... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

mercredi 18 novembre 2020

De mon âme à ton âme

 






Funk w/ me

Tout a commencé parce que cela a toujours été là.
Cela se produit c'est tout,
avec des mots.
Ca s'immole par le verbe.
Ca essaye de comprendre en écrivant des mots,
En laissant beaucoup de blanc (de vide et d'air),
Ecrire des mots pour l'absent.
Et l'absence se dessine.

Cela se produit avec des mots qui deviennent des figures, qui changent la température du moment qui palpite, qui deviennent victimes d'incessants ajouts de matières, qui traduisent en bas de l'écran le souffle qui me manque ce soir, tous les soirs.

Pendant que l'Idée se dessine, ralentit,
tente d'apparaître à l'orée du bain de la métamorphose,
la page de mon présent est le terrain glissant où
d'étranges et sévères opérations de coupes ont lieu
et le sens advient dans la connaissance du coeur.

Du zénith au Nadir, pp.38/40, Rosalie Bribes, Editions Supernova/Les presses du réel

Moleskine...

 

 Ivresse moleskine non-sens contraire brise caresse étrave à la dérive partout l'oraison blême pensées vagues à l'envi espaces vains prétérition extime un avènement tourmente limite cet événement quelque instant même après l'élan ignorance du vide perceptions en l'absence touching from a distance au-delà de l'avant, intrication quantique... 

mercredi 11 novembre 2020

La nuit qui vient

  Dans son petit atelier froid, le peintre ce soir a couché sa toile à terre et sur l'envers, de façon à ce que, marchant sur la toile retournée et l'écrasant doucement, se passent, dans cette part noire d'entre terre et toile, des choses inconnues, traces, chocs, frottements, et que le peintre alors connaisse la jouissance des dieux, de déclencher un monde, et l'autre jouissance des dieux, de n'en plus rien savoir.


 Finalement nuit, avoir poussé le corps ici, vers les berges, pas celles aménagées, celle plus loin, une fois le pont, celles des réchauds et toiles de tentes, celles là où ça ronfle et où moustiques et radios grésillent, celles là où les enfants courent, tombent, pleurent, crient et rient, celles là où les femmes pissent agenouillées de fatigue, leur sexe tire, le temps avant la pisse est de plus en plus long, les femmes pissent assises, sans plus l'écart, l'à peine rebond entre cuisses et sol qui permettrait de croire que corps et pisse sont séparés, comme la laisse met un écart entre le chien et la main, la bête et l'homme, les femmes s'assoient sous le ciel et la pisse ne vient pas, c'est seulement la nuit qui vient. 


 Milène Tournier, L'autre jour, p.83, Lurlure

Trame,

 La nuit phénomène après l'an déférent n'attends rien qu'une balade amène et des lendemains longs observe le spectre visible et songe à ses tréfonds magnétiques quelque seconde inique en cet instant à quelles limites ces observations ? 

samedi 7 novembre 2020

The radio

 


Kat Onoma, Billy the Kid, Jack Spicer...

vendredi 6 novembre 2020

Spasme

Vacillation monothéismes/Coercition limites

Au-delà, en-deçà.

Ailleurs, rien.

Ignorances extime/Errances monolithe

jeudi 5 novembre 2020

Take it all so bad

 


Codeine, D.

Infini - un aphorisme...

 A l'infini, point de parallèles, tout se rencontre et meurt, avant d'avoir vécu même.