mardi 25 juin 2013
samedi 22 juin 2013
ZERO
Nous nous sommes quittés très tard. En haut on voyait déjà la lumière. Une aube renversée. J'ai réuni des gens que je ne connaissais pas la veille. Dans la rue. Je les ai invités à monter pour parler des désastres et des massacres. Des catastrophes fin de siècle. Une expérience avide pour exorciser des terreurs privées. Je laisse entrer de l'air. L'odeur de leurs corps lourds me rend nerveuse. Je devrais planifier à nouveau mon destin. Le taper à la machine et l'envoyer par fax au Père Noël.
"Voilà, c'est ça que je veux, fais le plein aux rennes et apporte-moi mon cadeau en avance, enveloppé de papier précieux."
Je sers du All-Bran et du riz au lait dans un bol pour chien. Je mange avec les mains. De ma main droite toute sale, je compose des n° de téléphone trouvés dans la station de Lancaster Gate. Les chats des voisins crient. Ils crient même quand elle répond. Ils crient même quand je raccroche, une seconde après le allô. C'est triste de se sentir seul et de s'en rendre compte. D'en prende conscience. Vaut mieux cracher. Monter le volume et se démener. Monterlevolumeetsedémener.
DESTROY, Isabella Santacroce, pp.95/96, Al Dante, traduction Margherita Vecciarelli
"Voilà, c'est ça que je veux, fais le plein aux rennes et apporte-moi mon cadeau en avance, enveloppé de papier précieux."
Je sers du All-Bran et du riz au lait dans un bol pour chien. Je mange avec les mains. De ma main droite toute sale, je compose des n° de téléphone trouvés dans la station de Lancaster Gate. Les chats des voisins crient. Ils crient même quand elle répond. Ils crient même quand je raccroche, une seconde après le allô. C'est triste de se sentir seul et de s'en rendre compte. D'en prende conscience. Vaut mieux cracher. Monter le volume et se démener. Monterlevolumeetsedémener.
DESTROY, Isabella Santacroce, pp.95/96, Al Dante, traduction Margherita Vecciarelli
arden lointain...
il s'agit d'être ailleurs et puis non. être ailleurs. violence espace et lentes lames... de fond. négliger l'engeance et même l'existence amène... ne rien attendre et dériver encor... lointain hier insane las... alone... il s'agit d'espoirs déçus et de nandrolone. d'hématomes diffus... embrasser la voie défendue pour quelques secondes encor... vouer aux gémonies des individus étranges et beaucoup d'autres ordinaires. je te connais, camarade, far from outer space... ton angoisse , cet hémisphère rare, arden lointain en la pénombre, versatile...
lundi 17 juin 2013
angst...
du flou dans le viseur épris d'abysses ainsi l'apocalypse vierge est insane l'agent orange épars et disert rien hier encor rien hier encor rien hier encor ici l'errance est fertile, voire... attendre peu même, la fin n'est en rien suggestion... turbulence encore. no pills. no pills. no sleep. caprice inconstance turbulence... et cet instant, froid & roide... thaumaturge elle aspire à la confusion, inhérence même introspection malaise... rien va quelle occurence... ailleurs est là, encore voire... visage dans d'autres visages. rebellion lente... floue alone inélégance...
vendredi 14 juin 2013
encore plus loin, ailleurs...
Autoroutes jeudi d'automne - H.F Thiéfaine - Soleil cherche futur, 1982.
jeudi 13 juin 2013
shock corridor
la brume élastique éternelle a
électrique intense désespérance
shock corridor en aparté
ce vent déchire l'évidence
au sous-sol insane acuité
âmes lasses
fioles lacérées
taire l'errance par contumace
verticale hier
& feu le sang...
électrique intense désespérance
shock corridor en aparté
ce vent déchire l'évidence
au sous-sol insane acuité
âmes lasses
fioles lacérées
taire l'errance par contumace
verticale hier
& feu le sang...
dimanche 9 juin 2013
vendredi 31 mai 2013
hélas...
je ne sais plus je ne sens pas rien d'ailleurs hier est aujourd'hui parfois l'espace d'ombre las appartient à ce nombre inconséquent de la coupe aux lèvres errements mon aliénation un inachèvement détresse interdite et au néant cette limite sordide guérilla corps ébauchant une orbe et pourquoi nous et pourquoi non et ce regard abscons presque incertain se perd parmi les formes cicatrices & traces encore la frustration la lassitude me sont étrangères la nuit le venin désespère et le sens échappe à l'oeuvre vaine n'être rien est être même...
Inscription à :
Articles (Atom)



