... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

vendredi 23 novembre 2012

jeudi 22 novembre 2012

mise au point

il est un point au centre duquel s'efface le tas
au centre duquel l'être se tient au centre
duquel l'homme s'égare/il est un état au
centre duquel un homme frotte l'étant au
point que le noeud du tas n'est pas le tas
rendu à l'être/il est un coma au centre
duquel un homme dort au point que son être
et son tas bruitent fort en cris des silences/
il est des sons qu'un homme dans son état
de coma crispe en petits tas d'un petit point
décroché ne vacant plus/il est un homme
alité au coin du point périphérie du noir tout
près en perte de sons de dits de mots un sans
état/il est là dans un état de rien le point
noir des idées saisi dans une poche liquéfiée
qui suinte par coups assourdis/il est le point
planté en bout d'une ligne mouillée à vouloir
en trancher des bouts du tas de l'être étiré
sans état/il est là étendu encore tapi sur le
drap à attendre le point au centre duquel un
homme apparaîtra attendu en cet état.

in recueil des hommes, suivi de notes mais encore (p.31) isabelle lassignardie

à découvrir ici ou ...

mascarade



revenir pour rien.
s'étendre encore.
rien signifie maudire, à chaque instant.
comme j'observe elle attend...
envie d'espace restreint même.
l'affût errance phénomènes...
variations ce visage,
à l'hématome clandestin,
ailleurs hier éclat d'ombre.
être ainsi dire le monde,
en mascarade...
quelque instance véhémente.














mardi 20 novembre 2012

stigma (2003/2004)







vilnius, lituanie



las palmas, canaries



paris, france



playa del ingles, canaries



vilnius, lituanie


samedi 17 novembre 2012

l'ennui

aller dans l'ennui. s'ennuyer encore plus. y prendre garde même. s'ennuyer. s'ennuire voire. s'ennuire pour le meilleur du pire ou presque. aimerais-tu t'ennuire sans effort le moindre ? partout cette interrogation incertaine... s'ennuyer ou s'ennuire et merde ! point de néant en ces nuits fébriles. j'attends. m'ennuie, m'ennuis, peut-être... ne redoute rien, pas même ce vide qui guette... je n'ai plus peur la nuit, je m'ennuis. avec élégance & nonchalance... aux abords des routes bien des précipices... l'ennui, encore et toujours est pareil et autre, à chaque fois. la violence de l'ennui est ferme et définitive, quant à elle... pourquoi vivre ici ? et encore ?  l'excellence n'est rien en ces chairs, traces d'ennuis. cette inquiétude est une indifférence blême... s'ennuyer ou s'ennuire, zones d'ombre encore...

vendredi 16 novembre 2012

esquisse


souvenir d’oubli
présence d’ombre(s)
pulsion scopique /rétinienne persistance
être ailleurs hier
encore.
voire l'errance...
en la mémoire des résignés, engranger l'insignifiant.
attendre & fendre
imperceptible
l'immanence alone
& sensible...
obscure cette image
en la nuit incertaine
nébuleuse atmosphère
esquisse
indélicate, même...







mardi 13 novembre 2012

une certaine idée de la désespérance...


samedi gris d'automne à bacalan. photographie: stéphane lartigue, publiée in SUD OUEST, édition bordeaux agglo, 13 novembre 2012

dimanche 11 novembre 2012

apocalypse ou...

ici aucun cobaye ne cohabite noyade spatio-temporelle à chier métaphore merdique pornolettrisme hé bé suite quantique sur vos gueules nos tripes à l'évasion limite fusion/fission lynx à l'oeil frontière nature morte remue encore  virus hier planification incertaine orwell  merde blaireaux indigos je te vois te connais t'imagine ailleurs te défigure alone rien n'est acquis par-delà cette zone d'ombre à l'ouest indistinct à peine ton soir est une apocalypse ou...

samedi 10 novembre 2012

d'où le lettrisme

 D'où le "lettrisme": "l'avant-garde de l'avant-garde." Isou débuta par la poésie. La création étant la forme la plus haute de l'activité humaine, et l'art la plus haute forme de la création, la poésie était donc la plus haute forme d'art.
 La phase amplique de la poésie, comme Isou l'avait établi à dix-sept ans, s'acheva avec Victor Hugo. Puis vint Baudelaire qui détruisit l'anecdote au profit de la forme poétique; Verlaine, lui, détruisit la forme poétique au profit du seul vers; Rimbaud détruisit le vers au profit du mot; Mallarmé perfectionna le mot et le transforma en son - et puis, dépassant avec insouciance la mécanique de l'invention, Tristan Tzarza détruisit le mot au bénéfice du rien. Sa devise était "Dada ne signifie rien". Isou la corrigea: "rien" était une phase, pas un but. Oui, le mot ne signifiait rien, une salle pleine de beaux parleurs était une salle pleine de confettis - ainsi, du mot, Isou sauvait la lettre. Il représenterait et dirigerait une phase où la réduction du mot, et du monde, déboucherait sur le rien. Il réduirait de force le mot à la lettre, au pur signe, apparemment vide de signification, mais en vérité d'une fécondité sans limites.


 Il enverrait le signe se perdre dans l'éther. Il flotterait au-delà du temps, à travers l'histoire, dans la conscience et hors d'elle, jusqu'à ce qu'il ait repoussé toutes les anciennes significations. - et puis, avec sa charge magnétique inversée, le signe attirerait de nouvelles significations. La lettre serait apte a composé un nouvel alphabet et un nouveau langage, un langage qui pourrait dire ce qui n'avait jamais été dit, sur des tons inouïs. Sur le plan de la mécanique de l'invention, cela signifierait que la création de l'anecdote, le récit de nouvelles histoires seraient une fois encore possibles. Autrefois, on pouvait raconter et vivre les histoires. Parce qu'une histoire raconte un monde, un monde nouveau pouvait être créé. Et parce que Isou ne parlait pas seulement de l'histoire de la poésie, mais de la poésie de l'histoire - de la conscience qui, comme le souvenir, est à la fois faite de temps et hors de lui -, cette transformation absolue pouvait intervenir en un éclair. Ce serait comme le voyage dans le temps d'une pièce radiophonique de science-fiction des années quarante: "je m'absente pour un millier d'années", dit le savant à son assitant; "mais cela ne vous paraîtra durer qu'un instant".

greil marcus, Lipstick Traces, une histoire secrète du XXe siècle , folio,pp 308/309 (traduction guillaume godard)


q-leap

n'attends rien
ne vaux rien
ne suis rien
océan prose mon cul !
néant ici
fors la merde...
par-delà l'espace observable
se dandine
Rouge Vif
sans ostentation.

feinte identité
kamikaze, ou presque
ma soif/ton désordre
nulle part
alone
hier...
de l'intrication
lenticulaire
en nerf contraire.
même de dos...