dimanche 20 janvier 2013
samedi 19 janvier 2013
convulsion(s)
... y fouir encore / éruption d'intensité - suffoque / odoriférante apocalypse / oeillet noir / à nos lèvres vos coupes insolentes / vacarme silencieux / en subtile démence / mirage vice diffracté / la soif la soif la soif désordres / au-delà des lignes brisées le nombre / gracile / convulsion(s) / héritières des nuits les puissances du soir s'immiscent, lourdes & lentes / 23: 34 / éphémère stridence - mensonge obsession / toujours plus, par le fond, boire / fluide ardent / corps électriques / d'attractions en vertiges, langues déliées, gangues lacérées / encore hier alone...
vendredi 18 janvier 2013
vendredi 11 janvier 2013
le retour de lilith (extrait)
Je suis l'ange libertin. Première cavale d'Adam et corruptrice de Satan. L'imagination du sexe inassouvi et son plus haut cri. La pudique, parce que je suis la sirène du volcan, la jalouse, parce que je suis la hantise du vice. Le premier paradis ne m'a pas supportée, alors on m'a chassée pour que je sème la discorde sur Terre et pour régler dans les couches les affaires de mes sujets.
le retour de lilith, joumana haddad (traduit de l'arabe par antoine jockey), babel p.48
le retour de lilith, joumana haddad (traduit de l'arabe par antoine jockey), babel p.48
#3
rater sa vie est une chose...
faire de ce ratage une expérience captivante en est une autre...
on ne le sait que trop,
l'échec encor ne suffit plus.
son élégance, en revanche...
faire de ce ratage une expérience captivante en est une autre...
on ne le sait que trop,
l'échec encor ne suffit plus.
son élégance, en revanche...
vendredi 4 janvier 2013
je n'ai jamais cru
je n'ai jamais cru à moi, je n'ai jamais cru à mon actualité et je n'ai jamais su me voir dans l'avenir, comme un enfant qui croit qu'il sera vraiment lui, lorsqu'il sera devenu autre, lorsqu'il sera l'homme qui au-delà de cette vie pourra être quelque chose, je pense un moi imaginaire qui ne peut exister.
Francis Picabia, Poèmes, Mémoire du livre, p.349.
Francis Picabia, Poèmes, Mémoire du livre, p.349.
rien va...
rien va, ton errance est un vice, inélégant... dans l'espace comme dans le temps, ta fin est plus que proche. rien va, la contingence originelle sur le plan des objectivités permanentes, intuition de la prévision.... choir est incertain, à intervalle crasse. l'intuition d'une absence n'est rien... au milieu d'un néant alcalin, rien va et plus encore. ne rien attendre que ce concept universel: la connaissance de saisir l'autrui qui aboutit aux cigarettes hier. rien va jusqu'à demain, et plus encore à l'optimisme refroidi, exsangue même... sache que je te vois et que l'envers est pavé d'intentions frustes... rien va énergumène, même...
lundi 31 décembre 2012
vagabonde
n'aime rien que l'amer
sa géographie frêle
te guette.
n'attends pas l'horizon
sa cavalcade vaine
te guigne.
n'imagine rien tant
que l'ennui profond qui
te forge.
n'éteins pas ces lumières
leur souffle saturnien
t'aiguille.
n'omets point la raison
son attrait souterrain
te gorge.
sois le néant, camarade
oublie pour mieux te souvenir,
et malgré ce chaos
inébranlable
vocifère.
sa géographie frêle
te guette.
n'attends pas l'horizon
sa cavalcade vaine
te guigne.
n'imagine rien tant
que l'ennui profond qui
te forge.
n'éteins pas ces lumières
leur souffle saturnien
t'aiguille.
n'omets point la raison
son attrait souterrain
te gorge.
sois le néant, camarade
oublie pour mieux te souvenir,
et malgré ce chaos
inébranlable
vocifère.
samedi 29 décembre 2012
coquelicot
tout rater n'est point encore assez. il s'agit de disparaître, à la manière de cet ultime atome, dans cent milliards d'années.
un délitement façonné par une absconse usure.
Maîtresse je coule !
ainsi
jusqu'à ce renoncement difficile
et là, hier enfin
la suture: éphémère lien.
après quelque élan incertain
ébranle
nos incertitudes...
un délitement façonné par une absconse usure.
Maîtresse je coule !
ainsi
jusqu'à ce renoncement difficile
et là, hier enfin
la suture: éphémère lien.
après quelque élan incertain
ébranle
nos incertitudes...
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