... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

samedi 26 septembre 2020

Knossos...


Satie, par Körmendi, encor' 

mercredi 23 septembre 2020

Désarroi

 De toute évidence, cette possession par on ne sait quoi d'étranger est un excellent moyen de se libérer un peu de soi-même. Ce à quoi il faut travailler, ça n'est pas la maîtrise du langage, mais, dans une fréquentation passionnée, aux moyens de provoquer le désarroi du langage - si l'on se souvient que l'arroi désignait jadis l'arrangement, la disposition des choses, selon un ordre maîtrisé.

 C'est ainsi l'ordre du discours que l'on tâche de défaire: les contrats, les lois, les sentences, la technique, réclament que le langage soit pourvu d'une camisole ou de tout autre système de contention, de sorte qu'il ne fasse en rien dévier de la chose à dire, de la chose dont il faut qu'on soit bien assuré, avant de signer, d'acheter, de jurer, de se soumettre. Provoquer le désarroi du langage, c'est à la fois renoncer à l'intention et se détourner de l'idée que l'écriture aurait essentiellement à voir avec l'expression de soi. 

in Il faut un frère cruel au langage p.12, David Bosc, Héros-Limite

mardi 22 septembre 2020

Chanson d'automne, redux

Les sanglots longs
Des vieux cons
De l'automne
Froissent d'effroi
Sis mon foie
Autonome.

Tout enivrant
Et blême, quand
S'efface l'heurt,
Ils reviennent
Gloires anciennes
Et je pleure

Et je m'enfuis
Par-delà l'huis
Qui m'emporte
Phénoménal
Cet astragale
Feuille morte.


Automne 2020, revisitation... 

dimanche 20 septembre 2020

La Commune, 1871, cet instant


 Photographie prise au daguerréotype, à l'angle de la rue de Rivoli et du parvis de l'Hôtel de ville, en avril 1871, par Pierre-Ambroise Richebourg, La Commune, cet instant... 

samedi 19 septembre 2020

Zig et zig et zag...


 Camille Saint-Saëns, Danse Macabre

mercredi 16 septembre 2020

Querelle

 Défilement d'errances nuit humains d'apparence nuit Lac & plage nuit Peur de mort encor Absinthe même encor Querelle Ma fin n'induira rien Mors ultima ratio Mensonges hépatiques culture ivresque nuit entre bruine et ecchymoses nuit Eclipses lentes malencontres lasses nuit Gliales limites merdre A l'écorce démence encor le temps implose le paysage lointain nuit Sabotages stigmates ès dispersions nuit Déchirement apogée lunaire nuit du sampling parmi les brèches merdre flux d'agonie en ces litanies Mors ultima ratio Fièvre limite par-delà rouge sang merdre  Abîmes captives à l'atmosphère Rien 

vendredi 11 septembre 2020

Météore

 Météore parmi les aérolithes, silence d'ondes... Fissures inénarrables, ciel résistible. Fuir à la nuit, et quelque éclat de temps. L'élan s'incline à ce moment. Fin de partie après pénombre. Au loin plaine cette. Enivrement, des spasmes. A la seconde lasse, événement. Puis rien. Vivre par-delà ces traces... 

mercredi 9 septembre 2020

Beckett burning alone


bois seul

 bouffe brûle fornique crève seul comme devant

les absents sont morts les présents puent

sors tes yeux détourne-les sur les roseaux

se taquinent-ils ou les aïs

pas la peine il y a le vent

et l'état de veille

in Poëmes , suivi de Mirlitonnades, p.13, éditions de Minuit

Photographe inconnu

samedi 5 septembre 2020

Bal(l)ade de Douglas James w/Agnès

 


Agnès Varda & Jim Morrison sur le tournage de Peau d'âne de Jacques Demy (1970)

Photographe inconnu ... 


Elle: " Je ne veux pas montrer, mais donner l'envie de voir."

Lui: " L'oeil est une bouche avide/qui se nourrit du monde."

Elle: "Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages. Moi, si on m'ouvrait, on trouverait des plages."

Lui: " L'auto-interview est l'essence de la créativité. Se poser des questions et essayer d'y répondre. L'écrivain ne fait que répondre à des questions qui n'ont pas été posées."


lundi 31 août 2020

"malgré tout"

 

On a refusé l'abandon par complaisance.

On a cherché l'allégresse les yeux bandés.

On a continué sans curiosité même. 

On a détruit des preuves invisibles.

On a voulu accroître sans espace;

on est des malgré tout.

On a fini de commencer.

On a connu des heures sombres liminaires.

On a entendu l'ennui aux petits matins.

On a suivi ce trouble passager.

On a vilipendé les audiences amènes;

on est des malgré tout.


mercredi 26 août 2020

Ailleurs

Je rature
me rature 
m'entre parenthèses jusqu'à l'asphyxie 
je réécris certains passages 
les mots me torturent 
je rétrécis 

J'écris en t'attendant,Jabberwock 
Parce que tu es le seul monstre 
capable de terrasser l'ultime 

Les pages s'amassent mais ne se tournent pas 
il fait nuit tout le temps sur le papier 
j'arrête d'écrire le roman 
tente d'autres choses 
mais les mêmes idées reviennent 
inlassablement 

Mon inspiration est malade 

J'arrête d'écrire pour de bon 
plus rien  
plus un mot 

Je lis beaucoup 
je fais le vide 
mais le vide ne vient pas 
toujours les mêmes images 
 qui grillent la cavité crânienne 

 in Amnésies, pagination inexistante, La boucherie littéraire/La feuille et le fusil, Marlène Tissot 

Failles (ainsi)

En filigrane événement las en la pénombre. Rien n'existe que l'ignorance. Orgasme errance après les failles. A ces vies scélérates, la nuit après la nuit, ultime défiance ensuite l'ici même ailleurs. Delà de cendres, un système fumeux... Toxique, bien après les landes... Que cet univers, insolent et fétide. Réponse nuit quelle fréquence... Ode à l'abandon après l'élan... Toujours plus, par le fond, nuire...

jeudi 20 août 2020

Pas un autre...

 Tout est physiologie. Les raisons qui me décident à m'en aller ne seraient pas suffisantes pour un autre que moi. Ma façon de sentir n'est donc pas celle de tout le monde.

 Pour me retenir, des amis m'ont offert de m'aider. Mais je me suis si bien habitué à l'idée de la mort prochaine que j'ai refusé. La perspective de recommencer une vie où il y aurait encore des soucis et, peut-être, de l'humiliation ne me tente pas. Il faut croire qu'il y a en moi un ressort essentiel qui est bien usé. Les raisons que j'ai données n'expliquent donc pas tout. La vérité telle que l'expose un écrivain qui veut être sincère est toujours une chose plus ou moins "arrangée".

 Il y a des existences anormales qui aboutissent tout naturellement au suicide. Voilà tout.

 Je vais bientôt me tuer. Je ne mérite pas ce châtiment. Je suis sûr d'avoir eu moins de vilaines pensées que la plupart de ces bons citoyens qui réussissent et qui ne songeront jamais à se suicider. Les beaux vers que je me récitais mettaient de la pureté dans mon esprit. Ils m'ont procuré chaque jour une minute d'émotion. Ah ! je voudrais bien rester sur la terre !

 extrait de Mon Suicide pp.77/78  Henri Roorda  Editions de l'Aire

mercredi 19 août 2020

Ainsi - un aphorisme

 La poësie peut bien être révolutionnaire, mais à quoi bon, si la révolution n'est point poëtique. 

dimanche 16 août 2020

Voix

 Cette voix, intrinsèque & incessante, s'inscrit en un élan mensonger et certain, ou véridique et disert, même... Elle m'accompagne depuis toujours, aux plus profonds de mes songes, ou à l'errance de mes nuits... Elle ne cesse de scander mon échec comme sa flagrance... M'exaspère & me forge... M'indiffère & m'enivre... Elle s'immisce ailleurs, et là encore, partout où je suis elle va... Audace belle, une ignorance...

vendredi 14 août 2020

Adoncques - un aphorisme

 Le cynisme est une pose, quand l'ironie est un style.

mercredi 12 août 2020

De la friture sur la ligne d'horizon

Un jour, j'ai pas dormi de la nuit
je cherchais à désapprendre l'art de la résignation
dans la nudité crue du silence
désinvolture de la posture faussement paisible
l'ineptie du non-geste dans le jus d'une réalité factice
éradiquer mes anomalies saisonnières
tout miser sur la bonne humeur provisoire.

Les dealers de désespoir oeuvrent à visage découvert
au bord des autoroutes médiatiques
il n'est pas inutile de le rappeler

Un jour, j'ai pas dormi de la nuit
on n'est pas allé voir la mer, tu te souviens ?
oui, on se rappellera, bien sûr
il y aura de la friture sur la ligne d'horizon
et la trotteuse poinçonnera nos tickets pour l'avenir
en attendant, tu peux me froisser, me jeter
je suis biodégradable

Ne t'en fais pas je t'enverrai des souvenirs du futur
je cultive la politesse sous serre
et milite pour la liberté à perpétuité


Extrait de Un jour, j'ai pas dormi de la nuit, pagination réfractaire, La Boucherie Littéraire , Marlène Tissot  

dimanche 9 août 2020

Vertige...

Ce devenir claviériste #phantasme #merdre 

Merdre ( Infinitive - 13)

 Rester, ainsi même pour plus qu'instant, illusion d'optique parmi bruits blancs, en l'attente d'avènement merdre. Nuire, encor à l'hémisphère, pour une année ou quelques secondes, au milieu d'un monde machine merdre. Stipendier, après la flamme, un élan l'autre, delà d'univers et zones d'ombre, quelque fantôme merdre. Conduire, les errants et les autres, à travers champs quantiques, entre tombes & failles amères merdre.

jeudi 6 août 2020

Mes cils sur ton torse


Saisir

 Saisir... la vertu, l'ignorance ou le vice. Contracter l'errance, encore... Comprendre l'indicible... Continuer la course immobile. Savoir ailleurs innocence, ou... Finir la nuit avant l'aube. Evaluer ce précipice. Estimer l'inénarrable. A l'ombre souvenir(s) cet instant mascarade. En une seconde d'errements & d'abandons, saisir... 

samedi 1 août 2020

No fun

La nuit, la merdre, l'envie de rien, misère, l'ignorance au loin encore téléphone, itération soumise & didactique après les heures, frôlement soudain à la pénombre, mon soir ton instant, une aventure cette affliction, quelques secondes encore même... 

vendredi 31 juillet 2020

Une ondulation...

Seulement fuir, oublier l'errance limite, charger trois cadres à l'heure dite, encore, l'impéritie à la nuit, silence monde, par-delà scansions ignorance mythe, à nos camarades le monde toxique, halètement vent, grand soleil blanc, ruptures innocences, de l'effort encor', après l'écho; une ondulation...

jeudi 30 juillet 2020

Nuits blanches...


... Noires errances
#Sang

lundi 27 juillet 2020

Le Courage des Oiseaux (live)

Mille tristesses découlent de l'instant.


Amical salut ! Dominique A #cousin

Confusion(s)

Entrevois passage delà de lames
D'ores et destin extinction lasse
Transcendance merdre illusoire
Epanchement de vies nocives
Parmi l'errance phénoménale
Quelque seconde encore même
Après bourrasques et révérences
Imagine à décors confusion(s)
En un instant, aventure longue
& fin d'Histoire cette, lourde lente...  

vendredi 24 juillet 2020

mercredi 22 juillet 2020

Illusion

Le miroir est un mythe l'écran une cible l'horizon une délivrance l'avenir une illusion.  L'oubli de vivre, errance-scansions. Je ne sais le chavirage ni les éperons à la nuit désolations... Après secondes lasses, Merdre escale à l'hiver néophyte; quelque instant à la presqu'île en ultime abandon. Indiffère angoisse, lasse, de loin...

samedi 18 juillet 2020

Désir...

Positionner entre le dicible et l'indicible
le vide reste syncopé de vie
battement disproportionné de l'Océan glacial
jaillissement sous-terrain de l'obligation à être
chatoiements bizarres
comme le pouls d'un coeur lesté de myrrhe



extrait de Rêve in Synthèse/Désir p.142, Al Dante/Les presses du réel, Angéline Neveu

Fugace

Rien à offrir/Rien à donner
Corps/Innocence laxisme
Soir vulnéraire/Limite(s)
Radiations lasses/Une errance
Après émois/Elan lunaire
Mon amazone/Singulière
Ses aventures/En bandoulière
Souvenance/Brèves ignorances
Entre idiotismes & invectives
La nuit remue/Aubes fugaces.





mercredi 15 juillet 2020

Sonic Youth, Peel Session, 1986


Expressway to your skull, &...

Solipsisme(s)

Qui est le plus malade? Moi, ou cet univers...
Chute libre captive.
On a raison d'avoir tort en ce monde inversé.
Reconnaître une culpabilité lasse, et sourire...
Fêlure attendre lendemain.
En la veille limite.
District sommaire aux horizons.
Nuit d'incertains abandons
Reconnaître en l'armistice quelque lumière même
Ou s'effacer blême solipsisme(s)



samedi 11 juillet 2020

Nocturne

La nuit sublime l'errance quand le jour l'exècre... Filer droit minute mensongère. Quelques secondes crépuscule... Souvenance à l'envi delà des errements... Savoir à peine inonde. Arachnéennes visions dilemme. Ainsi le flux et l'onde, irrévérences... J'oublie l'hier comme le lendemain. L'excès n'est qu'une instance. Parmi des années lentes une sauvegarde blême, limite... Nuire, conduire quelque instant au précipice, ici, encore, malgré la nuit.

jeudi 9 juillet 2020

A rebrousse-temps

Saturations d'hier, voies d'aujourd'hui, gouffres d'enfin...
A l'errance la nuit, secondes d'atmosphère...
Evènement soir,  à l'innocence du jour.
A rebrousse-temps, ignorance limite.
Fragment d'ennui(s), persistance d'ombre(s).
Singularité après les ans, matrice lente...
Subreptice alliance interstices...
Bande passante interdite, confins...
Je sais l'aventure impossible
Et son évolution, lourde & lasse...

dimanche 5 juillet 2020

I live by the river...


The Clash, London Calling, by Don Letts 

jeudi 2 juillet 2020

Figure(s)

Ignorer le jour,
Incarner la nuit.

mardi 30 juin 2020

Siècle XXIe, une allégorie...


NonStop, Devant ma nuque

Le monde et cætera

 Danse, danse mon amour, viens crever ta chair sur leurs fils barbelés, déposer tes nerfs dans leurs gueules d'anges morts, obscurcir tes orgasmes, ravager ton squelette, viens inonder tes yeux de leurs infinis crachats.
 Viens boire cette eau vieille comme le monde, noire comme la merde, laisse-la te prendre par l'intérieur, te faire vomir jusqu'au sang, et quand tu penseras avoir fini de régurgiter tout ce rouge tu verras de ta gorge jaillir dans un dernier spasme une lave très noire, très ancienne.
 Et tu es vide maintenant. Vide.Vide.Vide.
 Et tes cris ne font plus aucun bruit.
 Et tu es morte et je le chante à tue-tête. Tu es morte. Morte. Morte.
 Et le monde s'en fout. Et tes putains de sorciers ont tous disparu en même temps, les traîtres.
 Tu devais t'y attendre.
 Il aurait fallu foutre le feu à tout ce qui ne brûle pas. Incendier les blocs de glaces autour de nous.
 Cela t'aurait sauvé ma Lou, n'est-ce pas ?
 Tu as rêvé de ces corps que l'on aurait balancé dans les flammes, tu as rêvé de danser dans leurs cendres, tracer des lignes dans cette poussière qui ne signifie plus rien. Tu as rêvé dans la fièvre avec le coeur qui tape, le sang qui grogne dans les veines, la peau qui démange jusqu'au cri.
 Je sais tout ça. Et je te revois marcher comme une demeurée à travers la ville, chercher parmi les hommes et les ombres n'importe quoi qui puisse faire mal.


 Extrait de A l'aurore, l'insolence, Editions du Cygne, pp 48/49, Sara Bourre

dimanche 28 juin 2020

Ventôse

D'errance(s) en fractale(s)
Anémomètres
Je ne suis pas l'hier
J'étends le lendemain 
A l'univers visible
Parmi l'an météore
Je persiste à la nuit
Et je sais telle ivresse
Météore encore autre
Fureur en bandoulière
Véhémence incertaine.
Fumerolle addiction,
Itération vindicte
Vacuoles abandon
J'entrevois l'ignorance
D'une valse scansion 
Inédit horizon
Après des soirs soumis
Aux lieux de matins blêmes
Par-delà les colères. 



vendredi 26 juin 2020

Ne pas trahir...


1983

Gilles: "Le punk a certainement été le mouvement le plus créatif de ces dernières années, et c'est encore vrai maintenant en 1982, mais j'écoute des groupes d'aujourd'hui. Et puis j'évite de juger les punks de 1977, ceux de 1982, les skin-machins. Je ne juge personne. Ils font ce qu'ils veulent. Et toi, Scarzello, on ne te demande pas d'apprécier, on te demande de ne pas trahir."
Camera Silens par Camera Silens p.38 w/ Scarzello (Castor Astral)


Pour la gloire


1987

crédits photographiques: Jean-Marc Gouaux

jeudi 25 juin 2020

Sign O' Times


Prince & co... 

lundi 22 juin 2020

Ignorer (Infinitive - 12)

Rien dire ignorer l'annonce conduire le bal au ministère comme une évidence charrier l'insanité & l'ennui par-delà l'événement incertain continuer en un élan vain pareil à cet abandon farouche & bel vivre l'instant pour la seconde continuer à la nuit après les ombres criminelles même osciller encore aux errances blêmes.

samedi 20 juin 2020

Asylum


Francesca Woodman décida de mettre fin à ses jours le 19 Janvier 1981 à l'âge de 22 ans. Elle se prend ici en photo avec l'appareil que lui a offert son père. Elle a 13 ans.
Asylum, merdre... 
Amical salut à Mlle Dagoit... 

Azimut

Il abîme invisible cette marche dernière elle s'étend même comme elle s'éteint il perçoit la nuit l'année dernière elle égare encor' et n'oublie point il sait le temps et son absence elle sait la contrainte et le flou il entreprend l'irrévérence elle redéfinit l'azimut il espère reconnaissance elle attend certes le silence...

lundi 15 juin 2020

La vie nouvelle

Rien sombre merdre obstacle
La crainte est lasse même
Cécité partielle/ignorance vaine
Savoir hélas enlise
Intense glisse instinctuelle
Après semestre extrême
Pouvoir rapide ainsi 
Au prix d'indifférence
Inénarrable crasse
La nuit après la nuit... 
D'extases en élans roides
Encor' instant certain
Pour une éternité parmi
L'onde, matérielles nomades
exsangues, secondes animales,
Immobile errement à 
Toute détention tardigrade
Quelque sursaut d'espace/temps
Innocent et critique
La nuit après la nuit... 












samedi 13 juin 2020

Year that punk broke



Landes de Gascogne (du Sud) 1976/1977 

Marc Zermati, in memoriam...

Monde d'après (Juin 2020)

(...)ères en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de violences policières en France, il n'y a pas de viol(...)

vendredi 5 juin 2020

Dieu est gentille, il suffit de demander

Il devait être 3h20 quand le temps s'est endormi.
Clameurs des vents
éternels et des pluies
berceuses et voix amies

J'entendis la tienne, la sienne, la leur. Dieu était nue et marchait dans mon appartement. Elle me disait: "c'est maintenant, l'heure est venue
il n'y a plus de saisons... que veux-tu..."
"Rien, lui dis-je. Les jours vont et viennent toutes les nuits c'est l'été la fièvre et mes journées sont toutes hivers l'automne arrivera bien dans quelques années. Peut-être un printemps.
Je me languis du printemps.
C'est pour quand le printemps ?"

Près de la fenêtre, presqu'envolée
Elle me dit, sac de temps sur le dos:
"combien tu veux ?"
"Je veux un printemps et de demi"
Cliquetis des clés dans sa poche.

Il devait être 13h10 quand le temps s'est arrêté.



extrait de Vingt poëmes et des poussières, p.40, Rim Battal, Lanskine

dimanche 31 mai 2020

Vivre fatigue...


Souvenir d'oubli... 

samedi 30 mai 2020

Situation (little blood)

Situation malléable à ciel incertain. Errance d'outre-tombe façon Rose de Fer... Sépulcre d'années/lumière en un instant blême... A little blood... A little blood... Quelque effort pour à peine un cliché révolu. L'innocence s'égare à l'envi. Malgré les ans ainsi: savoir la règle, entendre l'exception.

vendredi 29 mai 2020

Petites tranches poëtiques


Minard, Luca, Casas, Limon, Rouzier, Bessette
#merdre 

jeudi 28 mai 2020

Hey girl Hey boy


Frères Chimiques, merdre

mercredi 27 mai 2020

Malgré-Tout

Ainsi, nous sommes tous des "Malgré-Tout" 
#Merdre 

The Diamond Sea



Sonic Youth, Washing Machine, track 11

samedi 23 mai 2020

Pourtant

En ce vide incertain, des flashes - à la nocivité relative & létale - parcourent les abords de la droite rétine, inconscients & lucides, à la recherche lasse et fugace de quelque élément à détruire par-delà leurs errements... d'épanchements latents en violences intestines, leur aventure élégante et ultime n'existe point...

dimanche 17 mai 2020

Ibidem

Un océan de merdre et quelque étoile naine... Voilà ce qu'il reste de cet univers contrit... A l'aube irrévérence et sommations d'usage... Déchirer l'espace et contraindre le temps, ibidem, ultimes limites auxquelles destin équivoque confronté... Disparaître à l'onde gravitationnelle, entre oscillations et errements... Aux confins incertains, réflexion, quelle atmosphère ?  

mardi 12 mai 2020

Itchy & scratchy


Boss Hog

Singularité

Errance attention séquelles scansions alone encore intempérie après la nuit vient le monde vieil ainsi et quelques secondes... Partout pluies immanence(s) ténèbres. Malaise errement ce centre incertain et cette frontière vaine ou... Savoir l'hier, épiphénomène à l'instant... Comprendre l'absence comme caprice... Souvenirs d'abscisses en ordonnées... Itérations en exorcismes. Nocturne interdite, flagrance blême, singularité.

mardi 5 mai 2020

Ephémère...

Je ne sais pas la vie, guette l'avant et déforme l'après, estime l'ivresse lente et lasse... Je ploie sous une masse aveugle et contemporaine. Je comprends l'incertain et imagine l'étude. Encore là malgré la lassitude, l'espace est indécent et les murs délicats. Je cherche l'hier et l'après-demain, débusque des spectres imaginaires, comprends avec peine les invisibles. A l'aurore, je demeure un instant... Je suis cet éphémère, quelque seconde douce-amère...

vendredi 1 mai 2020

Faire comme si l'on croyait...


Gilles Deleuze, 17 Mars 1987, Femis, Paris. 
Extrait de la conférence Qu'est-ce que l'acte de création ? 

mercredi 29 avril 2020

Août Cortex.

Après l'errance, août.
Bris de verre, quelle pression ?
Rien n'est l'absence.
Blessure l'indifférence...
Malléable et docile,
Triviale cette atmosphère.
Pour quelque ennui,
Combien de lassitudes ?
Et pour quelque envi,
Quelles latitudes ?
Beauté bavardages
En paroles amènes.
Têtes à l'envers
Echanges monochromes.
N'est rien séduire
Qu'une nuit mensongère.
Diminuer l'espace,
En pleine expansion ?
Comprendre le temps
Par-delà son écoulement...
Et ce préfrontal cortex
Après la nuit entière.







mardi 28 avril 2020

PiL (session)


Public Image Ltd (Peel session) 1979

lundi 27 avril 2020

Amours au temps du Covid

Moins ils comprennent,
Plus ils expliquent.
#Merdre

vendredi 24 avril 2020

Un geste...

 (...)

Casse les pierres, bagnard à vie
Divise-les en d'autres pierres
Réduire n'est pas comprendre
Il n'y a rien à comprendre, au fait
Disent-elles, chacune en son silence,
Le soleil est vrai, ton travail est faux
On le mesure à son ombre
Le soleil est juste et ta vie faussée
Tourne à vide
Pas d'engrenage, d'elle au soleil
Taille les pierres, au pied des sphinges
Taille les pierres, travaux forcés
On en fera des tas de pierres
On n'en fera pas de maison


Chaque fois que je suis née l'une était là
Quand je suis née à la lumière
Quand je suis née à la conscience
Quand je suis née au travail
Trois fois l'une était là et m'a serrée entre ses bras durs et brisés
Elles bercent si bien, comme on fracasse

 (...)

Extrait de Classés sans suite, p.86, Sophie Martin, Flammarion

mercredi 22 avril 2020

Around to die...


Waiting Around to die


written by Townes Van Zandt

Merdre

Solitaire(s)

Et tout ce qu'il faisait, c'était pour être libre - délivré de lui-même, ivre par ailleurs... Il aimait à se perdre à la nuit "toujours plus noble en son effacement". Il appréhendait son parcours, hostile & immobile. Il entendait encore cet élan solitaire. Il répondait parfois à des questions point posées par quelque atermoiement. Il jouait sa vie sur le papier, sans en être fier. Il évoluait souvent entre spasmes & convulsions. Il estimait ainsi par l'ordre le désordre induit. Il avait toujours su que ce monde n'était pas le sien. Mais quel était-il donc ?

mardi 21 avril 2020

Emeute(s) ainsi...

Emeute intime inertie veille errance immobile transparence lasse après l'élan trouble ensuite une finitude inconnue en la pénombre malgré les ans résistance infuse à l'horizon encore étrange oscillation lente diffuse société pas ce modèle spectacle interdit inédite nuit au-delà d'aléa ainsi...

samedi 11 avril 2020

The End

 Live at the Hollywood Ball, 1968 

Le cauchemar

J'errance...
S'il s'étend ignorance.
Si ça nuit merdre
Hypothèse
"Le cauchemar"
Connerie crasse.
Des heures lasses
Pour quelques minutes
D'aléas roides.
Sombre ainsi
Admirable, onc.



& scélérate...

Belle & scélérate, je sais la nuit délicate en son indifférence. Ailleurs un impossible élan après cette ombre énergumène. Sinon rien qu'une élégance surfaite, perdue parmi des événements terrestres, interrompue au loin par quelque larsen errant & inhumain, ou presque... De secondes encore, et puis rien...

mercredi 8 avril 2020

mardi 7 avril 2020

Hiatus

En son essence, cultiver l'ignorance. Continuer après le gué, malgré. Interroger la nuit, toujours. Epuiser l'orbite. Inventer l'espace. Connaître le pore après la faille. Ereinter l'événement, après quelque distance. Conduire l'autre à sa convenance. Soumettre à ces rêves des errements. Savoir l'hier. Méfier à l'errance son entendement. Désespérer même après. Entrevoir une suite à cet abattement. Noircir des lignes inexistantes, maudire. Esquisser l'impéritie propice. En rire...

mardi 31 mars 2020

Bombez


mon petit doigt...

lundi 30 mars 2020

Des traces

Petit matin...Rien n'existe. Pourpre induré à l'amorce. Des traces. Vivre ainsi. Après semonce quelque merdre encor' Fuite à l'interstice. Bien des ans s'évaporent... Des traces. Abîme fantaisie, burlesque pour burlesque... A l'aube, incertaine(s), transactions animales en évidence lasse. Des traces. Souterraine ignorance delà des barricades. Rien n'existe. Sauf quand s'annonce le jour, voire...

dimanche 29 mars 2020

Entrelacs...

Ignorance lasse cité insane, autre nuit après la nuit désinence fugace, italique mineure errance supérieure, à l'instant défaillance, des traces, même aventure modique, fulgurance inutile à l'étoffe indélébile, ailleurs même là, oblique trajectoire en attente du vide, à la longue d'ivresse en semonce, entrelacs...

lundi 23 mars 2020

mercredi 18 mars 2020

Tendre à

J'étends des digues longues au hasard... J'attends des angles morts en ces projections... J'entends des chimères aphones & lasses... J'intends ton errance à ma stupéfaction... Quelque instant, parmi les nuits, et ses échéances nues.

samedi 14 mars 2020

ConFinement

Solitude abstruse écart incertain parmi l'errance quelque indéfini point à la nuit malgré l'hier et sa constance inédite ici par secondes lentes chemin blême instance ivre par-delà l'ombre encore inélégance giratoire attention malgré les confusions...

Salut à toi, Genesis P-Orridge


Throbbing Gristle, premier album... 

Qui-vive

LA LOI

Tu n'es pas seule sera la seule voix
Fais ce que tu veux sera la seule loi
Sois qui tu veux sera la seule voie
Profite de chaque instant, le seul mantra
Vis librement est le seul choix

Extrait de Rouge Pute (La Contre Allée) p.63, Perrine Le Querrec

dimanche 1 mars 2020

Funambule.

Elle avait le don de lui rappeler tous ces gens qu'il ne connaissait pas.

vendredi 28 février 2020

Asocial

Je n'ai pas compris la vie, je ne la comprends point, j'avance las parmi ses interstices, je chavire, j'oscille, ne demande rien, attends l'inélégance, connais l'incipit, souviens la nuit... L'attraction sociale m'est étrangère. J'aime à lire à la nuit noire, et à compter par-delà l'horizon des événements. Je sais le crépuscule fractal, et l'ombre mensongère. Après l'élan, Merdre m'indiffère. Asocial, adoncques, asocial...

mercredi 26 février 2020

Elegia


à Ian Curtis
New Order reconnaissant...

Je rêve donc je suis...

J'avançais en tombant. Cependant j'avançais,et je n'avais pas honte.
Je poursuivais ma gravitation, autour de l'automne.

Tournoyer, dans un peu de vent, juste ce qu'il fallait, pour faire durer le plaisir, flirter avec l'Eteinte.

Il y avait aussi des jours où, assis sur une chaise, dans la cuisine, tout contre la fenêtre, tout contre les arbres, l'appareil photographique sur les genoux, j'attendais, je prenais des photos, depuis ma chaise, comme si j'eus été infirme.

L'écoulement du temps, les chutes, les chambres de lumière, ou d'ombre, s'ouvrant à l'oblique, éclaboussements et salves, vers quoi je tendais
mon peu de peau, ma tête

Et la terre entière, n'était plus qu'un lieu d'exil.

Je mangeais ma soupe, comme font les enfants, ou les vieux, en rêvant,
les yeux étant alors

Inhabités, les mains suspendues à tel objet, autour duquel elles se figent, abandonnées dans leur logique d'action.
(...)

extrait de Tectonique des plaques, Editions Comp'act, p.110, Carole Darricarrère

mardi 25 février 2020

Rock is dead



25 février 1969, Electra Sound Recorders, Los Angeles

jeudi 20 février 2020

lundi 17 février 2020

Survivance (vau-l'eau, une anaphore)

à vau-l'eau, cette vague unique et son océan incertain
à vau-l'eau, ces espérances humides & ces craintes anhydres
à vau-l'eau, après l'existence encore quelque errance
à vau-l'eau, invisibles à la nuit, inhérentes à l'aube
à vau-l'eau, de lignes de fracture en lignes de fuite
à vau-l'eau, ignorances à l'incipit, éclipses à l'arête
à vau-l'eau, d'enivrements inconnus & d'ivresses uniques
à vau-l'eau, mystère de l'élan par-delà malice vaine
à vau-l'eau, l'univers expansion & ses failles amères
à vau-l'eau, est instant cette fin et son lieu singulier
à rebours, souvenirs...
à rebours, survivance...

vendredi 14 février 2020

Des fardeaux...

Pâle ignorance une lueur quelle est l'errance ? Par une étrange missive laissée lasse cet oubli de souvenir... Lumière véhémente à l'éclat quotidien. Savoir lacunes après les interstices. De préjudices en déshérences quelque instant nocturne même... Je sais ton crépuscule et cette déchéance... Parmi l'hier ainsi, douter de l'évidence... Demande encore à l'oraison, là ou ici. Particulière, cette scansion...

mardi 11 février 2020

"objectivement dénués de tout caractère littéraire..."

Quand la justice s'acharne sur un écrivain, poëte, gilet jaune
Ludovic Bablon, écrivain et poète, mais aussi organisateur de manifestations et Gilet Jaune à Chaumont a été l’an dernier emprisonné pendant 5 mois pour une soi-disant “apologie de crime” dans des poèmes satiriques contre la police en réaction à a vague de violences d’Etat contre les Gilets Jaunes.
Aujourd’hui il est libre, mais la justice a encore 6 chefs d’accusation contre lui. Notamment pour avoir dénoncé sur facebook les violences d’un gendarme contre son épouse ; pour s’être emporté dans un groupe facebook contre un procureur qui venait de mettre 9 Gilets Jaunes en garde-à-vue ; ou encore pour avoir "cherché à jeter le discrédit sur une décision de justice"... Qui plus est il a subi trois perquisitions au sein desquelles ses ordinateurs et ses clés USB comprenant son travail lui on été confisqués.
Ludovic Bablon fait face à un acharnement judiciaire qui se transforme en discrédit artistique quand les juges qui le condamnent pour "apologie de crime" dans deux poèmes affirment que ces deux textes sont “objectivement dénués de tout caractère littéraire”…

Des écrivains et des poètes en prison, ce n’est pas une franche nouveauté… La liste est longue, de ceux qui y passèrent, Clément Marot, Rimbaud à Mazas, Nerval en GAV pour un défaut de passeport (!), Desnos, Genet, Verlaine et Wilde, Sarrazin, Guyotat, etc, Dostoïevski, et tous les Russes et non-Russes qui n’en revinrent pas. Mais chaque fois, il s’agit d’essayer de penser la situation aujourd’hui, et ce qu’elle révèle, pas seulement pour sauver la peau d’un homme, d’une femme, mais pour remettre sur le tapis et sous les yeux de ceux qui n’y sont pas et croient en être à jamais hors, la prison, sa question.
Dans le cas qui nous occupe, celui de Ludovic Bablon, écrivain et poète donc, il va falloir faire plus que d’habitude l’effort de se mettre dans le crâne d’un juge, dans le crâne supposé de la justice française à l’automne 2019. Par exemple, écrivain et Gilet Jaune, le crâne de la justice française ne repère pas, ne détecte pas, n’enregistre pas ; la connexion neuronale nécessaire au raccord écrivain-Gilet Jaune n’a pas lieu. Il y a bien écrivain d’une part (Christine Angot à la télé, Michel Houellebecq sur la table du salon, Honoré de Balzac dans la bibliothèque) et Gilet Jaune d’autre part (extrémiste, raciste, fasciste, gros, pas lavé, mange mal, ou pire, gauchiste), mais écrivain-Gilet Jaune, ça, pour la majeure partie de la justice française, c’est une vue de l’esprit, un oxymore, une aporie, et pour tout dire : une faute de goût.
Ensuite, si vous êtes écrivain (et poète), c’est que vous êtes calme. Un écrivain garde toujours son calme (sauf quand il lui arrive ponctuellement de faire l’écrivain à la télé, mais ce n’est pas son être : c’est l’être de la télé). La preuve que Ludovic Bablon n’est pas écrivain mais Gilet Jaune, c’est qu’il s’emporte. C’est à cela qu’on reconnaît qu’il est indécrottablement (pensent des juges) Gilet Jaune.
Un Gilet Jaune qui écrit des poèmes, admettons. Justement : les poèmes d’un Gilet Jaune qui écrit des poèmes ne peuvent qu’être mauvais, c’est-à-dire non-poétiques, non-littéraires (puisqu’il est Gilet Jaune). De toute façon, on n’écrit pas que les flics sont des ordures ou des putes dans un poème ; ce n’est pas un thème poétique, la police.
Oui mais Louis Aragon, poète et écrivain, composa dans un célèbre poème les vers suivants :
Descendez les flics
Camarades
Descendez les flics
Justement, c’était Louis Aragon. Louis Aragon (bien que communiste — personne n’est parfait) était un poète connu. Ses amis étaient des gens connus. Ils étaient tous connus, ces gens-là, on ne peut donc pas les soupçonner. D’ailleurs c’est son ami André Breton, poète connu, qui l’a défendu et lui a évité la taule, quand il a écrit les vers ci-dessus, en expliquant à la justice française de l’époque que c’était jamais que de la poésie et qu’il fallait pas en faire un fromage. La preuve que la notoriété est capitale dans ce genre d’affaire, c’est que Rimbaud, par exemple, il était pas connu de son vivant, et ses potes pas connus non plus — du coup, il est allé en taule. C’est logique. C’est imparable.
Une autre preuve que Ludovic Bablon est bien plus Gilet Jaune qu’il ne sera jamais écrivain connu, pour un juge, c’est qu’il est pauvre. Vous me direz : mais Genet était pauvre, Nerval crevait la dalle, etc. Justement : à l’heure qu’il est, ils sont en livres de poche, ce qui justifie rétrospectivement leur pauvreté. Quand Bablon sera mort et en livre de poche, il aura le droit d’être pauvre — et Gilet Jaune si ça lui chante ; on est ouverts, dans la justice.
lisez le magnifique Scènes de la vie occidentale (Le Quartanier)
et ses autres livres :
•Perfection, éditions L’Amourier, 2000.
•Tandis qu’Il serait sans parfum, éditions L’Amourier, 2002.
•Histoire du jeune homme bouleversé en marche vers la totalité du réel, éditions Hache, 2003.
•Scènes de la vie occidentale, éditions Le Quartanier + Hogarth Press II, 2005.
•Kidnapping d’un junkie, feuilleton publié dans Le Matricule des Anges, 2005
•Bomb Bunker Buster, avec Anne-Valérie Gasc, éditions Images en Manœuvres, 2007.
•New York. Trois machines d’amour à mort, éditions Les Petits Matins, 2010.
[Consultables ici : http://ludoeducatif.fr/]
Nathalie Quintane via Lundi Matin (illustration L.L. Mars)

vendredi 7 février 2020

Tombeau pour 500 001 soldats


Catherine Hélie/Gallimard

samedi 1 février 2020

Thurston, Watt, Thurston...


Providence, Sonic Youth, 
Your fuckin' memory just goes out the window...

jeudi 30 janvier 2020

Ondes...

Je ne suis qu'une errance, si je viens on m'oublie, si j'insiste on m'étreint, si encor' à la nuit on me précipite... A l'usage on m'efface, à la faute on m'intime, en nocturne ignorance après quelque abîme... Je n'ai pas vu l'ailleurs, si je ploie j'obscurcis, si j'intense ironie, las même en affliction....

mardi 28 janvier 2020

Eye...


The Eye, Salvador Dali, 1945


(...) "L'oeil résiste à une analyse séparée. Prenez conscience que les yeux sont en fait deux globes mous qui flottent dans l'os.

Les impressions ne me voient pas. 

Demandez à quiconque quel sens il préserverait par-dessus tout autre. La grande majorité répondrait la vue, abdiquant un million d'yeux à l'intérieur du corps en faveur de deux yeux dans le crâne. Aveugles, nous pourrions vivre et peut-être trouver la sagesse. Sans le toucher, nous deviendrions des blocs de bois.

L'oeil est un bouche avide
Qui se nourrit du monde." (...)

(...) " L'oeil est issu de la lumière, pour la lumière. Des organes et des surfaces indistinctes évoluent vers leurs forme unique. Le poisson est façonné par l'eau, l'oiseau par l'air, le ver par la terre. L'oeil est une créature du feu." (...)

Fragments d'un texte parus dans la revue Eye en 1968
Extrait de Une prière américaine (10/18) Jim Morrison (pp. 219/227) traduction Hervé Muller



dimanche 26 janvier 2020

90's (Pérec style)

1 - Je me souviens de l'Europa...
2 - Je me souviens des Creatures...
3 - Je me souviens de cette absinthe partagée à la nuit entre frères...
4 - Je me souviens de Grace, So Real, ou Eternal Life...
5 - Je me souviens des mois de solitude incertains au mitan...
6 - Je me souviens du set des Hot Stuff, et de cette blague sur le Safi (cf:1)
7 - Je me souviens des Nuits Magnétiques
8 - Ainsi que de leur habillage sonore: Annobon
9 - Je me souviens de l'été 1993, homérique...
10 - Je me souviens d'un premier avril au Krakatoa...
11 - Je me souviens de l'Amphi 700...
12 - Je me souviens de Sub Pop.
13 - Je me souviens de Heat, une révélation.
14 - Je me souviens de la comète Hale-Bopp. 
15 - Je me souviens des hérissons et des écureuils
16 - Ainsi que de leurs interactions étonnantes.
17 - Je me souviens  du calme avant la tempête (1999)
18 - Je me souviens de l'accueil bath "Chez Marcel"
19 - Je me souviens de cet instant norvégien(ne).
20 - Je me souviens  même de mon ignorance...

jeudi 23 janvier 2020

Emeutes

Partout l'hier ailleurs au lendemain encore Emeutes d'errances vaines en nuit l'après-midi Emeutes vagues incertaines à la mer indifférence Emeutes à la lumière d'éléments internes Emeutes le premier sang versé, une admonestation Emeutes après le temps, en nébuleux moments Emeutes 

lundi 20 janvier 2020

Crachons (une anaphore...)

Crachons nos errances & insolences
Crachons à la tête d'experts satisfaits
Crachons aux visages bleuis d'amertume
Crachons leur mépris & nos viscères
Crachons encore aux arbitraires
Crachons à leurs mines (dé)confites
Crachons à l'ignorance du malaise
Crachons après les serviteurs volontaires
& leurs maîtres, (il)légitimes & vulgaires
Crachons, crachons, par-delà la salive & le temps.

mercredi 15 janvier 2020

Charly...


merdre...

Extime (ivresse)

Ivresse extime... De l'errance des mouvements en mouvance des errements, une vie... Après la nuit, encore la nuit... Rien n'existe qu'un râle passant à l'orage... Savoir la chute à la seconde... Comprendre l'éternité comme un infini - las, mol... Je continue de feindre d'ignorer, comme à l'instant je chois... 

Sperenza


Jadis, Pilar Stupa

Inactuel

Nous ne sommes rien, soit...  Soyons moins encor' adoncques; devenons l'incertain, l'indicible, l'ineffable, l'interdit, l'illicite, l'incurable, l'inédit, l'inactuel, l'inactuel... In fine, constituons l'inéluctable pour le pire, ou...

jeudi 9 janvier 2020