Tout le monde parle, personne n'entend.
Seul, je parle, sépulcral, au monde, je me tais.
Tout le monde parle, personne n'entend.
Seul, je parle, sépulcral, au monde, je me tais.
Parfois delà, je suis la Vie, minute extime, musique lasse, pour une éternité de l'instant, or un moment perpétuel, j'avance angoisse sempiternelle, parmi l'ennui & le limon, je suis la Vie, limite à reconnaître, appert rien, certes, après tant d'incidences, qu'est-ce donc qu'une fuite de ligne, je tâche encor, je suis la Vie, pour au moins quelque seconde, en une lointaine innocence ici comme en l'outre-monde, une ronde macabre et des éléments quelques, ruines incertaines, affres souterraines, je suis la Vie, et déjà mort.
Sol en sang foutre esquive équivoque instant lès intime sérums & fluides insolence de l'épiderme la chute encor' avec outrance point non limite évasion plis de l'aine flanc violet en robe bleue lèvres nomades veine entrelace paupières de lutte lècheries visages éperon passage sueurs chancelance écorche conchiée après la nuit l'aisselle trace d'elle ou d'ailleurs aux confins fissures Vénus voilée de vapeurs intestines la sorgue ainsi comme à l'absence.
Enfermé suis longtemps décadence héliophobe tropisme à mal encore un élan vain décor instance une ignorance élément d'errance avant l'hier subliminale stance attendre pour au moins quelques secondes affres aux interstices bruines aux limites qu'importe la mesure pourvu que l'errement...
Catastrophe intime. Ignorance menace. Encor après la nuit, Merdre. Existent errements. Caresses lointaines. Intestines espérances. Terrains vagues. Aléa(s). Et puis les spirales. Amertumes limpides. Densité limite. S'enfouir. Brouillards. A certains égards, Merdre. De ruptures en latences, substance(s)...
Leonard Cohen, 2008
Cf: Emmanuel d'Astier de La Vigerie/Anna Marly
Merdre...