lundi 15 septembre 2014
frontières
après l'heure éphémère dormir non élégance parallèle par-delà cette esquisse ton mensonge ma vie vertige certain écume étourdie frissons herméneutique même à l'abandon carences en ces temps certes j'attends rien quelque instant après l'autre seconde esclaves ces destins inhérence nomade balade insane à la limite quand l'autre est le même singulier indistinct parmi les ans encore un élan après cette onde vaine ignore l'espace ignore le temps encor cet hémisphère plonge un certain temps frontière lointaine mienne pourtant.
vendredi 12 septembre 2014
Nervure.
J'avance dans la fièvre d'hier, dans celle de
demain, bouleversée et seule dans la
farandole des baisers où je veux me tenir.
Comment faire, ici, dans ce temps
géométrique qui me traverse et fuit ?
Qui avale le paysage, la terre plus dure que
du ciment ?
Allers et retours du saule à table sur la
terrasse.
Allers et retours des vignes aux bacs de fleurs
jaunes et bleues.
Ici, puis là. des va-et-vient. Là. Ici. Nulle part.
Jusqu'à l'échappée d'une phrase qui m'inonde.
pour me rappeler la pesanteur du bandeau sur
la bouche.
La faim impatiente.
Mais l'abandon du corps ne résiste pas à ce qui fond de ta langue,
des mots incendiés pour les siècles des siècles.
demain, bouleversée et seule dans la
farandole des baisers où je veux me tenir.
Comment faire, ici, dans ce temps
géométrique qui me traverse et fuit ?
Qui avale le paysage, la terre plus dure que
du ciment ?
Allers et retours du saule à table sur la
terrasse.
Allers et retours des vignes aux bacs de fleurs
jaunes et bleues.
Ici, puis là. des va-et-vient. Là. Ici. Nulle part.
Jusqu'à l'échappée d'une phrase qui m'inonde.
pour me rappeler la pesanteur du bandeau sur
la bouche.
La faim impatiente.
Mais l'abandon du corps ne résiste pas à ce qui fond de ta langue,
des mots incendiés pour les siècles des siècles.
in La nuit se sauve par la fenêtre, Pleine Page, p.63, Brigitte Giraud
anamour...
espace fini en territoire lâche ubu rien à coups de flot inonde l'étroite trace lasse à peine un quart de sa valeur quand à être là l'azote ne vaut pas l'abandon merdre filant(e) la métaphore comme l'étoile nous sommes ce vide incertain qui enserre via déroute innocente dernière éreintement à l'ambre parmi le continent anamour lent ces feintes & simulacre intestin en stratagème y croire encore après la fin indécise quand bien même...
jeudi 11 septembre 2014
mardi 9 septembre 2014
samedi 6 septembre 2014
incendies...
après rien se soulève par blocs une terre incertaine à l'agitation même branlant errement encor la trêve non rien n'existe à peine quelques vers libres alors entre deux hémisphères une composition même... ne rien savoir après la faille intolérance au fer nos landes encor langueurs intenses au zénith même. je le crains. et je te sais vertige à l'entendement. jelly roll. merde. encore hier. tu le sais presque. après demain encore le même, cette errance à la nuit... incendies à l'intime, adresse factice à la trépidation blême... ailleurs par-delà précipices...
(2 juin 1967)
Aliéné. Détaché de liens. Avec qui, avec quoi ?
A c'est a, c'est non, c'est dé, c'est alors rien. Des liens.
Mais à quoi bon être des liens. Pour être lié ?
On ne doit pas être lié.
Les liaisons sont dangereuses, même non érotiques.
Etre étrange entre étrangers. Cela suffit.
Les liens de la famille sont des liens avec des Etres étrangers. On naît sans être lié, au contraire, pour se détacher des liens.
On naît alors aliéné. C'est nécessaire.
On doit être aliéné. être lié est infecte (sic).
Etre lié est insupportable.
Alors le vrai nom d'un Aliéné doit être: le déliéné.
Il n'y a pas d'Aliénés que chez les fous.
Seulement les fous fous disent: au lit on dort, pendant que les déliés disent: on ne dort plus, cela lie des liens.
A c'est a, c'est non, c'est dé, c'est alors rien. Des liens.
Mais à quoi bon être des liens. Pour être lié ?
On ne doit pas être lié.
Les liaisons sont dangereuses, même non érotiques.
Etre étrange entre étrangers. Cela suffit.
Les liens de la famille sont des liens avec des Etres étrangers. On naît sans être lié, au contraire, pour se détacher des liens.
On naît alors aliéné. C'est nécessaire.
On doit être aliéné. être lié est infecte (sic).
Etre lié est insupportable.
Alors le vrai nom d'un Aliéné doit être: le déliéné.
Il n'y a pas d'Aliénés que chez les fous.
Seulement les fous fous disent: au lit on dort, pendant que les déliés disent: on ne dort plus, cela lie des liens.
in Une anthologie poëtique, Raoul Hausmann, p.179, al dante/transbordeurs
vendredi 5 septembre 2014
Poëse...
Aliénation. Illégale point échange. Convergent l'errance et les sangs. Non-lieu merdre lien. En ta main sa langue fragile. Calendrier las désespérance. Nuit ainsi nuit encor. Inextricable encan après les métaphores... Ta merdre rien hématome au monde message circonstancié. Pas sans pas attendre. Antagonisme après l'ombre, tremble et puis ces cris. Poëse est après l'écart une vaste gangue blanche L'univers n'existe pas mais se réchauffe parmi nous ! Spasme indélicat en frontière dernière... escroquerie pour tous... dada n'est pas après l'aura un personnage intrinsèque. Poësie même... Merdre... Ta peau et tout le saint-frusquin...
lundi 1 septembre 2014
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