Ce que me fait l'errance. A confusion nocturne. Une arrivée éparse. Une attente inutile. Perte de vie et de vitesse. Encore secondes quelques à l'ennui. Echange au loin, obscure limite. Paroles annihilent. Sérénité limite. Accalmie infrisme. A l'horizon, rien, pas plus qu'à la frontière. Va point. Se perdre. Quel élan ? Un but inultime.
jeudi 20 octobre 2022
mercredi 19 octobre 2022
Obnubilante
Obnubilante ma capitulée penche pour qu'on la pille. Ayant considéré je la défalque. Elle ineptie imparfaite. Elle dans sa flaque. S'inquiète et je la déguenille. Elle m'inverse dans sa conque. Elle m'héberge en son écluse et m'obscurcit dans son vin. Elle m'avale et je me vide ou redurci la réinvente. Et me rêve naissant. Dans l'aube de sa pâte. Dans l'aile de son épaisseur. Elle tumulte moi magma d'elle montagne moi coulée de le lave. Elle s'invite à boire au cou tranché du cygne - et j'ose -du bout de l'os - aboutir en l'oeil unique du cyclone qu'elle d'elle qui enlève tout le reste. Or - par plein ciel - je plombe. Elle cabre et m'encorde au retard de sa grâce. Elle arme et je rampe. Elle plonge vers le pic. Je vide son cratère. Elle aspire l'aspic. Elle avoue je dévoue - la nuit flambe et tombe sur nos mots. Dur parjure au sol. Reste nous seul - et nous seuls. Sauf l'instant d'abîme: un rien. Dehors l'exténué dégorge. On sue dans cette mer fermée soudain par le critère. Aussi les neiges ont fondu. Sa langue me lave.
Degré Noir (11) extrait de Degré Noir in Une Inquiétude p.270 Flammarion, Cédric Demangeot
lundi 17 octobre 2022
Cadillac
Pascal Comelade w/Jack Berrocal Cadillac
Les mémoires d'un ventriloque
vendredi 14 octobre 2022
jeudi 13 octobre 2022
Désabusion (Anaphore Nuit)
mercredi 12 octobre 2022
samedi 8 octobre 2022
inamovible
un cerveau - qui l'eût cru ? - rencontre un creux. Un quoi ? Un creux. Que fais-tu ? demande le creux. - Je me blottis, répond l'organe - de fait, le cerveau est affalé dans le confort de ses pensées - et toi ? - Moi ? Je ne suis rien, dit le creux. Je suis seulement si tu n'y es pas. Tu me remplis, cela suffit. Je ne suis rien, je ne fais rien, je ne suis pas. - Alors qui parle ? insiste la cervelle. - Je parle seul, répond le trou qu'on voit bouger entre les lèvres. - Et ça donne quoi ? - Quoi, tu crois que ça sonne creux ? murmure la langue à l'attention de son palais. - Tu parles seul en lieu et place du creux comblé que tu reçois. En son nom, tu te parles. Au nom du trou que tu remplaces... Tu parles au creux. Tu parles en creux. Tu parles creux. - Parle pour toi, tête vide ! répond le siège inconfortable de la pensée
(inamovible)
extrait de méca (Le Cadran ligné) p.53 Ana Tot
mercredi 5 octobre 2022
Suspensions
Je n'attends rien alentours... Je Vaque... J'extime... Je reconnais cette femme sur le sable et sur l'écran à l'école jadis et puis non... Je désespère de continuer... J'avalanche & gangrène... La nuit personne ne vous entendra boire à la bouteille cet armagnac admirable en des rues désertes... Sauf quelque phare indifférent... J'ambivalence zone lasse... Je fuis à cette suite... J'entends pas comprends même... Je sens l'hier comme au lendemain... Après stupeur, des stances crânes... Je tends à vacance... J'ambule particulier...
