jeudi 31 décembre 2015
à ses torts
(...)
Bleu de nuit.
En bas.
Tapage nocturne.
Deux camps.
L'ennemi repoussé vers le parc.
Monsieur et ses amis (les tenants de Monsieur)
chargés
les bras chargés
des portes démontées.
Voie de faits.
Le fracas des battants de verre. A la volée.
S'écrasent en éclats.
Pots de fleurs. Vases. Potiches. En pièces.
Traces de sang. Sur les marches de marbre.
Plusieurs batailles simultanées.
Chaleur. Temps rapide.
Monsieur et la Mère de ses enfants.
hurlements
JE ME SUICIDE
Voix folles. Démesurées.
Course vers le torrent.
(...)
in Le Bonheur Dans La Nuit ,Hélène Bessette (Laureli/Leo Scheer) pp. 99/100
errance, dérives...
Merdre est rire en pleurs. Intense réfraction après les barycentres. Diagnostic sentir telle lueur. Arrive à point cette déchéance. Après l'élan, trois pas encore ou rien, en la pénombre cacochyme. Savoir cette inhérence, subtile. A chaque instant, errance, dérives... Météore(s) inscrit(s) en cette révolution, lasse, indigne(s). Au sol délivrance après les précipices, non... Parole ultime, quelque carrefour, indignité vacille telle flammèche, merdre.
Lapidation Reflected...
Que fais-tu derrière mon dos ?
Tu traînes ? Tu putes ? Tu salopes ?
Et si tu ne l'a pas fait tu l'as pensé et si tu ne l'as pas pensé moi je l'ai pensé pour toi.
photographie: Man Reflected, Joel Peter Witkin, 2007
texte: Lapidation, Perrine Le Querrec, 2010
samedi 26 décembre 2015
Commande
Ne m'accorde pas de répit, ne me pardonne jamais.
Harcèle mon sang, que chaque cruauté soit toi qui reviens.
Ne me laisse pas dormir, éloigne de moi la paix !
Alors je gagnerai mon royaume
et lentement je naîtrai.
Ne me perds pas comme une musique facile, ne sois pas caresse ni gant,
taille-moi come un silex, désespère-moi.
Garde ton amour humain, ton sourire, tes cheveux. Donne-les.
Que vienne vers moi ta colère sèche d'alumette et d'écailles.
Crie. Vomis du sable dans ma bouche, casse-moi la gueule.
T'ignorer en plein jour m'importe peu
et savoir que tu joues face au soleil et à l'homme.
Partage-le.
Je te demande la dure cérémonie de l'entaille,
ce que personne ne te demande: les épines
jusqu'à l'os. Arrache-moi ce visage infâme,
oblige-moi à crier enfin mon véritable nom.
Harcèle mon sang, que chaque cruauté soit toi qui reviens.
Ne me laisse pas dormir, éloigne de moi la paix !
Alors je gagnerai mon royaume
et lentement je naîtrai.
Ne me perds pas comme une musique facile, ne sois pas caresse ni gant,
taille-moi come un silex, désespère-moi.
Garde ton amour humain, ton sourire, tes cheveux. Donne-les.
Que vienne vers moi ta colère sèche d'alumette et d'écailles.
Crie. Vomis du sable dans ma bouche, casse-moi la gueule.
T'ignorer en plein jour m'importe peu
et savoir que tu joues face au soleil et à l'homme.
Partage-le.
Je te demande la dure cérémonie de l'entaille,
ce que personne ne te demande: les épines
jusqu'à l'os. Arrache-moi ce visage infâme,
oblige-moi à crier enfin mon véritable nom.
extrait de Le Nom Innommable, in Crépuscule d'automne (Ibériques/José Corti), p.156, Julio Cortazar, traduction de l'espagnol (Argentine): Silvia Baron Supervielle
jeudi 24 décembre 2015
Abîme...
A la nuit scélérate, encore. A la nuit. A la nuit. Césure... Un cri. Merdre à l'aisselle. Douceur après élan, suspense... Encolure interstices renégade, ailleurs ainsi, hier... Même à l'époque mensongère rance errance... A l'abîme une fin, des marécages. Parfois savoir être autre... Majuscule imminence au plus tard... Abîme. Par-delà plante anti-héroïne voire... Souvenirs monstres à la pénombre, délicate.
lundi 21 décembre 2015
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