... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

lundi 26 septembre 2016

samedi 24 septembre 2016

Malaxe...

Ecoute point crains peu... Volontés limites format diable venin(s) même. Finir merdre en quelque instant. Des poulies des parfums, partout à l'air libre, sur rien tenir pas même cette ombre. Sais peu, même après l'épouvante, la fuite encor... A l'inconnu d'oubli l'errance. Aux paupières de jour, rien ne cède,  pas même cet office d'intranquilité. Tant s'obstine après la pénombre, à cet endroit, un élan inédit, par-delà  l'interstice... Ausculter donc, et puis non. Entrevoir un précipice après la déraison au lendemain de cette confusion, amène.

vendredi 23 septembre 2016

mercredi 21 septembre 2016

Confins

Se perdre interdit, à d'autre espace/temps - en un même élan paradigme - parmi les parallélépipèdes jadis. Partout le rectangle, nulle part l'interstice. Voir l'absence résiduelle, via les avalanches. Intime & publique. Je sais le temps, et ignore l'heure, en cet instant, savoir après la vie. Lointain ton sanctuaire, élastiques nos vies, savoir le terme/douter de la suite, la parole donnée n'engage que peu de molécules malgré la fièvre autolyse, ici et ailleurs. Chambre noire inhérence lente malgré les précipices, à la nuit, confins, menaces inédites. Lors adoncques, suivre la perspective, comme l'absente, en ces élans ivres, présages...

Automnatone

Dans les champs éteints du docte octobre
le rire de l'aurore
étire son rêve d'heure -

un jour de plus pour les éteules
un jour de pluie pour les étoiles
quand les désirs s'assoupissent de violence
aux taux immobiles
des petits voyages & des chaumes en chômage
- quand les nuages nubiles dans les ciels trop légers
quand les souches & les sources dans les mousses
prolongent les Songes de l'Autre Octobre
jusqu'aux ronces rouges.

Hôte de hautes rages
il tonne ses ordres
au monde ébloui des étangs étranges & et des prés anxieux

où les erreurs enfantes
rongent encore - loin des fruits mûrs -
les fleurs zeitlose & les amours pervers(es*).

Dans l'air en faute
stoppe l'automobile
de l'automne immobile

& par les champs étonnés du sobre octobre
s'étoile
l'erreur de l'aurore.

(*cf: amours féminines, au pluriel)

pp. 45/46, Le Grand Troche, Allia


Etait-ce vraiment toi, Julien Torma ?

Doctor Seek And Mister Hide



Ouvrage à la poësie certaine, dont la sublime édition renvoie à quelque labyrinthe... 

La complicité du duo Berquet à la photograhie & Lugosi au dessin est élégante & subtile.


Dédicaces des auteurs...


Romy, extrait 1


Rachel, extrait 2


Ours...

mercredi 14 septembre 2016

Liminal

...était là ainsi savoir non, sensation limite
je le vois presque, perdu même, qui va là
son accord un destin après l'errance vive
de moi le souvenir de dérive en un temps
incertain, manière ivre d'oeuvre originelle
désaccord est un ton à la vie scélérate
savoir insuffisant malgré la nuit des temps
prendre est reprendre en la chaleur intense
et inventée peut-être en son antre lanterne
goûter est criminel, & comprendre, hostile
le jour qui suit nos nuits, indécis merdre
je l'exploit après indifférences communes
ce jour est cette nuit en vain expérience(s)
un instant éternel parmi les intervalles...


mardi 13 septembre 2016

Everlasting Lizzy...




by Richard Hell, 1976 (?)


Herpex Simplex, in Press Color, réédition 2003


w/ Richard Hell, photogramme extrait de Blank Generation, Amos Poe, 1976


Fire/Torso Corso, in Press Color, 1979


w/ Patti Smith, 1976, ph. Michael Esteban



Hard-boiled babe, in Press Color, réédition 2003


w/ Chet Baker, 1985, ph. Michael Esteban

Lizzy


samedi 10 septembre 2016

Elixir

Paupière, monde à l'éros, interdite, en une nuit, innocente et liquide, loin de l'onde, probable et gravitationnelle, en une vague inonde, indolence subite, limite à l'omphale, intestine... Errance, matière extime, illusoire, en une image, grave et translucide, loin de là, souffrance dérisoire, en un instant las, solitaire et cosmique, quand voir est être vu, par-delà l'origine... Substance, merde critique, hypnotique, en un élan, circonvenu et sensible, loin d'un temps, sans origine aucune, remous ardents, convulsions merdres, à l'ombre hésitante, je sais ton élixir...

jeudi 8 septembre 2016

Merdre

 Sur le plan simplement théorique, il ne me faudra ajouter à ce que j'avais formulé antérieurement qu'un détail, mais qui va loin. En 1967, je distinguais deux formes, successives et rivales, du pouvoir spectaculaire, la concentrée et la diffuse. L'une et l'autre planaient au-dessus de la société réelle, comme son but et son mensonge. La première, mettant en avant l'idéologie résumée autour d'une personnalité dictatoriale, avait accompagné la contre-révolution totalitaire, la nazie aussi bien que la stalinienne. L'autre, incitant les salariés à opérer librement leur choix entre une grande variété de marchandises nouvelles qui s'affrontaient, avait représenté cette américanisation du monde, qui effrayait par quelques aspects, mais aussi bien séduisait les pays où avait pu se maintenir plus longtemps les conditions des démocraties bourgeoises de type traditionnel. Une troisième forme s'est constituée depuis, par la combinaison raisonnée des deux précedentes, et sur la base générale d'une victoire de celle qui s'était montrée la plus forte, la forme diffuse. Il s'agit du spectaculaire intégré, qui désormais tend à s'imposer mondialement.

 La place prédominante qu'ont tenue la Russie et l'Allemagne dans la formation du spectaculaire concentré, et les Etats-Unis dans celle du spectaculaire diffus, semble avoir appartenu à la France et à l'Italie au moment de la mise en place du spectaculaire intégré, par le jeu d'une série de facteurs historiques communs: rôle important des parti et syndicat staliniens dans la vie politique et intellectuelle, faible tradition démocratique, longue monopolisation du pouvoir par un seul parti de gouvernement, nécessité d'en finir avec une contestation révolutionnaire apparue par surprise.

 Le spectaculaire intégré se manifeste à la fois comme concentré et comme diffus, et depuis cette unification fructueuse il a su employer plus grandement l'une et l'autre qualité. leur mode d'application antérieur a beaucoup changé. A considérer le côté concentré, le centre directeur en est maintenant devenu occulte: on n'y place jamais plus un chef connu, ni une idéologie claire. Et à considérer le côté diffus, l'influence spectaculaire n'avait jamais marqué à ce point la presque totalité des conduites et des objets qui sont produits socialement. Car le sens final du spectaculaire intégré, c'est qu'il s'est intégré dans la réalité même à mesure qu'il en parlait; et qu'il la reconstruisait comme il en parlait. De sorte que cette réalité maintenant ne se tient plus en face de lui comme quelque chose d'étranger. Quand le spectaculaire était concentré la plus grande part de la société périphérique lui échappait; et quand il était diffus, une faible part; aujourd'hui rien. Le spectacle s'est mélangé à toute réalité, en l'irradiant. Comme on pouvait facilement le prévoir en théorie, l'expérience pratique de l'accomplissement sans frein des volontés de la raison marchande aura montré vite et sans exceptions que le devenir-monde de la falsification était aussi un devenir-falsification du monde. Hormis un héritage encore important, mais destiné à se réduire toujours, de livres et de bâtiments anciens, qui du reste sont de plus en plus souvent sélectionnés et mis en perspective selon les convenances du spectacle, il n'existe plus rien, dans la culture et dans la nature, qui n'ait été transformé, et pollué, selon les moyens et les intérêts de l'industrie moderne. La génétique même est devenue pleinement accessible aux forces dominantes de la société.

 Le gouvernement du spectacle, qui à présent détient tous les moyens de falsifier l'ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir. Il règne seul partout; il exécute ses jugements sommaires.

 Guy-Ernest Debord, in Commentaires sur la société du spectacle, Editions Gérard Lebovici, 1988. Folio/Gallimard réédition (pp.21/24), 1992.

 Spectaculaire intégré, quelque errance avant le spectaculaire confus de ces instants derniers...