... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

vendredi 30 septembre 2011

neutrino...

mon exil est cette inconscience vaine...

jeudi 29 septembre 2011

radiations...

nous n'étions pas ne sommes plus encor à nos corps défendants le flux infus reflux diffus & qui sont-ils donc ?
savoir que nul autre n'existe, angoisse d'ombre à la lumière, et cette peau contre la mienne...
à son adresse un inventaire, sur la précarité de la nuit,  dernières braises au bout d'allées spécieuses...
certes elle subsiste, cette part d'ombre, au temps sauvé de nos épanchements même, radiations...

mercredi 28 septembre 2011

feu christophe tarkos - l'homme de merde


je me demande quand même s'il n'y a pas une fuite...

samedi 24 septembre 2011

profane

je n'attends rien que ta noirceur guignolesque tout est singulier même les particules élémentaires ou presque oui vraiment ta géographie mon cosmos les affects du chaos sont nos monstres chimères errantes inassouvies en nos corps incertains cette ombre siffle un testament inélégant et blême oeil comme hier en éclipse cela se confond ailleurs même et au-delà tristesse infiniment joyeuse étincelante encor quelque part le cosmos sait qu'elle scintille et le rayon vert ainsi de son énormité se perd et s'empare et se perd encore pour le pire spécifique noirceur élans pâles, de louange en abandon...

contre la nuit #8


s'étendre comme elle s'allonge...




van gogh, la nuit étoilée, 1889.

mercredi 21 septembre 2011

samedi 17 septembre 2011

aléa

à ma suite, quelque événement, insolent & ultime...
même.
en sublime errance par-delà cette béante ville...
blême.

ne rien entendre voir, à peine.
ailleurs en cet instant...

samedi 10 septembre 2011

rose poussière, extrait...



beauté d'occasion. faite d'emprunts. aux chants, aux mots, aux danses d'une saison. aux nécessités du moment. due à des accidents. ( chez castel, hiver 66: visage blanc, tremblé, sur fond pourpre. visage momentané d'un night-club. quelque inconnu transfiguré dès le moment où il franchit la porte et descend [ainsi passé par le STYX, on devenait une ombre] - et alors comment pourrais-je écrire: "pierre (paul ou jacques) franchit la porte et descendit" puisque je me moque que ce soit pierre  (paul ou jacques) qu'au contraire ce qui m'importe c'est que ce soit n'importe qui - dépouilé de son épaisseur, faisant trois ou quatre gestes précis dictés par la saison, par une foule d'autres personnes qui ne le sont pas.)

in rose poussière, jean-jacques schuhl, gallimard, p.23

ma balle élastique

la défense est l'attaque
offensive roide licencieuse
au loin même...

délasse encor à peine
ta place et la mienne
venimeuses. 

j'existe ainsi par delà même
son ombre
claire en la nuit sombre

des fleurs bleues
sur la tombe
des étoiles

ma balle élastique
& versatile
une frasque nébuleuse, 

et éphémère... mon indécision est à la hauteur de cet autre... et à celle de cet élan, insaisissable...

apostasie...

lignes de coercition floues, comme ce monde vacille... j'attends en pure perte mon dédit & son nom. seule, au loin fragile, l'appétence elle attise. je me souviens presque de son abandon...

lundi 5 septembre 2011

tourments infinis.

désespoir vide, impossible de s'y installer. je ne pourrai faire halte que lorsque je serai satisfait de ma souffrance. (25 novembre 1914)

drapeaux noirs. mais comme je lis mal ! avec quel regard méchant et débile je m'observe ! il faut croire que je ne puis pas forcer la porte du monde, mais que je peux rester tranquillement couché, concevoir, développer en moi ce qui a été conçu, et me produire tranquillement. (20 janvier 1915)

in  journal...