mon agonie ton espérance/lisse étanche la fragrance/lasse est la fiction leste l'ignorance/n'être rien être tout pourquoi/le rite rayé par-delà les silences/ailleurs encore quelque errance/ latente & basse la jubilation/en rappel souvenirs incertains/en évidence quelque reste d'ambre/ce coffre plein de vide s'éteint presque à l'aube/ta lune lasse, enfin/dévaler des pentes hier encor/prophète en chambre ta merde hélas/loin des précipices ta parole/ici même pour l'unique pont à l'axe mordoré/tôt ou tard l'irréverence, respect d'une parole lente au loin... l'autre été creusement & souvenir d'oubli... vague instance/et cet élan n'est là.
jeudi 17 octobre 2013
mercredi 16 octobre 2013
on the vine...
l'érotisme certain du pressage pieds nus...
vendanges à Margaux, automne 2013, photo thierry david.
via sud ouest
mardi 15 octobre 2013
les rues...
les rues la nuit l'indifférence, les rues la nuit cette distance... rien n'existe que les soirs après la semonce... longue incertaine. le quai n'est rien, l'errance grêle et lasse, encor... liquéfaction lente et insolente. n'y voir ainsi rien d'insolite... timon n'existe. éloquence étranglée, le silence est chair, par-delà le malaise... quelques secondes humaines et mensongères. nous étions fols nous étions loin nous sommes certes un élan vain... les rues la nuit l'absence, les rues la nuit l'éclipse intense...
vendredi 11 octobre 2013
voire....
ta frange rance errance lente camarades paupières lasses encore ainsi électrodes indistinctes... quatre-vingt-dix minutes ou centimètres ? ton luxe élan mon héroïne presque... essor illégitime essence d'ambre. chic désespéré... d'autres nuits & d'autres villes... ce mouvement qui nous traverse s'égare en ces murs insolence. surgir du futur, passer son temps à le perdre, mouvement. ardeur et dérèglement s'enlacent pour un temps incertain... rien, toi, l'espace inélégant, sourdre en dedans, encor... ce quelque instant de merde... ailleurs, hier... un visage en éclipse et l'ombre recouvre le futile... et puis le reste, et tu es là, voire...
subversivité, donc...
(...)
Poëtes, descendez
dans les rues du monde une fois de plus
Ouvrez votre esprit & vos yeux
à l'ancien délice visuel,
Raclez-vous la gorge et parlez,
La poësie est morte, vive la poësie
avec ses yeux terribles et sa force de bison.
N'attendez pas la Révolution
ou elle aura lieu sans vous,
Cessez de marmonner et parlez haut
avec une poësie nouvelle grande ouverte
avec une nouvelle "surface publique"
de sens commun
avec d'autres niveaux de subjectivité
ou d'autres niveaux de subversivité
un diapason dans l'oreille interne
pour frapper en-dessous de la surface.
Chantez encore votre doux Moi bien-aimé
mais prononcez le "mot en-masse"
Poësie transport en commun
moyen de transport public
vers des lieux plus élevés
où d'autres roues ne vont pas.
La poësie tombe toujours du ciel
dans nos rues toujours ouvertes.
Ils n'ont pas encore monté les barricades,
les rues sont pleines de vivants visages,
la beauté des hommes & des femmes
qui marchent encore,
partout encore des créatures aimables,
dans les yeux de tous le secret gît encore
les sauvages enfants de Whitman dorment
toujours là,
Bien éveillés et chantant à tue-tête.
extrait de Manifeste Populiste n°1 Lawrence Ferlinghetti - in Poësie art de l'insurrection pp 83/84, maelstrÖm reEvolution éditions, traduction Marianne Costa
Poëtes, descendez
dans les rues du monde une fois de plus
Ouvrez votre esprit & vos yeux
à l'ancien délice visuel,
Raclez-vous la gorge et parlez,
La poësie est morte, vive la poësie
avec ses yeux terribles et sa force de bison.
N'attendez pas la Révolution
ou elle aura lieu sans vous,
Cessez de marmonner et parlez haut
avec une poësie nouvelle grande ouverte
avec une nouvelle "surface publique"
de sens commun
avec d'autres niveaux de subjectivité
ou d'autres niveaux de subversivité
un diapason dans l'oreille interne
pour frapper en-dessous de la surface.
Chantez encore votre doux Moi bien-aimé
mais prononcez le "mot en-masse"
Poësie transport en commun
moyen de transport public
vers des lieux plus élevés
où d'autres roues ne vont pas.
La poësie tombe toujours du ciel
dans nos rues toujours ouvertes.
Ils n'ont pas encore monté les barricades,
les rues sont pleines de vivants visages,
la beauté des hommes & des femmes
qui marchent encore,
partout encore des créatures aimables,
dans les yeux de tous le secret gît encore
les sauvages enfants de Whitman dorment
toujours là,
Bien éveillés et chantant à tue-tête.
extrait de Manifeste Populiste n°1 Lawrence Ferlinghetti - in Poësie art de l'insurrection pp 83/84, maelstrÖm reEvolution éditions, traduction Marianne Costa
jeudi 10 octobre 2013
lundi 7 octobre 2013
Alone
Rien va... l'europe/L'ENNUI l'errance élégante par-delà la nuit JE TE VOIS merde le spectacle est incertain sans amphétamines/ hier encore ta rixe à l'atmosphère insoutenable légèreté éphémère & goémons/ailleurs déboire(s), à chier l'hypnose, mensongère l'exception/croire on en a pas fini, pour rien, POUR RIEN... Prévarication lâche hier... après rien ta disgrâce même... point d'histoire, quelque événement, AILLEURS peut-être. Je le sens, cela même, soit. Corps étrangers, intense dérive, là-bas ou ici, le monde... Ce Monde./L'horizon, à jamais couvert, semble s'abandonner pour une seconde encore... lointaine là, au final, l'irradation suspecte. ou NON peut-être... l'inélégance est un vice. HAÏR cet endroit, même. Rien va...
mercredi 2 octobre 2013
que le vide
in Journal, 19 juin 1916
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