... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob
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samedi 13 décembre 2025

Limpide

 






Longue vie à Limpide 

jeudi 30 octobre 2025

Décadent, nouveau #7




Salut à toi,  @julie_facquier
@journalenouveaudecadent


 

samedi 29 juin 2024

Décadent, nouveau, 5.

 


Cinquième numéro de la revue Nouveau Décadent, portée de main de maître par l'exquise Julie Facquier, avec quelque morceau de Bertfromsang à l'intérieur...

samedi 29 juillet 2023

Inquis

 Bleu, maintenant: cathode. Ou nuit faite de sables (grainé le noir, infus, tandis qu'arbitre l'oeil). N'est-ce que toi, sommé, dabs le désert du père ? Quelle poudre a visage plus que blanc ? Un autre parle là, dans silence: enroulé, tympanique dedans (quoi se tait: sons seul souffle, de peau sur la peau: sa lèvre seule blanche). Quoi (tu) dit-il, au vide de la chair, épuisant ? Père nu, où se phrase (à genoux: non prière fermable): "Monstres semblablement, dans l'épaisseur du suint, que nous sommes, par corps." Un bruit qu'outre, spasmé, si le père est de foudre. Quand qu'une image rompt: narrat, qui s'illumine. Ou la pulpe des fables, prorogeant. Quoi de celle, la même: on redoute soie brune. En procès (toi depuis: sourdement détecté). Au point de mêmeté héroïque, fuguant. Tien béton qui s'attend, au jadis. Ta voix (la même voix) forge un nom. T'entends-tu (tu), dictant (des séquences du blanc). Tout dedans cube quoi, inscriptible. Ô bitume: huile noire hante encore (alléchée): un recommencement de la route. 

Extrait de Route Perdue, Guillaume Artous-Bouvet 

in Catastrophes², p.134, revue éditée par Le Corridor Bleu



samedi 4 mars 2023

La reprise de l'amour





 



Le n°0 d'une originale et coruscante revue
(en attendant la suite...)


mon doigt a bleui un soir
de ne plus rien masturber



mardi 15 novembre 2022

Le Nouveau Décadent

 


(...)
je te drogue
je te bâillonne
pour que tu m'abandonnes une liberté conditionnelle
celle de plaire sans que - machine à faire -
tu ne produises la chair d'une chair
sans que tu me transformes - mauvaise image -
en mère
(...)

Extrait de Bidicide Lucie Lelong




Je suis ton enfant aux cheveux de velours pourpre
Affamée
Cierges et pétales
Tu me nourris.
Mes yeux de soie pâles te bénissent
J'avale l'essence de ta folie
Tu caresses mon front brûlant.

Extrait de Seuls les chiens savent s'aimer Julie Facquier



Le Nouveau Décadent, un aperçu, revue éditée par Julie Facquier

jeudi 26 novembre 2020

DissonanZ

 Ecrivez-vous plutôt "pour" ou "contre", "dans" ou "hors", 'malgré" ou "à propos de" ?

 J'écris ailleurs.

 Quelle est la part de la contrainte dans votre écriture ?

 Une part supérieure à ce que je crois, inférieure à ce que j'imagine.

 Que faites-vous quand vous n'écrivez pas ? 

 Je bois.

 Qui est votre premier lecteur ?

 Moi-même, et le dernier certes.

 Qu'est-ce qu'un bon éditeur ?

 Celui qui sait lire.

 Que diriez-vous à un auteur cherchant son premier éditeur ?

 De se procurer quelques carnets de timbres.

 Quelle fut votre première grande émotion de lecteur ?

 Enfant: Croc-Blanc

 Adolescent: Le Procès

 Adulte ou voire: Tombeau pour 500000 soldats

 Que faut-il lire de vous ? 

 Rien, ou: ça merdre. 

Votre ego d'écrivain vous gêne-t-il pour marcher ?

 Non.

Qu'est-ce que la poësie ?

De la merdre.

Trois oeuvres qui vous ont sidéré... 

Collobert, Oeuvres, POL

Guyotat, Eden eden eden, L'imaginaire/Gallimard

Picabia, Jésus-Christ Rastaquouère, Allia 

Qu'est-ce qui vous anime ?

Le mauvais vin blanc.

Comment vivez-vous votre époque ?

Mal, plutôt mal - comme toutes les époques.

Etes-vous plutôt "jour" ou "nuit" ?

Nuit, toujours.

Où vous-êtes vous senti le mieux ?

En mon errance...

Quelle femme auriez-vous aimé être ?

Sexiste question... sinon Agnès Rouzier.

Qu'est-ce qui est pour vous véritablement érotique ?

Ton odeur, à la nuit.

Quelle est votre plus belle réussite ?

Mon échec.

Qu'avez-vous vraiment raté ?

A peu près tout...

Qu'admirez-vous ?

La dérive.

Que vomissez-vous ?

Le reste.

Où en êtes-vous avec l'utopie ?

Tant loin, malheureusement...

Qu'attendez-vous des autres ?

Rien

Et pour finir: quelle pourrait être votre épitaphe ?

Souvenez-vous de m'oublier...


Questionnaire emprunté à la revue Dissonances N°19 - avec l'excellent Lucien Suel - découvre donc ses propres réponses...