en bandoulière. Aveuglement(s) événement(s) ensuite. Point de lueur à la volée. Vaine errance à l'aube inélégante. Après l'heure hécatombe hier. L'obscurité inspire, ou... Parmi l'exode point de couleur. Mais à ce lendemain, une transe incertaine. Fragile, la limite. Encor'. La nuit après la nuit...

All prostitutes...


lundi 9 avril 2018

Seconde...

Après ma mort, ils affirmeront que j'étais libre #Merdre

samedi 7 avril 2018

Adoncques...

Square indécis à l'incipit, un univers...

jeudi 5 avril 2018

Where are they been ?


Perrine Le Querrec, autoportrait, Construction, 2017

initiales...

Déprenant l'un

il mit en scène sa propre mort
charge noire
hâtant le vol d'un sphinx, une compresse posée sur le front
il prit une arme à feu - le bras

seul face au feu, lequel observait son visage
il s'est dissout

le corps n'est pas son instrument
de formes comparables, se surprenant dans l'a-possession
roulé, le corps pousse sa fuite

qu'un jargon instrumente: initiales.


Marie De Quatrebarbes, Gommage de tête, Eric Pesty éditeur, p.53

Inside...


samedi 31 mars 2018

Désordres.


Je sais ce précipice, à l'errance indistincte, parmi les édifices qui ne le sont point. Collapsus, musarde clandestine, désordres, mon estime, après l'an, incertain. J'élucubre ainsi, pour quelque instant même, à la nuit ce destin. Vagabond légitime, je franchis quelque obstacle avant de choir encore, imaginaire(s) ligne(s), scansions...

vendredi 23 mars 2018

devenir-sauvage

ce devenir-sauvage... asocial horizon aliéné... ne parle plus maugrée... fin attendue sur fût... dès avant ignore l'après... libre pour un temps... insolite scansion... errance à la nausée... perspective rapide une distance... ignore l'héritage, mesquin voire... soit l'autre pour un temps... demain le monde
lassitude... fauve, cet instant... barbare phénomène... savoir l'écorce après le temps... l'incertitude est cette fête...

mardi 20 mars 2018

Scansions horizon...

 Atteindre l'horizon, quelque errance limite, à son regard substituer cette ignorance, chimique et incertaine, ta bruine univers complice, encor un instant même, à la nuit au-dehors, séparer de l'ivraie la mauvaise graine, étendre l'inconnu qui grince, au loin délicate l'atmosphère, à l'alliée convulsive, précaire cet abandon, pour un oeil scansions...  

lundi 19 mars 2018

Nuis à la nuit...

"(...) Je ne connais que l'excès. Certains me diront qu'il est amplement temps d'agir. Que réfléchir ne suffit plus. A ceux-là je répondrai que la révolution sans pensée ne rime à rien, n'entraîne qu'une barbarie dont bien des exemples du passé devraient nous conduire à une certaine prudence. En gros, pas de mouvement sans une pensée qui le précède et le porte. Je veux venger ma race écrivait Annie Ernaux. C'est effectivement tout un peuple qui a besoin des livres pour se libérer du joug de la bêtise ambiante, de la soumission. J'écris donc je nuis à la nuit, voici mon leitmotiv. La bourgeoisie écrit pour la bourgeoisie. Le peuple contre, sinon qu'il s'arrête de le faire. L'enfer est devant nous. Que puis-je faire, moi, demi-clochard, pour remédier à la médiocrité assassine. La rue devient violente. La vie injuste et cruelle.  Il me semble qu'un artiste qui se respecte jouera jusqu'au bout les prolongations dans la seule perspective de vaincre l'obscurantisme au pouvoir. Ami, éteins donc ta télé et ouvre un livre. Ami, n'écoute pas les fossoyeurs et leurs youyous hystériques. Ami, je voudrais que de mes mots jaillissent des lames de rasoir pour trancher la gorge des traîtres au pouvoir. Les grands littérateurs furent tous des hommes d'action, à Rabelais de moquer, à Beckett de tourner en dérision la nuit de l'être esclave, à Céline de cracher sur la guerre, la colonisation, le capitalisme. Action dans les livres. Action dans les films et les toiles. Je dirai le cancer de l'être-sans, de l'être-larve. Je dirai la misère. J'écrirai avec mon sang s'il le faut, la certitude que l'on doit se réveiller avant la nuit totale qui engendrera le chaos. J'écris pour tuer, et pour que ces meurtres à l'encre sauvent ce qu'il y a encore de sauvable."

in Un homme pend (Le Feu Sacré)  Jérôme Bertin p.41

samedi 17 mars 2018

jeudi 15 mars 2018

Berlue, voire...

Intacte lassitude. Solitude étrangère. Semonces abstruses. Hier après hier. Le chemin cette impasse. Lointaine sollicitude... Pour rien presque, après l'errance, berlue. Salve insane au-delà. Ignore désinence. Encor' indice(s) jadis. Autre élan vain. Par-delà l'hélas, fidèle fabulation à l'an. Une seconde #Merdre Je sais désillusion.

mardi 13 mars 2018

Disparition...


 Climat maudit. Cosmos pur oxymoron. Chant du sphynx. A l’agora oraison, un abandon. Isolation tant soit… Population sans illusion sans air sans fin. Ta soif prurit à la divagation. Un absolu rayon clair fixant l’infini...

 Texte écrit à la seconde, en hommage à Georges Pérec après avoir découvert le hashtag #JourSansE via Twitter (Merdre)

dimanche 11 mars 2018

Avis de tempête.


Kate TempestEurope is lost 

écrire pas.

" Quand tu m'écris, tu ne m'écris pas. Le malheur de ce que tu m'écris est que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris il n'y a pas pour moi de plus grand malheur que de lire que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris, pour mon plus grand malheur, tu m'écris pour mon plus grand malheur, celui qui fait que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris, tu écris et je lis ce que tu écris. Que ce que tu écris et qui était pourtant fait pour moi fait ce grand malheur qu'à la toute fin tu ne m'écris pas. Peut-être voulais-tu m'écrire et pensais-tu me répondre et pensais-tu que c'était à moi que tu écrivais. Or tout le malheur est là quand tu m'écris tu ne m'écris pas tu écris. Et ce malheur est grand est fait pour être grand et n'a cessé de devenir ce grand malheur s'inscrivant dans ce que tu écris qui ne m'écrit pas mais écrit ce grand malheur. Quand tu ne m'écris pas et que je t'écris que je t'écris  tant et que j'écris avec tout ce que tu m'as écrit et avec tout ce que j'ai écrit. Avec tout ce que j'écris pour toi. Avec ce grand malheur que t'écrire se fait sans que tu m'écrives. Quand je t'écris je poursuis une attente, que tu m'écrives. Or tout le malheur est là. Quand tu m'écris et qu'écrire me répond tu ne m'écris pas. (...)"


Extrait de De la destruction (Al Dante) p.57 Amandine André 

samedi 10 mars 2018

La Javanaise, Iggy Pop


La Javanaise, Iggy Pop (Gainsbourg)

L'île, ou...

 Délétères nos nuits. Terres d'orgie cet univers. Quand les regards se croisent, l'inhérence est extime. Oeil est ainsi phénomène, par delà le temps, ou ses mouvements. Déformations d'errance en silence incertain. Ardente la frontière, et séante, sa découverte...
 Ciel déchiré par un soleil obscur. Savoir l'aube savoir. Disparition d'allure encor. Aurore délicate ou vaine. Le long du temps, barques lointaines. Insolence du geste. Un seul instant, ainsi, un seul instant, par-delà frontière(s) cette confusion limite, une île, même...

vendredi 9 mars 2018

" après cela, moi j'ai regardé "

 La langue étrangère dans les indices - Un meurtre articulé - Préposition du sens: la nudité - les nomenclatures de l'enfance, yeux fermés. L'éblouissement aride - termes seconds - perspective dorsale - le mot donne l'ascendance - Une théâtralité de l'alphabet -
 Une mémoire s'annule et croît. Dans ces fragments qu'une logique unit. Le désir appréhende ces fragments - où la peur - l'a-préhension entrelacs du réel et de ces images - rapidité de l'instant, pulsion qui se joue de la destruction, points de mémoire précis - leur déportement dans un contexte évolutif - de la fiction, masque - double - asymptote.
 Le corps se projette, se divise, se mémorise: une ferveur: projection.
le hasard comme fiction: l'enjeu
le hasard comme fiction: l'énigme
 Une association d'images. Leur figuration - La menace allitère - des points permanents.
 L'innocence qui se défend - "cruauté" dans la fièvre. Engendrement (et de la lettre) en déplacement. Une portée architecturale en défaut - perpendiculaire - perversité, le délit -
 La respiration perce la toile d'une mutité - par spasmes - le discours serais mis en accusation - Sécheresse mentale: la langue et le sable percent la teneur prosodique -
 cri - aveuglement latéral méticuleux - une fenêtre ouverte et l'absurdité de la scène.
 S'élabore une défense l'atteinte déjà ancienne
 l'annulation - temps aléatoire.
 Un interdit transgressé par la mémoire: enjeu.

in Cinq le choeur (Flammarion) pp 489/492 Anne-Marie Albiach

Francesca, parfois...


Francesca Woodman Forever...

mercredi 28 février 2018

1983 (Barbara)


Fluide

Mécanique, dynamique
Fluide(s)
Eros errance
A la cyprine
Liqueur sophistique
Corps maelström
Esprit faillible
Fièvre complice
Boire (te)
Encor après
Sustentation cédée
Iode torture
Boire (te)
Sustension électrique
Boire (te)
A la lumière noire
Luire &
Boire (te)
Suspendre le temps
Accroître le désir
En une ivresse
Profane et subtile...





dimanche 25 février 2018

jeudi 22 février 2018

Nocturnale

A l'atmosphère astéroïde oscillation vacarme vassales salives en interstices rares après l'errement  plein savoir finir en une heure incertaine, la vie après la vie encor quelques secondes où la nuit puis la vague orage à venir déconstruction sublime en étranges illusions héritage caractères d'abîmes quant à l'oraison, un crime.

Pain


Clinique...

Errance d'une observation clinique désappointement tactique orémus à l'horizon odieux puis quoi encore Dada préserve paysage perspective à l'aube cette ère ancienne semblance à la querelle quelle existence sans failles amères nuire à la nuit même après désolation subtile à douleur érectile savoir encor scansion(s)...

mardi 13 février 2018

samedi 10 février 2018

Merdre ;

Et rien quelque instant infinitésimal après cette ignorance en ondes fractales. Quelle vérité nue en héritage las ? Errance encor... Je sais le flux et défie la vague... Ainsi ces errements, et cette confusion.

Cendres

 Les cendres s'intègrent à la mer. Elles sont pleines de vie, les cendres. Elles redescendront dans les pluies et les neiges qui tombent sur l'Europe, elles descendront sur les visages que la pluie semble noyer de larmes.
 Elles sont pleines de sels minéraux, les cendres. Aussi iront-elles enrichir les coraux, engraisser les algues de la Mer d'Arabie, celles qui ont des noms sublimes. Geledium corneum. Amphiroa fragilissama Lamour. Jania rubens Lamour. Galaxaura oblongata. Sargassum cineruem Lamour...
 Et le poisson mange l'algue et l'homme mange le poisson, l'homme passe dans la terre et le terre dans la plante et dans l'insecte et dans l'oiseau. Cendres et cendres, sang et limons, sucs et fanges, alluvions, sèves et semences, cendres, ô cendres. Sargassum cinereum Lamour.

in La mort de C. (p.70) Gabrielle Wittkop (Verticales)

The Overside of GreyScale



Demie clocharde


Brigitte Fontaine w/ Sonic Youth

dimanche 4 février 2018

Fièvres

Vertiges dérives ne sais rien... Attendre non... Errance(s) merdre, un univers. Encore scansion... Convulsions saccades, oscillations merdre... La nuit l'après-midi l'année dernière... Mon crâne énergumène merdre... Imaginer la fin scélérate, et même après... Enivrement à l'hémisphère, & secondes intestines... Encor merdre à l'ultime inclination. Et comme l'espace, le temps file...

vendredi 2 février 2018

Cerné


Parce que c'était lui, et qu'il était las...

mercredi 31 janvier 2018

At nite, m...

Je n'ai pas su la fin, j'ai envisagé l'ombre, après sombre destin errance d'espace lente quelque instant incertain à nos nuits indolentes, est-ce ainsi cet impair, au milieu las d'égarements sincères. Je te vois & ne te reconnais point errance escalade à la lumière basse... & encor un moment, merdre, à cette nuit même...

Embrasse-moi idiote


Quartier nord

Je vais répandre un secret
qui est défendu par l'inutilité et l'inattention,
un secret sans mystère ni serment,
un secret né de l'indifférence seule;
il persiste dans les habitudes des hommes et des couchants,
préservé par l'oubli, mode le plus pauvre du mystère.

Il y eut un jour où ce quartier fut une amitié,
un argument d'aversions et de prédilections, comme les autres choses d'amour;
foi qui subsiste à peine
dans quelques traits dispersés et menacés:
dans l'ancienne chanson qui se souvient des Cinq Rues,
dans le patio, rose ferme sur les murs croissants,
dans l'enseigne décolorée qui dit encore "La Fleur Du Nord".
dans les hommes d'almacén, de guitare et de truco,
dans la mémoire arrêtée de l'aveugle.

Cet amour épars est notre secret découragé.

Une chose invisible est en train de s'étranger du monde,
un amour pas plus large qu'une musique.

Le quartier nous échappe,
les petits balustres de marbre trapu ne nous confrontent plus avec le ciel.
Notre amour pâlit sous de chagrines lâchetés,
l'étoile d'air des Cinq Rues est autre.

Mais sans bruit, mais toujours,
dans des choses isolées, perdues, comme le sont toujours les choses,
dans le gommier au sombre ciel veiné,
dans le plat à barbe qui reçoit le premier soleil et le dernier,
persiste ce fait animal et dévoué,
cette loyauté obscure que divulgue ma voix:
le quartier.

Borgès Quartier Nord pp.77/78 in Oeuvre poëtique 1925-1965 (Poësie/Gallimard) mise en vers français par Nestor Ibarra

mardi 30 janvier 2018

Encor la nuit...


Nettie, again

Ressouvenance

Une nuit, à l'errance, hypothèses métastases. Partout l'émoi sur la lande... A mauvais sang tempête longue. Il était là, et n'était plus. Étaient-ils présents, eux-mêmes ? Nocturne, ressouvenance. Le temps n'est rien qu'une ignorance. Demain. Finir en humain exécré, ainsi... Et vivre, par delà l'exaspérance.

lundi 29 janvier 2018

Disparaître.

La ville s'éclipse, mirage d'ondes singulières. Savoir son nom, futile. Zones pavillonnaires vs friches industrielles. Errances solubles en le vide. La nuit peut-être américaine ou pire... Irrévérence que ce désir d'obscurité en attente d'étincelle. N'existe pas la vie des autres. A l'ivresse censément. Retenir l'ailleurs quand l'ici flanche, ou. Disparaître. Disparaître même. Quelques secondes encor. Ainsi. Rejeter les prolégomènes. Ignorer l'invective. Etre ailleurs même là. Même las. Souffrance merdre.

samedi 20 janvier 2018

Une vie, la vie...

J'errance lasse un temps encore aussi loin que souvenance rien n'existe qu'une menace perpétuelle trouble ainsi parmi les âges certains & les regards fragiles être par-delà l'invective est une flagrance ardente savoir ainsi est...

On en est là


Thiéfaine. Les dingues & les paumés

mardi 16 janvier 2018

contre la nuit #12

Les jours se ressemblent quand les nuits s'évanouissent...

Rock Star #Merdre



mercredi 10 janvier 2018

Nuire à...

Nuire nuire nuire à l'inhérence subtile une éloquence limite après les âges incertains encor un accord hier rien émettre hurler peut-être savoir avant la fin la peine, l'abandon, la crevaison, parler pour ne dire rien que barrières à l'entrave merdre une errance infinie pour au moins quelques secondes ou même une vie...