... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

mercredi 27 mai 2015

contre la nuit #11


Seul, comme Franz Kafka...


mardi 19 mai 2015

Falloir savoir...


  Le regard est ironique, la voix neutre. Ils tarissent les images, et toute mon intention va dès lors vers la pièce. Je sens que le temps vient, c'est-à-dire que je percois  un rapport en train de s'établir entre les êtres et les choses ici en présence, de telle sorte que chacun va former l'un des mots d'une phrase à laquelle le temps travaille justement à donner verbe et sens. Le temps va me prononcer, m'accoupler avec les autres. Je m'immobilise, je me prépare à être absolument le signe de moi-même. Mais la chose, avant que je ne commence à me l'annoncer, a déjà commencé: c'est un frémissement, là-bas, une ondulation plus vive, une approche. Et parmi les mots que nous sommes, c'est exactement comme si le présent se dressait - comme si le présent bandait pour nous tenir enfilés les uns aux autres dans la partie carrée de l'objet et du sujet, du lieu et du temps. Là-bas, donc, la chose a commencé: une reptation parmi les poils, un surgissement qui me surpend au point que ma conscience voudrait bien tout à coup arrêter le temps et s'arrêter elle-même; mais non, cela se rapproche, inexorablement; l'espace se creuse le temps se gonfle: il va falloir savoir.

in Le Château de Cène, p.67, Bernard Noël, L'imaginaire/Gallimard

samedi 16 mai 2015

Nos nuits...

Nos nuits... La nuit... Lente & lasse. Perturbable ou... Infini point. Aréole menace. Noir d'encre incertain. Elan licence capte atmosphère... Vivace. Même hier nomade. Savoir non... Litanie pareille. Principe en la pénombre. Abîme... Confusions par-delà les rondes...

Fier de ne rien faire


Nettie...


vendredi 15 mai 2015

Sombre...

monde suivant effondré encor LEURRE électrique sphère plastique non cosmos hanté humanité servile oui stance après les schèmes non avidité des lignes oui embrasement errance au-delà précipice une obscurité à l'aube cruelle c'est un rêve et puis non savoir sur le tard ambiance oblongue on se tue même encor FLACCIDE l'alvéole bien après cette ligne pas même directrice inhérence semonce ou advertance pas même blême en ce miroir indistinct CUT-UP illusoire promesses incertaines malgré le soir nulle part où vivre en paix, nulle part où vivre en haine et puis l'insanité à l'essence même je suis contre ce monde encore quelques secondes étanche ta place hâve sa potence ton corps contre le mien sa chaleur insolence essence diluvienne te sens te sais passage lent BALAFRE commotion toujours et encore tout devenu prétexte à mort (même la mort) sentir le sang excès à l'onde la pénombre au vertige hémisphère à la suture ainsi un espace s'efface après le temps espèce d'ombres et traces de colère ALGARADE explosion cheminement intense bien après l'érosion un pan d'univers cède...

Because the night


Because the night (Springsteen/Smith)

mercredi 13 mai 2015

regards...

sans fond ton puits trace intense merdre stigmate à révérence... regards... trous dans ma tête dartre errance table rase encor sentence lasse trous dans ma tête trous dans ma tête savoir la vie non éphémère pénombre essence rare & cortisone infracassable noyau d'ambre - amère ainsi  trous dans ma tête évanescence quelque impact en une collision à l'acuité dolente délices de confusion enfin trous dans ma tête... regards... rien savoir encor pourquoi voire mastodonte irréfragable merdre te voir même désinvolture ou fractale alliance sécable après les jours grêles... regards... universelle règle mensongère encore fin telle cette atmosphère rien n'arrête voire à l'horizon suicide létale amazonide ou ce temps après l'instable marrade... n'y croire...  regards... après ta fin & ce miroir alone  élans intrinsèques après l'hiver ce cheval noir cabre indécence parties amènes depuis hier ou trous dans ma tête savoir énonce même rien

vendredi 8 mai 2015

Tombé pour la France...



daho, drogue & co...

mercredi 6 mai 2015

, lasse...

Insolence fractale à l'ignorance urbaine létale encor à la vue souveraine écarlate hier déliquescence après le jour et déhiscence incertaine à l'atmosphère perte d'haleine cet élan crépuscule insane même le tien exode énergumène limite ainsi après cette errance les balances merdre savoir ne point être là qui encore après à nulle autre pareille... non. seulement immanence, voire... Ta pénombre cette lumière, lasse...