jeudi 21 février 2013
i should've known - 1967 - soft machine
kevin ayers est retourné au néant... réécoutons soft machine (ayers/ratledge/wyatt), à cette occasion lasse...
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kevin ayers,
robert wyatt,
soft machine
équivoque, ainsi...
pas la peine de susurrer / inanimation prégnante / au centre rien ne sort.
escompte rien pas même toi
c'est toujours hier quelque part, carmin voire...
se regarder ne point se voir
qu'il est terne l'éclat bel
après minuit l'errance est axe
lâche
ni ne rentre / exp(l)ose intense / à l'arrière-cour.
encor quelque borne crasse
et cette antienne...
il s'agit d'exécrer l'évidence.
escompte rien pas même toi
c'est toujours hier quelque part, carmin voire...
se regarder ne point se voir
qu'il est terne l'éclat bel
après minuit l'errance est axe
lâche
ni ne rentre / exp(l)ose intense / à l'arrière-cour.
encor quelque borne crasse
et cette antienne...
il s'agit d'exécrer l'évidence.
... de muraille aveugle
XVII. Attraper le mot.
La silhouette ovale de l'écrivain paraît couchée, parmi des étrangers vifs indifférents, dans un linceul de glace. Blafarde hauteur, ou austère réserve, de l'incopiable saisi dans une glace d'approbation ? Le copiable est ovale. Sa serviette définitive, la glace, est le produit de sa belle machine marquante: il a produit des copies, et des rêveries de muraille aveugle. A l'huis du coeur d'un lecteur émotif, frappe le mot qu'il faut attraper. C'est un mot comme "préférer", ou "refuser de trancher", ou, en plus misérable, "je veux dire". Quand ce mot a frappé, ne plus faire d'écritures. (Cela, longtemps après l'interdiction de rien faire.)
extrait de Chambre à roman fusible
La silhouette ovale de l'écrivain paraît couchée, parmi des étrangers vifs indifférents, dans un linceul de glace. Blafarde hauteur, ou austère réserve, de l'incopiable saisi dans une glace d'approbation ? Le copiable est ovale. Sa serviette définitive, la glace, est le produit de sa belle machine marquante: il a produit des copies, et des rêveries de muraille aveugle. A l'huis du coeur d'un lecteur émotif, frappe le mot qu'il faut attraper. C'est un mot comme "préférer", ou "refuser de trancher", ou, en plus misérable, "je veux dire". Quand ce mot a frappé, ne plus faire d'écritures. (Cela, longtemps après l'interdiction de rien faire.)
extrait de Chambre à roman fusible
43. Aventures.
"Quelle aventure" un livre ?
Non pas une aventure
avec des histoires complètes
à côté, ou le refus
des moyens,
de l'endroit où sont
les moyens, les en principe
du milieu outils. Qui ont du coeur.
Or, ce sont des bons, à côté de la pompe,
et de la très développée
série à continuer
de mots diversement fusibles. Puis des uniques.
(Réponses à des réservoirs définitifs.)
Il y avait une fois une histoire
d'épée au sol et d'aporie intéressante.
(Si j'entends "l'épée, la soie", sommeil.
Ou assommoir.)
extrait de Rude merveilleux
in Poësies premières 1997-2000 (flammarion)
samedi 16 février 2013
anima mundi...
à partir d'une fente
naturelle à la roche ma vulve très nettement au centre
de mon corps écrit à l'oxyde de manganèse ainsi me voient-ils aussi
omphalos de leurs terres fertiles consommateurs de déesses
ils lèchent cette lézarde depuis des temps
immémoriaux y introduisent leur langue
même ils se fendent d'un lièvre - en dépôt à mes pieds - plus rarement d'un python
ils usent leur salive à me parler d'eux seul le soleil en alternance
avec le gel pénètre jusqu'à mon coeur
naturelle à la roche ma vulve très nettement au centre
de mon corps écrit à l'oxyde de manganèse ainsi me voient-ils aussi
omphalos de leurs terres fertiles consommateurs de déesses
ils lèchent cette lézarde depuis des temps
immémoriaux y introduisent leur langue
même ils se fendent d'un lièvre - en dépôt à mes pieds - plus rarement d'un python
ils usent leur salive à me parler d'eux seul le soleil en alternance
avec le gel pénètre jusqu'à mon coeur
environs du bouc (p.65) éditions comp'act
la nuit...
la nuit non la nuit non la nuit non la nuit l'ailleurs existe instinctuel en la pénombre hier une inélégance lasse la nuit ce schème intense hélas est vain la nuit rien va la nuit rien va et même là la nuit encore admirable et ses comètes superfétatoires ou bien... la nuit l'attente songe, pareille à l'aliénation, ou à l'accélération du monde palpable, voire... la nuit non la nuit non la nuit non nocturnes ces attaques fissiles, à lire ou à réinventer, instables, nos instants vivaces... la nuit hier, et demain captieux, cet édifice crasse.
mercredi 13 février 2013
feindre
itère l'histoire
du moment jusqu'à l'infini
du moment jusqu'à l'infini
VOIRE...
mouvement dérisoire
destin l'incertitude
ouais
$$$$$$$$$$$$ and again and again
nos nuits hématomes
fulgurances, & pénombres
le flux n'est rien, avant-hier ou demain
et rien va, non
il s'agit d'attendre sans en avoir l'air
feindre
tel est l'élan
voire une menace
ou merdre
inélégance passagère
RIEN n'existe
ici
que ces douves
l'absolu est ailleurs
par-delà ces salves lasses
hier incertaine
ton oriflamme.
lundi 11 février 2013
jeudi 7 février 2013
singulier
de rien j'implose ta vague hypnose innocente il pleut goutte insolente hier (il y a un peu profond moi calomnié ?) figures imposées têtes lasses nos échéances surmontables s'évaporent à la brume matinale molécules instables parmi d'autres sécables... (j'ai dénégocié.) l'hypothèse faste: nos hématomes et nos rancoeurs s'égarent ici ailleurs, même. je te vois. engeance liminaire cerclée d'un rouge indéfini... ta vie: un fil inélégant par delà quelque ailleurs, singulier.
lundi 4 février 2013
Stranger in a strange land
Une lecture, dans le texte, de quelque extrait du roman-culte de Robert Heinlein, Stranger in a strange land (En terre étrangère, en sa traduction française due à Frank Straschitz - Presses pocket) par l'admirable Liandra Dahl.
Gnoquez-donc, camarades !
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