... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

lundi 31 décembre 2012

vagabonde

n'aime rien que l'amer
sa géographie frêle
te guette.
n'attends pas l'horizon
sa cavalcade vaine
te guigne.
n'imagine rien tant
que l'ennui profond qui
te forge.
n'éteins pas ces lumières
leur souffle saturnien
t'aiguille.
n'omets point la raison
son attrait souterrain
te gorge.

sois le néant, camarade
oublie pour mieux te souvenir,
et malgré ce chaos
inébranlable
vocifère.


samedi 29 décembre 2012

coquelicot

tout rater n'est point encore assez. il s'agit de disparaître, à la manière de cet ultime atome, dans cent milliards d'années.

un délitement façonné par une absconse usure.

Maîtresse je coule !

ainsi

jusqu'à ce renoncement difficile

et là, hier enfin

la suture: éphémère lien.

après quelque élan incertain

ébranle

nos incertitudes...






















samedi 22 décembre 2012

insomnie l'errance...

ta plume en mon fiel intime latence écrasée par son insignifiance impulsion souveraine et astringente nue tu reviendras ma jeunesse lointaine soit l'ombre en moi vertigineuse longue la gorge serrée errance absence une cloche plane plane avec ce flacon le paysage se déploie inélégant tant de volontés dans l'amère intensité par delà l'ultra-violet ou l'infra-rouge geste insane à l'air las la mort parmi nous une mascarade fleur noeud de ruban de peau humaine ici on s'égare à peine exténuée cette jeunesse à l'avancée incertaine hier ailleurs quand bien même jardins de femmes aux jolies omoplates/langueur de nénuphar captive la raison versatile vagues appels parages lisses longue estafilade poitrine tendue de pardons combien faut-il un temps lourd ?

nu descendant un escalier


1912

rien à attendre

effaré je monte enfin
je n'apprécie rien à sa juste valeur
la valeur juste est un leurre
encore plus haut le branle-bas
encore plus haut le branle-bas
un leurre, donc
j'aime à m'égarer, pour de faux
effaré je monte en vain
voire
l'effarement est cette balafrée façade
j'aime assez
et puis rien
un leurre, donc
et je fais de mon pire
avec cet enthousiasme, adolescent
ironique peut-être
dévoile hier encore
paradoxes
ici féroce
ce désir d'ombre 

vendredi 14 décembre 2012

jeudi 13 décembre 2012

est rien

Je sais pas sais plus bien lamento mon cul ignorance crasse hier encore est rien et demain pas plus même ces voix étrangères convulsions la menace d'abord je te vois une errance incertaine hier encore est rien. Rien. N'existe... Rien n'existe... ou bien... Ta gueule ici ou ailleurs, peut-être... un peu d'air connasse...  "je serai ton batteur, tu n'auras plus besoin de chercher un musicien, il sera en toi, te chantera la mélopée..." Hier encore est rien...  La vie est un écart. Un écart de conduite.  et tout ignorer est une salve lasse... hier encore quelque trace: peut-être suspecte indolore. S'emmerder à être... encore ici, même...  quelque extrême seconde... 

samedi 8 décembre 2012

désordre(s)

soleil fantôme / ombre sale / véhémence / effluves clandestines / barricades / mies... / tous les jours le temps s'étire / "hurlant d'ondulation" il secousse, sismique... / c'est mieux que rien / désordre / désordres / vivre fatigue même en la pénombre / hier demain / carbone/silicone / esclandres... / perspectives de brouillard / tâche longue et obstinée / tachycardie désastre...

lundi 3 décembre 2012

so real



pulled me under...

vendredi 30 novembre 2012

encore plus que...

jusqu'à son dos rien / langue servile cette ivresse / sa gorge argentine, véhémente / la souffrance est éphémère quand la douleur est obscène / imposture sa gangue / nous sommes, encore, nous sommes / furtive l'ombre / spasmes insolence / la nature est un crime (elle n'existe point) / sa hanche, sourire / le vide s'efface, invisible soudain l'après-midi même / rêve au chlore / nues obscures angoisses pâles / sous l'opacité, le speed riposte (europe 77) / pensée tragique / écrire d'ici / blank generation, ailleurs le livre / seule, veille sa langue / encore plus que... / au loin, imminence / éternel  nuage fade / voire cheville vaine...

mardi 27 novembre 2012

CosmoS


ligne de fuite(s)…
fugue, art mineur et manifeste…
échappées blêmes,
incertaines.
hier encore ici.
aussi nous sommes abstractions
aussi nous sommes hologrammes
quelque hématome même…
de projections fantômes
en univers errances.
rien
ou épars, ces stigmates …
CosmoS
& algorithmes…

vendredi 23 novembre 2012

jeudi 22 novembre 2012

mise au point

il est un point au centre duquel s'efface le tas
au centre duquel l'être se tient au centre
duquel l'homme s'égare/il est un état au
centre duquel un homme frotte l'étant au
point que le noeud du tas n'est pas le tas
rendu à l'être/il est un coma au centre
duquel un homme dort au point que son être
et son tas bruitent fort en cris des silences/
il est des sons qu'un homme dans son état
de coma crispe en petits tas d'un petit point
décroché ne vacant plus/il est un homme
alité au coin du point périphérie du noir tout
près en perte de sons de dits de mots un sans
état/il est là dans un état de rien le point
noir des idées saisi dans une poche liquéfiée
qui suinte par coups assourdis/il est le point
planté en bout d'une ligne mouillée à vouloir
en trancher des bouts du tas de l'être étiré
sans état/il est là étendu encore tapi sur le
drap à attendre le point au centre duquel un
homme apparaîtra attendu en cet état.

in recueil des hommes, suivi de notes mais encore (p.31) isabelle lassignardie

à découvrir ici ou ...

mascarade



revenir pour rien.
s'étendre encore.
rien signifie maudire, à chaque instant.
comme j'observe elle attend...
envie d'espace restreint même.
l'affût errance phénomènes...
variations ce visage,
à l'hématome clandestin,
ailleurs hier éclat d'ombre.
être ainsi dire le monde,
en mascarade...
quelque instance véhémente.














mardi 20 novembre 2012

stigma (2003/2004)







vilnius, lituanie



las palmas, canaries



paris, france



playa del ingles, canaries



vilnius, lituanie


samedi 17 novembre 2012

l'ennui

aller dans l'ennui. s'ennuyer encore plus. y prendre garde même. s'ennuyer. s'ennuire voire. s'ennuire pour le meilleur du pire ou presque. aimerais-tu t'ennuire sans effort le moindre ? partout cette interrogation incertaine... s'ennuyer ou s'ennuire et merde ! point de néant en ces nuits fébriles. j'attends. m'ennuie, m'ennuis, peut-être... ne redoute rien, pas même ce vide qui guette... je n'ai plus peur la nuit, je m'ennuis. avec élégance & nonchalance... aux abords des routes bien des précipices... l'ennui, encore et toujours est pareil et autre, à chaque fois. la violence de l'ennui est ferme et définitive, quant à elle... pourquoi vivre ici ? et encore ?  l'excellence n'est rien en ces chairs, traces d'ennuis. cette inquiétude est une indifférence blême... s'ennuyer ou s'ennuire, zones d'ombre encore...

vendredi 16 novembre 2012

esquisse


souvenir d’oubli
présence d’ombre(s)
pulsion scopique /rétinienne persistance
être ailleurs hier
encore.
voire l'errance...
en la mémoire des résignés, engranger l'insignifiant.
attendre & fendre
imperceptible
l'immanence alone
& sensible...
obscure cette image
en la nuit incertaine
nébuleuse atmosphère
esquisse
indélicate, même...







mardi 13 novembre 2012

une certaine idée de la désespérance...


samedi gris d'automne à bacalan. photographie: stéphane lartigue, publiée in SUD OUEST, édition bordeaux agglo, 13 novembre 2012

dimanche 11 novembre 2012

apocalypse ou...

ici aucun cobaye ne cohabite noyade spatio-temporelle à chier métaphore merdique pornolettrisme hé bé suite quantique sur vos gueules nos tripes à l'évasion limite fusion/fission lynx à l'oeil frontière nature morte remue encore  virus hier planification incertaine orwell  merde blaireaux indigos je te vois te connais t'imagine ailleurs te défigure alone rien n'est acquis par-delà cette zone d'ombre à l'ouest indistinct à peine ton soir est une apocalypse ou...

samedi 10 novembre 2012

d'où le lettrisme

 D'où le "lettrisme": "l'avant-garde de l'avant-garde." Isou débuta par la poésie. La création étant la forme la plus haute de l'activité humaine, et l'art la plus haute forme de la création, la poésie était donc la plus haute forme d'art.
 La phase amplique de la poésie, comme Isou l'avait établi à dix-sept ans, s'acheva avec Victor Hugo. Puis vint Baudelaire qui détruisit l'anecdote au profit de la forme poétique; Verlaine, lui, détruisit la forme poétique au profit du seul vers; Rimbaud détruisit le vers au profit du mot; Mallarmé perfectionna le mot et le transforma en son - et puis, dépassant avec insouciance la mécanique de l'invention, Tristan Tzarza détruisit le mot au bénéfice du rien. Sa devise était "Dada ne signifie rien". Isou la corrigea: "rien" était une phase, pas un but. Oui, le mot ne signifiait rien, une salle pleine de beaux parleurs était une salle pleine de confettis - ainsi, du mot, Isou sauvait la lettre. Il représenterait et dirigerait une phase où la réduction du mot, et du monde, déboucherait sur le rien. Il réduirait de force le mot à la lettre, au pur signe, apparemment vide de signification, mais en vérité d'une fécondité sans limites.


 Il enverrait le signe se perdre dans l'éther. Il flotterait au-delà du temps, à travers l'histoire, dans la conscience et hors d'elle, jusqu'à ce qu'il ait repoussé toutes les anciennes significations. - et puis, avec sa charge magnétique inversée, le signe attirerait de nouvelles significations. La lettre serait apte a composé un nouvel alphabet et un nouveau langage, un langage qui pourrait dire ce qui n'avait jamais été dit, sur des tons inouïs. Sur le plan de la mécanique de l'invention, cela signifierait que la création de l'anecdote, le récit de nouvelles histoires seraient une fois encore possibles. Autrefois, on pouvait raconter et vivre les histoires. Parce qu'une histoire raconte un monde, un monde nouveau pouvait être créé. Et parce que Isou ne parlait pas seulement de l'histoire de la poésie, mais de la poésie de l'histoire - de la conscience qui, comme le souvenir, est à la fois faite de temps et hors de lui -, cette transformation absolue pouvait intervenir en un éclair. Ce serait comme le voyage dans le temps d'une pièce radiophonique de science-fiction des années quarante: "je m'absente pour un millier d'années", dit le savant à son assitant; "mais cela ne vous paraîtra durer qu'un instant".

greil marcus, Lipstick Traces, une histoire secrète du XXe siècle , folio,pp 308/309 (traduction guillaume godard)


q-leap

n'attends rien
ne vaux rien
ne suis rien
océan prose mon cul !
néant ici
fors la merde...
par-delà l'espace observable
se dandine
Rouge Vif
sans ostentation.

feinte identité
kamikaze, ou presque
ma soif/ton désordre
nulle part
alone
hier...
de l'intrication
lenticulaire
en nerf contraire.
même de dos...

mercredi 7 novembre 2012

le ciel s'était éloigné d'au moins dix mètres.

  depuis ma chute, je ne me rappelais pas avoir dormi. parfois, l'inconscience de la nuit devait interférer avec celle du sommeil, bien sûr; mais sans que cessent le film des images et le marteau régulier de la viande, à présent bien établie dans son nouvel état. des circuits s'étaient constitués, des cadences: dans ma cheville, soudain, quelque chose s'éveillait en chuintant, comme l'eau qui fuse d'un tuyau percé; d'autres sources se mettaient à gicler, puis toutes se rejoignaient et coulaient en se faufilant le long de mon corps. ou bien, la douleur faisait sa pelote au-dessus du talon, se roulant et se distordant lentement; lorsque la boule était prête - j'arrivais maintenant à en prévoir l'instant -, elle se brisait avec une sensation de lumière; et les éclats, traversant mon pied à toute allure, venaient exploser, en étoiles aussitôt éteintes, au bout des orteils. là, je respirais: il se passerait un bon moment avant la formation de la boule suivante. je n'avais jamais eu de fracture; mais je sentais bien qu'il y avait là-dedans une bouillie d'os et de chair bouleversés, et qu'il faudrait beaucoup d'art et de patience pour l'ordonner. à moins que...


l'astragale (pp 26/27) livre de poche (1968) albertine sarrazin

allez les filles !



S.G.  rocks !

mardi 6 novembre 2012

fortunes...

ta nuit mon néant imposture lasse éclat d'éclair feint solitudes silences fortunes ailleurs à nos latitudes parangon d'existence cet objet du désir incarnat cieux désespérés kabbale paroxysme à l'Ailleurs Immédiat point de grand passage, pléthore mêlé d'abominations et de miracles... lady death... tensions chimiques, sémillance de veines, imminences,sommes en guerilla, loin du zéro essentiel et du désordre certain: l'Elémentaire Tragique... après la passion, les ténèbres, et cette élégance, altière incertaine cette vie  pour quoi ? alone et passagères, nos semonces, à la nuit disparaissent...

samedi 3 novembre 2012

marteau & transmutation

 Nietzsche est le premier à nous apprendre qu'il ne suffit pas de tuer dieu pour opérer la transmutation des valeurs. Dans l'oeuvre de Nietzsche, les versions de la mort de dieu sont multiples, une quinzaine au moins,  toutes d'une grande beauté. Mais précisément, d'après l'une des plus belles, le meurtrier de dieu est "le plus hideux des hommes". Nietzsche veut dire que l'homme s'enlaidit encore, quand, n'ayant plus besoin d'une instance extérieure, il s'interdit à lui-même ce qu'on lui défendait, et se charge spontanément d'une police, et de fardeaux, qui ne lui semblent même plus venir du dehors. Ainsi l'histoire de la philosophie, des socratiques aux hégéliens, reste l'histoire des longues soumissions de l'homme, et des raisons qu'il se donne pour les légitimer. Ce mouvement de la dégénérescence n'affecte pas seulement la philosophie, mais exprime le devenir le plus général, la catégorie la plus fondamentale de l'histoire. Non pas un fait dans l'histoire, mais le principe même, dont découlent la plupart des événements  qui ont déterminé notre pensée et notre vie, symptômes d'une décomposition; Si bien que la vraie philosophie de l'avenir, n'est pas plus historique qu'elle n'est éternelle: elle doit être intempestive, toujours intempestive.  (pp 22/23)




Nous, lecteurs de Nietzsche, devons éviter quatre contresens possibles: 1° sur la volonté de puissance (croire que la volonté de puissance signifie"désir de dominer" ou "vouloir la puissance") ; 2° sur les forts et les faibles (croire que les plus "puissants", dans un régime social, sont par là même des "forts") ; 3° sur l'éternel Retour (croire qu'il s'agit d'une vieille idée, empruntée aux Grecs, aux Indoux, aux Babyloniens... ; croire qu'il s'agit d'un cycle, ou d'un retour du Même, d'un retour au même) ; 4° sur les oeuvres dernières (croire que ces oeuvres sont excessives ou déjà disqualifiées par la folie). (p 41)

in Nietzsche par Gilles Deleuze (puf)

mercredi 31 octobre 2012

syllepse

connexes synapses  neurones
mutuelles engeances équinoxes
soif de faim syllepse
l'itération est un crime
et nos vies blêmes terroristes
pourquoi ?
pauvres, errants, encore nous le sommes
l'oubli comme passion dominante...
quelle est cette musique ?
et son exécution maladive
ta miséricorde mon supplice
parmi les rires...
tout événement est une rencontre
au mérite, proférée
et même encore,
personne ne dort.
comme elle rit...
quelle est cette musique ?
azote ou oxygène argon voire...
alone again or
le destin d'un film est géographique.
l'exploration d'un continent s'impose
comme un élan mélancolique
seul parmi nous tous.


lundi 29 octobre 2012

les lendemains qui chantent...



disparu, le clip originel...

unfinished sympathy

j'ai vu ta fin sibylline, ivre ici-même l'insane salve lasse énigme... imaginaire hier ta fièvre cristalline s'étend presque à l'autre rive. lire des dictionnaires comme on lit des romans partout ailleurs cette rétine; ton inattention mauvaise est rétive. après bien des années, ignorance des cokes et des replis incertains encore nos zones d'ombres. NE DEPLAIRE  A PERSONNE: ni méthédrine ni méthadone, tout va bien en irlande & à bagdad... rester prudent far passare... à l'inutile, l'incertain joindre. tout se plie se déplie se replie encore surgir à fleur de peau subtile. si proche à peine, cette fragrance gratuite, au milieu de rien, ou de personne... garantie romantique au départ et à l'arrivée ... cesser peut-être, qui ? et  nos vies malaises, qui ? voir ailleurs hier. & même. unfinished sympathy . a day without a night ... like a soul whitout mind... le temps m'étreint/ l'espace captive/le vide guide... pour rien, ou presque... et j'ai vu ailleurs cette fresque, blême...

samedi 27 octobre 2012

W

après les masques
les eaux lentes & lourdes irradient
théâtre d'ombres - énergumène
un oeil en chute libre
dire tout haut ce qu'on a pensé trop vite:
la vulgarité.
ici ça chie du roman comme à chaque automne
céphalées clandestines
& visions nocturnes.
je veux te boire.
tatouée cette rétine,
sculptée à l'usure
quitte ou double, qu'il disait
ces gouffres: les chaînes d'info prêtent à rire.
l'espace est le vide
donc...
ce qu'être las veut dire.
promesses insanes,
maison des feuilles...
rien n'est invisible
sinon  à l'invitation du pire, répondre...


lundi 22 octobre 2012

(...) c'est de dire: Ubik...

Je suis Ubik.
Avant que l'univers soit, je suis.
J'ai fait les soleils.
J'ai fait les mondes.
J'ai créé les être vivants et les lieux qu'ils habitent; je les y ai transportés, je les y ai placés.
Ils vont où je veux, ils font ce que je dis.
Je suis le mot et mon nom n'est jamais prononcé, le nom qui n'est connu de personne.
Je suis appelé Ubik, mais ce n'est pas mon nom.
Je suis.
Je serai toujours.

Ubik, P.K.Dick, p.284 (10/18)




cf  ubik, in les nouveaux chemins de la connaissance #ubik #franceculture #dick  à ouïr, certes...

peut-être...

nos vies vos extinctions nos suicides vos abandons nos acides vos pluies nettoient point même crevaison indemne inélégante ou dernière... ton nom... vertige passager. rien à attendre. j'entends fusion incessante. filière exsangue énergumène. sois rien ou toi, voire le même. hier est encore demain. quand  cet atome s'égare, avec délicatesse. je le vois. on le devine à peine. POURQUOI ? à noyer ruiner sombrer éteindre presque. incohérence du réel. éloge du rien. encore un monde fantôme... ou cette crue fascinée... l'autre existe, peut-être...

vendredi 19 octobre 2012

singulière


Je me hais je me charge je m’étends je m’encore je me vomis je m’aime presque je néons en la nuit mensongère j’attends rien hors l’endorphine je mélange je subtile je suis blême à nos zones futiles je me blesse avec élégance en circonstances point même morbides je fuis je merde loin d’ici peut-être je ronge un frein en sursis je m’aperçois livide suicide je creuse encor au fond même et même encor j’aveugle indépendance je suis seul en ce nid je déforme l’ennui et l’atmosphère pour le meilleur du pire insincère je corromps l’ombre et l’improbable semonce je pétrole et alors j’obsolescence même je me noie en cet espace bref je ne rien justifie je m’enfonce toujours bien après les nuits l’insolence en lente lave je sais je fuis je dis je jonche et je ruine alone cette essence je conçois ton répit (hier…)

jeudi 18 octobre 2012

dont got a place

it's like i told ya...

nix nix nix ...





lundi 15 octobre 2012

même après...

hier la fin cet accueil versatile sidère au-delà du vide réel démultiplié ou limpide à peine vraisemblance hautaine  ressemblance inhérente réseau mesquin & rideau lourd ou diffus nébuleuse esquisse après cet abandon non à l'ennui oui à l'échéance fertile ou presque sursaut interrogatif est-il ultime ce pas ? immersion & panorama par ailleurs cette ingratitude. errance souveraine ou stance défoliée. ne rien attendre et voir, au-delà souveraines nos vies transitoires. soyons fol et plus, même après...

arthur cravan, oeuvres

FADAISES

Tes cheveux sont un fleuve et j'en suis riverain.
Quand des peignes captifs, submergeant l'estacade,
Coulant l'éplorement d'une molle cascade,
Ils paraissent polir le roc dur de tes reins.

Frêle sachet de musc, d'ambre et de romarin
Ils versent sur ton front la fraîcheur d'une arcade,
Plus sinistrement noirs qu'une nuit d'embuscade,
Et je pars sur leurs flots, miraculeux marins.

Partir dans tes cheveux, aborder sur tes lèvres;
Flotter évanoui le long de tes yeux mièvres,
Dans un bateau de songe et sans se savoir où.

Mourir des violons aux doigts des virtuoses, 
Et sur la mer des seins jusqu'au golfe du cou
Faire tout en voguant d'exquis naufrages roses !

in premiers poëmes, p.19



Qu'ai-je à voir avec vos petites contradictions , - Le printemps, dans les branches... - Atlas syphilitique - Seigneur, Seigneur ai-je décliné ? et mes jours de nageur - hier à ton souvenir j'ai rêvé faiblement - le corset des roses - carcasse, diamants, pierres aux attraits sexuels - tabac de feuilles - Charente, tes branches et tes mousses - astre de l'Equateur - le passé à l'oeil noir - adolescent et adulte - l'ornithologie descriptive - organes, larves lumineuses - mon tronc - passé à l'oeil noir, avenir au plumage doré - hélas et hourrah ! - pétrifications - Je roule le souvenir de chaudières ruinées - ma panse de cheval - rappelle-toi de partir - or ou taureau, je técraserai, fatalité - mais où est le monument de mes vols, farces ? - l'art, la peinture m'a trahi - organes délicats de la femme - je repose mes jambes sur la mousse - Quel temps te faut-il (...) peinture, et que réclames-tu ? Désirs, vous m'avez laissé à moitié mort sur une chaise - possession - La paresse redoutable - je folâtre sur le gazon - reçois l'insulte d'un élu - le cristal de la lune - romance des lutteurs - le fruit d'une négresse - mes pieds resplendissants, leur splendeur - Modèle d'injustice - esprit de la ruse - trésor des cambrioleurs, des mondains - mille en un - pilier de la folie -

in notes, p.112



A MINA LOY

[Toms River, 20 juillet 1917.]
Ce vendredi.
Ma grande chérie,

Je suis encore un peu assommé et je ne comprends pas très bien si je suis tombé d'une étoile ou d'une branche. Dans ma nouvelle orbe je me sens comme un oignon dans un bocal. je cours, je mange, je nage et ça fait beaucoup de bien à la brute. Mais je dois dire que tu me manques... et beaucoup plus que tu ne l'imagines et ce ne sera qu'à cause de toi que je reviendrai lundi.
A bientôt, mes mignonnes. Mille fois mille baisers.
Arthur Cravan.

in correspondances, p.156


 Arthur Cravan, Oeuvres
poëmes, articles, lettres
éditions ivrea

samedi 13 octobre 2012

les mordicantes, extrait.

CYGNE BLANC DE MEDELLIN CUIT AU NATUREL ET SAUPOUDRE DE COCAÏNE, TOUT SIMPLEMENT

ingrédients (pour 8 personnes)
- 1 cygne de Medellin prêt à cuire
- 1 petite botte de foin
- 2 à 3 grammes de cocaïne du Marché couvert des Arnavaux
- Sel rose et poivre corse (Battesti & fils)
- Huile d'olive du Haut-Var

qualité requise
- quiétude innée


Dans un plat creux en terre, formez un nid de foin, déposez-y le cygne, puis fermez hermétiquement. Cuisez au four traditionnel une heure trente-cinq à cent soixante-dix degrés.
Découpez le cygne encore fumant, arrosez d'un filet d'huile d'olive, salez, poivrez, et saupoudrez de cocaïne, tout simplement.

in les mordicantes, 26 recettes qui plairont à tout le monde, pp 57/59, myriam boisaubert, al dante.

hétérodoxe

hier ai vu lumière hétérodoxe foule usine consciente douleur de l'ombre errements balcon horreur du vide ta rage la glace prise rapide incertaine harmonie l'histoire est lasse par-delà les objections possibles cet échec un triomphe au-delà de limites mensongères et tangibles foudre unitaire béances affalées le semblant est le même encor Silence du Feu Multiple. Silence des Crépuscules et des Couchants de Pluies  littérature vaine/action pure/coma technologique la fragmentation est une nuit la langue/scène sa liturgie de ruptures en finir avec la disparition du soupir point d'infinissance quelque immanence et cette providence l'oubli détruire félons rails amène irrésolue litanie sourde des cris un souffle immanence déchirée par le Temps...

jeudi 11 octobre 2012

j'entends plus la guitare...


anthology of noise & electronic music (vol 5)...



wolfman, hauffman,kuper, riedle, kagel, mâche, lachenmann, maxfield, sosa, chopin & more...

lundi 8 octobre 2012

"sphrases"...

veine filigrane bleutée
métal pulsation/béance
retour;
simulacre/suicide/bombes/abandons
Pensée Pure
n'embrasse que la lèvre
encor
entre les écrans
s'étire
un espace vibrant
plénitude d'une entraille, blême.
impossibilité d'être
après les mensonges
même.
la rage...
ce vacarme étranglé
en ces nuits lasses
"sphrases"...
et grêles litanies,
ces ombres...






samedi 6 octobre 2012

crevaison

parler dans le néant
après les atmosphères
ce qui ronge
promène-moi, enivre rare
par-delà nos eccéités
intenses & captieuses...
la maladie comme remède
crevaison
intermèdes.
terrible-moi, à l'onde incertaine
par ici encor quelques secondes,
venimeuses & lentes, entrailles du vide...

lundi 1 octobre 2012

the big sleep


l'intrigue n'est rien, l'atmosphère, tout... et bien plus encore.
sublime métrage.

samedi 29 septembre 2012

sordide subliminal

l'incohérence est liquide elle échappe à tes doigts
convexe oblique pyramide
& lunatique
vice terrible à l'assemblée
- même déserte
Idadéliredautresjubilentàchier
mixe les interstices qu'il disait
sordide subliminal 
un leurre, je vous dis
le chaos, manifeste
derrière un néon sourd au milieu d'une nuit
- tonight
- live
- sold out
traverser la forêt primaire
avec ta peau à fleur de plaie
ailleurs n'est pas le bout du monde.
cette intention vaine & blonde
au milieu de rien
le chaos, indistinct

j'ai vu ce corps après minuit, sombre comme le jour, perméable à bien des nuits sans lune, l'errance en bandoulière et l'extase limite. opaques sont les sommes de ses évasions blêmes. cette peau incertaine et la désespérance. encore pour une heure ou des siècles. en nuits splitées d'alerte...

vendredi 28 septembre 2012

mes chers petits éternels...



(p.27, photographie d'Artür Harfaux - 1927)


glande pinéale
rien qu'un point torride
au bout d'une
interminable étendue
de froid glacial

(p.86)


(p.91)

Mourez-moi ou je meurs tuez-moi ou je tue
Et songez bien qu'en cessant d'exister je vous suicide

(p.102)

in mes chers petits éternels, Roger Gilbert-Lecomte, L'Ether Vague, 1992.

jeudi 27 septembre 2012

une apostrophe.

est-ce donc l'affranchissement des tabous, la liberté ?

dimanche 23 septembre 2012

on en a jamais fini.

j'aurais toujours voulu être un bon garçon, faire des études longues ainsi que de l'argent, toujours plaire aux filles qui plaisent  aux autres, ne plus boire ( malgré le fait que la vie afflue quand l'apéritif s'étire) et user d'excitants - mais point d'hallucinogènes - pour être bel par tous les temps, mais non...

mourir d'un arrêt cardiaque, comme tout le monde / se convertir au surréalisme via days of your lifes / avoir la passion du kir / et celle de la feinte / toujours être ailleurs / et désirer savoir ce que sont devenues Laurence Romance (rock express) ou Véronique Delbourg (l'esprit de famille) / tant de vies incertaines, mais non...

limites intestines: Joy D à l'épreuve de l'onde propagée: par ici manifeste. ailleurs, le vide, ou... je ne suis rien, comme tout le monde, clandestin pas même. la vie est monotone, sauf à l'explosion de bombes - de peinture, ou presque... encore mais non...

on en a jamais fini. on pèle sans soleil, ou bien on chute sans ravin. on se marre sans grâce, et on attend rien, avec élégance... tirer plus souvent et voir sa vie en la pénombre, sauf... boire encor et vivre quelque instant nos persistances rétiniennes, sinon...

samedi 22 septembre 2012

faim

langue dévastée marécage astre anus - sa pénitence mon achèvement / faim / insane la fureur comme la trace scalpel épiderme / naître pour rien n'être / ils aimaient tant la danse pourtant, mais tout le monde est malade, maintenant / la nuit remue le jour qui suit / langage adoubé défaillance système - après les machines calanche (never lookin' in the eyes) / faim / avec l'humain pas un outil ne suffit - même / et la soif de l'ordre n'est rien / l'existence élastique est concrète - toujours ouïr ricanements - à bringuebaler  l'être (néant ? éphémère ?) / EMIETTER L'ILLUSION / vaste indue écorchure / faim de partie / partout présente... comme au détour d'une allée inélégante / de la fuite...

divine vénéneuse...





5 août 19...


Catacombes de San Gaudisio. Celles de Paris ne sont rien en comparaison, il faut venir à Naples pour voir une telle chose. Baroques, fantastiques, les catacombes de San Gaudisio s'étendent sur un immense parcours et l'on dit même que certaines galeries oubliées les relient à celles de San Gennaro. Les femmes viennent ici implorer les grâces des Ames du Purgatoire, comme elles nomment naïvement les forces infernales, et elles y pratiquent le culte des ossements. Les crânes, souvent polis à la cire, coiffés de perruques, disposés sur de petits autels privés par des fidèles qui leur sont d'ailleurs totalement étrangers, font l'objet d'un très actif négoce de la part des gardiens. L'atmosphère de ces catacombes païennes - car c'est bien ce qu'elles sont - est absolument irréelle. Les prières murmurées, les ombres des femmes que la lueur des cierges projette sur les parois de macabre rocaille, les squelettes et les momies habillées dans leurs niches, l'odeur des ossements et des offrandes forment un indescriptible environnement. D'emblée, je fus enthousiasmé.

Comme je m'engageais dans une galerie moins fréquentée, mon attention fut soudain sollicitée par le manège d'une des fidèles. C'était une petite femme grasse comme elles le sont toutes là-bas mais qui paraissait encore assez jeune. Un genou posé sur la chaise au dossier de laquelle elle s'accoudait, la croupe saillante, le cou tendu, elle approchait son visage jusqu'à toucher une tête de mort posée sur la cimaise. Le profil de la femme et celui du crâne se détachaient nettement sur la lueur rougeâtre d'une lampe, la bouche de l'une posée en ventouse sur le sourire de l'autre. La femme avait réussi à introduire dans la mâchoire sa langue que je voyais à contre-jour, lécher et frétiller entre les dents du mort, incurvée, pointée comme cette corne de corail, le vieux symbole phallique que les Napolitains portent contre le mauvais oeil.

Tantôt la femme ramenait cette langue que je devinais étonnamment dure et charnue, jusque sur les incisives du mort, la promenant tout le long de la denture extérieure comme une main caresse un clavier, tantôt la plongeant aussi loin qu'elle pouvait pour lécher l'intérieur des molaires et la voûte du palais.

Tout à son plaisir, elle ne m'avait pas entendu approcher. Je l'observai quelque temps mais elle remarqua soudain ma présence et se redressa en étouffant un cri. "Vous n'avez rien à craindre de moi" lui dis-je, "mais voudriez-vous recommencer ce que vous faisiez tout à l'heure ?" La femme me regardait d'un air méfiant. Elle devait avoir une trentaine d'années et appartenait visiblement à la classe moyenne, peut-être était-elle femme de petit commerçant ou de fonctionnaire subalterne. Je répétai ma demande et le reflet d'une idée qui sans doute lui parut brillante se répandit sur son visage: "Si l'on nous voit, je dirai que c'est vous qui m'avez forcée à le faire." J'avoue que je fus confondu de la ruse grossière avec laquelle elle avait retourné la situation. Mais déjà et sans rien ajouter, elle était revenue à son crâne, les yeux demi fermés, la langue tendue.

Ce que le spectacle et le lieu avaient d'insolite, joint à l'euphorie ressentie dès mon entrée dans les catacombes, me causèrent l'effet auquel un nécrophile peut s'attendre. Je désirai cette femme, bien qu'elle fût vivante. Je relevai sa robe noire et, écartant une culotte de coton, je découvris un large fessier poli et diaphane comme la cire des cierges environnants. Il était encore plus lisse au toucher qu'à la vue. Ayant glissé la main dans sa fente, j'en retirai mes doigts mouillés d'une liqueur opaline qui me déconcerta - les mortes ne sécrètent rien de tel - et qui m'eût peut-être rebuté si son odeur n'eût rappelé celle de la mer, image et soeur de la mort. Ainsi, la pensée que toute chair porte en soi le ferment de sa destruction, aviva l'envie que j'avais de cette femme mais le désir m'abandonna à l'instant même où je tentai un contact plus profond, tel un château de cartes qui s'effondre dès qu'on y touche. La femme se retourna vers moi, le visage distordu de colère: "Je vais dire que vous avez essayé de me faire violence." J'ignore pourquoi le dépit la portait à me menacer ainsi. En tout cas, je m'éloignai aussi vite que je le pus.

Dans mon appartement du Pausilippe, je me sentis soudain envahi d'amertume et de tristesse. Je voudrais vivre et je voudrais mourir mais je ne peux ni vivre ni mourir. Est-ce cela le Jardin des Olives ?

in le nécrophilegabrielle wittkop (régine deforges éditeur, 1972) pp 78-81 

vendredi 21 septembre 2012

Poésie me bombe.

Le Beau ne me dit rien.

Le Vrai ne me touche pas.

Le Juste ne me regarde pas.

Dieu ne se mêle pas de moi.




Mais la vie me parle et le monde me captive.



Entrées en matière, ( nous, 2010)  p.96.


vertigo, another...


S’incliner face à cette tension – éphémère électrique éternelle –
(Ici.)
Monde prévisible
Introduire le suicide en bourse.
Ouïr ce grondement
Mais d’une oreille frêle
En attente
Rien
Organiser le désastre
Anthracite – lorgner ;
Hier et vers l’est
Avec le sourire
Engendrer le vertige
En ce déséquilibre stable
Et versatile.
Comme soif du désordre
Echancrer l’espérance
Et l’enveloppe, à vif
En rêves allusifs
Le vieux monde s’effondre – martyr & lentes zones d’ombre.

lundi 17 septembre 2012

voire pour le monde...

(...)
Une grande clameur tournera autour de l'Europe et l'Europe n'entendra point. l'Europe dormira gardée par ses polices et ses léviathans mercenaires et seules feront bruit les contestations des usuriers.
Et pourtant, Europe, en vérité je le dis, c'est cette année même que s'éveillera dans ton sein l'Esprit de ta Mort.
Car l'an 2000 écarquillera les yeux en vain et ne découvrira plus l'Europe sur la croûte du monde.
(...)

Roger Gilbert-Lecomte, LA PROPHETIE DES ROIS MAGES, in Le Grand Jeu, revue, automne 1930 (Jean-Michel Place éditeur, 1977)



inquisitif indécis, presque.


nous sommes ici ailleurs, et peut-être ici...

samedi 15 septembre 2012

, sublime

de sexe seul dans la pénombre
la phrase  érode
instinctuelle
ta phase inonde
"rien peut-être"

courir après les nuits à l'existence feinte encore des pulsions récentes & éphémères cette distraction...

point de morceau de fer en ce morceau de chair 
mais des craintes, vaines même...

je l'ai vu dilatoire cette indécision en une litanie d'étranges scansions à la pâle immanence fugitive...

brève "langue longue"
volutes violacées
à l'encre capricieuse

émacié cet antre
à nos gorges, sublime.



réussir sa vie

(...)vendre cinq cent mille livres avoir qui me trouvent beau bien des copines bannir les sels de bain pour la cocaïne arborer sourire factice acheter parka et fruits pourris boire des cocktails au bord de la piscine pisser à la raie des michel: denisot field drucker morin poivre d'arvor sortir avec des actrices et pratiquer l'amour tantrique affirmer que jeunesse ne fut que souffrance demander à pascale clark si nicolas rey est le frère d'olivier fumer (même du belge) en tenant l'objet du délit entre l'annulaire et le majeur investir france culture seulement après midi (voinchet non, richeux oui ,veinstein ok) boire du bon vin rarement meilleur que le mauvais se marier avec une chanteuse instable ou une amie d'enfance (même si d'amis il n'y a pas) accepter une interview définitive (type inrocks) manger la robe en viande de lady g. partir à la rencontre de patti smith à NY coucher avec quelque championne olympique de natation pourquoi pas faire par hasard une TS avoir son portrait dans libé écrire une chanson pour indochine rencontrer samaha sam pour quelque hebdomadaire  boire des whiskies de vingt ans d'âge comme s'il en pleuvait toujours être sur la photo faire une lecture habile au président se faire enlever  par quelques encagoulés de service vendre encore des livres mais écrits par d'autres ne pas échapper à la vitrine ni même à la gondole finir ivre droit dans ce flashes mur ou dans ce nébuleux décor(...)

lundi 10 septembre 2012

Mon commencement et ma fin.


Noir-silence du miroir limpide et fulgurante angoisse d'un instant - contre-ciel de diamant tendu à se rompre, tendu à jamais - horizon dernier - je te suis acquis une fois pour toutes les autres - solitude de cristal - noir brasier d'orgueilleuse splendeur - anti-sommeil damné - hasard plus que noir du vide, je livre ma perdition à ta grandeur d'âme sans fond, pur somptueux négatif du givre - aiguille perdue - pierre qui vire à l'autre - nuit blanche d'icône et dans sa chute de plomb agrandit l'orbite infernale de la perdition volontaire justice insondable du crime gratuit et de la folie - sombre vol d'oiseau des îles maniaques, dont la ligne de conduite trace les arbres multidimensionnels de l'agoraphobie - synthèse virtuelle de la somme et de la différence noire liberté de la mort, ma femme, je t'abandonne ma perdition.
Je suis trop exigeant pour vivre.
Mon être, détruire la vie. En jouir comme les morts savent le faire - les Vampires.

1948

extrait de des proies aux chimères, in écrits (christian bourgois éditeur, 1999), p.199

samedi 8 septembre 2012

avec la gangue sale qui soulage la nuit...

fragment fragrant flagrant
l'autobiographie est un leurre
et la sidération, saisissante...
partout la même merde
(à quand un télé-achat érotique: godes en stock, gel en option, lingerie borgne, popper's pour tout le monde)
de l'oeil coule un poison insincère
on en a soupé des syndromes post-traumatiques / le traumatisme est la vie
"SI T'ETAIS SORTI AVEC ELLE ADOLESCENT / T'AURAIS PONDU UN TRUC QUI MARCHE, MAINTENANT" (!?)
(à intervalles stricts,) quand Ironie se fait cynisme, dormir
ou presque
avec la gangue sale qui soulage la nuit
errances 
à nos connexions neuronales & indemnes...
saloperies intrinsèques les vies
tu fulmines et tu haines
FUIS
blanc d'herbe en libre-service (libanais rouge en sursis)
point de messe pour un dieu mort
quant à l'asile, labyrinthe.
ta page blanche est mon sursis.

vendredi 7 septembre 2012

coma

Indécence limite/Métal Bong/En finir/prémisses de récits contemporains mêmes/les princesses se tuent les autres assassinent/là-bas comme ici, personne/rouge sang ce sourire/irradie la plaie, béante/Tout est limpide Non/énigme translucide métal hémoglobine/le Ressassement/cruauté ravine/la dévastation-ruine/comme principe de plaisir/Revoir la côte en un vertige/Indécent/Sous l'opacité la chute/De l'édifice/Pas même cernée/De l'oeil, un supplice/Délice rare/envoûtement & magnétisme/pensée(s)/pureté passion révolte/paupières feintes à l'aube sourde/escale leurre/soir d'atoll salves lasses/IMPULSION-DIVERSION/interstices-sacrifice(s)/quand foisonne la nuit...

vendredi 31 août 2012

ce que dit la bouche d'ombre...

"Les lignes-torpilles graissant la pierre-à-feu - ATTENTION. COUPEZ. Ce point précis - l'Emprunt-Gramme, le Dictionnaire-Fosse, le métal blanc engloutit le Bilgray's Tropico - escadrille Indienne - Dents de scie abîmèrent le navire - Nulle Part (bribes et fin) rose à oublier (définitivement) - un morcellement du doute - "Vive Qui, Senor ?", voyez, dans les poches des Protagonistes, ici même - avez-vous reçu le télégramme ? - les griffes hétérosexuelles, nacelles-échos - Panama City, 1963 - Faute d'ombre murant le métal timide -. (p.14)

"FROID. FILM. JOURNAL. CINEMA NARCOTIQUE. BORDEL DE FER - j'ai éclaboussé de merde ce genre de de type - n'aime pas les guignols, vu ? déguisements, affectation, saleté, vu ? -chaleureusement ma main se ravala sur 38 -
le sang jaillissait - bouche-à-bouche dans l'urinoir de Nulle Part -
j'ai caressé longtemps ce cadavre, lui fouillant le cul avec un canif, les particules noires d'une nuit défaite - vérifiez votre casino jeune homme, et surtout avec moi, la came c'est mon blot - On a enveloppé le foetus dans une gabardine, et hop ! du vent ! -" (p.47)




" POURQUOI ENVAHIR LA FIGURE DE VERRE ? VITESSES - CHEVAL MOUVEMENT - PELURES SENSIBLES DANS LES GRISAILLES DE CHINATOWN - TEINTES ECHARDES (AVEC QUEL POISON INDIEN ?) - BOSSES ET ATTELLES ET PENTES DE CILS - MOL ET MORT VEILLAIT LES INTIMES AVENIDA VOZ 6 REVISION ET INVENTAIRE DE TOUS LES BLOCS D'INTERSECTIONS -." (p.91)

" METHODE

"Couchez-vous".

Cet ensemble salue le rien. Paysage farouche (comme dans les romans d'avantures) ce rien travesti que je traque depuis 1962 (5 ans déjà) - Quel Gouverneur de l'entendement ? - il était embusqué près du dernier virage, il possédait la carte, il était lié avec Minnesota -

"Levez-vous et répondez".

"Non".

"Vous n'avez aucune chance".

L'absence expliqua aux hommes (et ils furent évacués) - la ville-satellite (Galaxie A8) était un monde - évidemment si les billes en eau revêtaient pour moi une quelconque importance c'était à cause du fonds de pierre -

Crier maintenant ?

Extase empreinte d'absence. Les muscles de l'ombre au secours du temps. Contraction (sulfure-action) nous comptions sur la vie (peut-être) - " (pp 114/115)

extraits de Ce que dit la Bouche d'ombre dans le bronze-étoile d'une tête, Claude Pélieu, in Ce que dit la Bouche d'ombre dans le bronze-étoile d'une tête,  suivi de Dernière Minute électrifiée  (Le Soleil Noir, 1969)


ExistenZ


la vie est un leurre
rien n’existe que quelques données numériques inadéquates.
il n’y a d’apocalypses qu’intimes
seule la peau est une limite.
quand flotte l'incohérence électrique
se déploient des remous
mensongers & fantômes
en leur onde éphémère
les forces telluriques
louent l'asphalte amer
subsistance à l'absurde
quand cet ombre fertile, digitale et unique
s'égare...
rien n'existe que ces données numériques, et blêmes.
je finir difficile – mais bel.

samedi 25 août 2012

shadows...


photogramme extrait du Nosferatu de murnau


photogramme extrait de Silencio de FJ Ossang



photogrammes extraits de Dharma Guns de FJ Ossang


photogramme extrait du Shining de Kubrick


Aussi nous sommes nos sommes d'ombres...

mercredi 22 août 2012

blitz

ton nom est une innocence par-delà des portes pas même étanches commettre l'irréparable n'est rien après la  nécessité et le sacre frôlements & lacérations la contingence blême récidive de l'écho muet à franchir cette zone dans les nuits de l'eau torches vives désespère encor de ces litanies feu de métal oeil et balafre torves le tonnerre inonde disparu le mot d'ordre les irréguliers se perdent en incertaine hâte, sur des tessons on rampe qu'importe la misère on l'a fait mal fait derrière le hasard et ses feux... une paire de claques jamais n'abolira le hasard, voilà l'histoire... seul le crime paie vraiment et non ce visage enfoui et désemparé.  à vide les successions, de bobines égarées en abandons...

mardi 21 août 2012

dada & rock'n roll guerilla...

  

european death winners  MKB fraction provisoire

nous sommes indestructibles...
nous sommes le coeur de la mort...

samedi 18 août 2012

chaos debout

pourriture noble vs empirique merde
l'érosion certaine se perd en fictions palimpsestes
sordide subliminale cette étreinte aride
la nuit vient comme la panique
en oscillation indécente & unique
l'abîme n'est rien par-delà l'éclipse
précis de déconstruction
perméable à la mutilation
de terreurs induites
infinies & infimes
il est toujours un leurre
qui précède l'envie
une matière noire
indécise & subtile
à l'apaisement feint
roide comme l'oraison - funèbre pas même
ainsi s'étire aussi cet orbe de détresse
& d'afflictions en tourments
un horizon fragile
se délite.





vendredi 17 août 2012

jeudi 16 août 2012

hier... ailleurs...

sais le corps, innommable hier
un luxe que l'égarement
qu'il s'évanouisse même
je était loin
incorruptible à peine
cherchant la nuit
aux frontières d'un jour
énergumène
donner ou prendre, alors
tout accord est un leurre
céder pour un-instant
rien
à la façon de voir ébloui
amène encor hier
une injonction 
soutenue
profonde est la somme
de ces craintes fugaces
je pour tu, et cru
sais le corps,
dès qu'hier
en rhizome ainsi, ailleurs...



lundi 13 août 2012

rastaquouère

bouffi airport loin de fin organe de veille insaisissable je reste là pour quelque merveille incommensurable derrière cet instant divague en inattention une fugitive esquisse blême encore ton temps est incertain par ailleurs ambigus ces ébats à l’automne mensonger rassemblent rien pour le pire ou presque soigne ta déréliction à la vue suspecte d’hères dissociés je ne t’attends plus et n’attends plus parmi les vagues que cette semonce dernière et sûre d’à peine cette dictée tu souffres ainsi va ce monde intégré ou diffus ne plus associations nébuleuses intruses absences la soif est une anarchie à la démesure fragile versatiles ils demeurent quand d’autres sont immobiles je n’attends plus que quelque rastaquouère ici ou là peut-être mon temps est cette fin control (or not) son corollaire lâche la fuite comme toujours certains s’enfoncent et d’autres s’envolent en une mécanique honteuse et servile éphémère et sempiternelle soit à peine une amertume…

samedi 11 août 2012

the order of death

this is what you want/this is what you get...

mercredi 8 août 2012

équivoque

le temps n'est rien,
sinon l'éternel abandon,
rien d'autre qu'un incarnat horizon
sensible & délétère
une fièvre incertaine
à l'artère peuplée &
mensongère.
un miroir aveugle
à l'ombre dérobée
parmi des illusions pérennes & tertiaires.
l'errance...
l'errance encor scorie manifeste
de l'infiniment rien, où légion sont ces variations
infimes presque...
les paupières sont lourdes
comme l'attente vaine...
le combat est un leurre
l'avenir , équivoque...



samedi 4 août 2012

seul, ainsi...

à sa mort, on inspecta sa bibliothèque. aucun livre n'avait été lu.

lundi 30 juillet 2012

la jetée...

l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance...




alone, intense, et rien, ou presque....

La Jetée

encore pour un temps éphémère...


vendredi 27 juillet 2012

et pour rien...


ne point suivre la règle
qui ne subsiste sans agrément
majeur.
cette existence délicate
est véhémente, par ailleurs…
voir n’est pas percevoir
ou influer, à peine.
lois des désirs dés sans loisir
à l’exhortation incertaine.
quelque suspecte lamentation
traduite pour un temps
et pour rien,
en sensations dernières
évasion souveraine
cette ancre est telle
qu’il y a un siècle, ou presque…
envahissante l’ombre
barreaux de cuivre vert-de-grisés
la fin, cette élégance
au loin cette limite.

mardi 24 juillet 2012

quatre mains...


dEUS, version française...

un élan


l’air est insane
la musique à sa date suspecte…
hier encore quelque implosion souveraine
viride & roide
intense(s) et brève(s) déflagration(s)
la révolution point éternelle
s’efface presque…
l’œil ouvert à cette mort, avide & mensongère
partout ailleurs un élan
délétère. 

samedi 21 juillet 2012

tabula rasa

à l'aube un crâne à l'orbite fantasque/point d'apoastre encore tu marches parmi les âges et la désabusion/l'art de rien est un masque/savoir ou pas cela importe/haine du quotidien qui t'habite/la vie avant la molaire à l'air libre, c'était quoi ?/à peine cette chair intruse et désirable/tu avances encore tu y vas tout droit/rien ne manque pas sauf ces deux trous à sa tempe droite/éternel horizon/tu continues sans conséquence aucune quant à cette extinction/toujours te semble floue zone limite/tu le sais tout à fait/mais non...

vendredi 20 juillet 2012

so young, but so cold...

kas product, loony-bin, album by pass (1983)

samedi 14 juillet 2012

adresse au pape, par antonin artaud.


cf: oeuvres (quarto/gallimard) p.133

nadir

hasard néant merde. rien après l'ennui l'instinct d'ombre; se soulève le ventre à son rythme - pantelant néant merde. trou prenant focale amère hasard se perdre est divertissement - toxique - éphémère. panmixie nandrolone sanguine il se peut que rien. maladie nomade bruit blanc fusil métaphysique enrayé pour un temps. merde hasard merde obsessions obstructions échange de fluide/le néant n'intéresse plus personne. nul exil élégant, l'élimination est un langage, l'hébétude, un sens. encore cette ondée carcinogène. j'attends - la fin soudaine ou la blessure, absurde - néant merde hasard - hasard par-delà les nuits/en merde contemporaine.

jeudi 12 juillet 2012

indistinction

toujours continuer,
toujours continuer...
hors ère
la menace coule
le long d'une gorge mensongère
aveugle même
ligne de mire
des voix envisagent dévisagent
pourtant la peur hier
nous sommes des audaces
éphémères
lambeaux de peau nébuleux
puissance des failles amères
simulacre(s)
précaire est l'indistinction
en ce ciel  lourd... & las
le songe abhorre
et l'oeil ouvert
en noyades sereines
à l'éclair insolent...

mercredi 11 juillet 2012

le monde précédent s'est effondré


à la nuit, le dernier des poëtes du cinématographe...


cochonnerie humaine...

video

mardi 10 juillet 2012

le baiser, 1930


par man ray...

samedi 7 juillet 2012

onze...


jamais je ne me méfie des fameux tags, mais via la sérendipité électronique, il m'arrive de découvrir quelques interrogations incertaines:

chez http://www.etincelle-blog.com/

1- si tu étais un animal, lequel serais-tu et pourquoi ?
un oiseau de mauvaise augure.

2- quelle superstition as-tu, si tu en a une ?
si tu glandes bien, tu arrives bien.


3- trois choses que tu emporterais sur une île desserte ?
1 assiette, 1 couteau, 1 fourchette.

4- un personnalité qui t'inspire ?
pierre guyotat (fort modestement)

5- quel(les) célébrités te fais (font) craquer ?
asia argento, ou lauren hoffman, voire liandra dahl...

6- ton pêché mignon ?
le mauvais vin.

7- les trois choses les plus proches de toi pendant que tu réponds à mes questions ?
un verre de kir, un casque audio sony MDR-XD100, une porte ouverte.

8- ton plus gros défaut ?
la procrastination.

9- si tu pouvais exaucer un souhait ?
pisser de la tequila.

10- ta plus grosse honte ?
être le dernier à lacer mes chaussures,  après la sieste, en première année d'école maternelle.

11- comment imagines-tu ta vie dans dix ans ?
mort, au moins...

ou chez http://ohedugateau.com/2012/03/24/j-350-et-si-on-blablatait-un-peu/

1- la pire honte de ta vie ?
cf: supra.

2- à ton dîner presque parfait, qui inviterais-tu ?
un dîner entre filles, idem... ou presque... liandra dahl, carlin ross, barbie woods,  ainsi que cette vieille baderne de philippe sollers.

3- ce qui te révolte ?
le fait qu'hervé le roux n'ait point retrouvé cette passionaria: http://www.youtube.com/watch?v=ht1RkTMY0h4

4- ce qui t'émeut ?
l'étrangeté certaine.

5- une personnalité que tu ne supportes pas ?
anne roumanoff, voire philippe sollers (que je compte empoissonner lors du dîner). mimie mathy est hors-concours.

6- qu'est-ce que tu aimerais faire et que tu n'oses pas ?
prendre le soleil.

7- trois mots pour décrire ton blog ?
quitter le solide.

8- ta devise dans la vie.
si tu glandes bien, tu arrives bien. (redite)


9- le pays de tes rêves ?
celui ou l'on arrive jamais.

10- plutôt rat des champs ou rat des villes ?
plutôt renard, cela va sans dire...

11- ne jamais dire...?
i love it when a plan comes together.


à suivre, 11 choses que vous ne savez pas de moi, donc:

1- j'ai dû subir six fractures/fêlures (mâchoire, index droit, talon droit, nez x2, orteil droit) en ma pôvre existence sans jamais bénéficier de quelque plâtre/emplâtre.

2- le travail salarié ne veut pas de moi.

3- il m'arrive de regarder days of your lives le matin, sur france2.

4- j'ai pris trop de poids, ces derniers temps.

5- je me complais en bien des situations pathétiques.

6- je n'ai pas assez de courage (against the machine)


7- je sais que toute croyance est ridicule.

8- je me masturbe fréquemment.


9- je prends les cons pour ce qu'ils sont (ex: http://www.2012-2025-findumonde.com/   voire http://www.eteissier.com/ )

10- j'écris, en vain...

11- je me hais, avec une bienveillance certaine.

enfin, 11 questions, auxquelles vous répondrez peut-être, si vous avez le temps...

1- qui t'effraie ?

2- l'éphémère capturant l'éternité, c'est pour quand ?

3- seuls dans l'univers, le sommes-nous ?

4- les vieilles gloires se dandinent-elles encore ?

5- la procrastination est-elle une solution ?

6- vous souffrez ?

7- la distance est-elle réellement une échéance ?

8- seul comme franz kafka, certes... mais après ?

9- s'évertuer à comprendre, le début d'une certaine lucidité ?

10- parfois, voir est entendre, n'est-ce pas ?

11- admirables, nos nuits, par delà, éphémères, peut-être ?









jeudi 5 juillet 2012

alone again...

je n'ai rien vu rien perdu
le coeur même à nouveau
soit-elle intense à l'air libre.
voudras-tu vouloir rien
dira j'ai le tu pas
encore après le temps
que me rien avec peine
étrange auprès donner,le seul
avec entrain blême j'avoue
choisis toi le t'aime
pour passer
au loin même
indécises elles sont
nos adjurations
je qui pourquoi passage de toi

mercredi 4 juillet 2012

vendredi 29 juin 2012

the hammer and sickle of antechrist...

.../Juguler à peine
reste de sang éparpillés sur les trottoirs/
je serai fantomatique
il n'y aura pas d'équivoque

strangulation blues, p.166, al dante (clara elliott et/ou sylvain courtoux)

SPK, slogun...


cingle


le chaos n’est rien sans la diligence. d’abandons en crevaisons, malaise. les solitudes sont nombreuses/paraissent versatiles. creuser. en surface alios, au loin hydrolyse. un océan de morve… cingle ! et laisse à l’affût quelque autre matière, grise et insipide. caresse l’errance, à l’approche du vide. source de rien s’égarer toujours. n’attends pas. exaspère. étonne ainsi le monde las. titube encor avarie souveraine. rien n’existe que la plaie… entre cicatrice, désir encor & souvenirs, cette autre perspective… magnétique.

break on through


arms that chain, eyes that lie...

mercredi 20 juin 2012

d'abandons...

ignorance suspecte/indolence blême
je me souviens malgré...
longues secondes incertaines
la vie avant la vie...
je n'ai pas vu la fin.
escapade fragile à l'oraison
malgré la grâce souvenance...
quelques heures hostiles
versatile aversion/nébuleuse scansion...
d'abandons en crevaison - intime.