... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

samedi 13 octobre 2012

les mordicantes, extrait.

CYGNE BLANC DE MEDELLIN CUIT AU NATUREL ET SAUPOUDRE DE COCAÏNE, TOUT SIMPLEMENT

ingrédients (pour 8 personnes)
- 1 cygne de Medellin prêt à cuire
- 1 petite botte de foin
- 2 à 3 grammes de cocaïne du Marché couvert des Arnavaux
- Sel rose et poivre corse (Battesti & fils)
- Huile d'olive du Haut-Var

qualité requise
- quiétude innée


Dans un plat creux en terre, formez un nid de foin, déposez-y le cygne, puis fermez hermétiquement. Cuisez au four traditionnel une heure trente-cinq à cent soixante-dix degrés.
Découpez le cygne encore fumant, arrosez d'un filet d'huile d'olive, salez, poivrez, et saupoudrez de cocaïne, tout simplement.

in les mordicantes, 26 recettes qui plairont à tout le monde, pp 57/59, myriam boisaubert, al dante.

hétérodoxe

hier ai vu lumière hétérodoxe foule usine consciente douleur de l'ombre errements balcon horreur du vide ta rage la glace prise rapide incertaine harmonie l'histoire est lasse par-delà les objections possibles cet échec un triomphe au-delà de limites mensongères et tangibles foudre unitaire béances affalées le semblant est le même encor Silence du Feu Multiple. Silence des Crépuscules et des Couchants de Pluies  littérature vaine/action pure/coma technologique la fragmentation est une nuit la langue/scène sa liturgie de ruptures en finir avec la disparition du soupir point d'infinissance quelque immanence et cette providence l'oubli détruire félons rails amène irrésolue litanie sourde des cris un souffle immanence déchirée par le Temps...

jeudi 11 octobre 2012

j'entends plus la guitare...


anthology of noise & electronic music (vol 5)...



wolfman, hauffman,kuper, riedle, kagel, mâche, lachenmann, maxfield, sosa, chopin & more...

lundi 8 octobre 2012

"sphrases"...

veine filigrane bleutée
métal pulsation/béance
retour;
simulacre/suicide/bombes/abandons
Pensée Pure
n'embrasse que la lèvre
encor
entre les écrans
s'étire
un espace vibrant
plénitude d'une entraille, blême.
impossibilité d'être
après les mensonges
même.
la rage...
ce vacarme étranglé
en ces nuits lasses
"sphrases"...
et grêles litanies,
ces ombres...






samedi 6 octobre 2012

crevaison

parler dans le néant
après les atmosphères
ce qui ronge
promène-moi, enivre rare
par-delà nos eccéités
intenses & captieuses...
la maladie comme remède
crevaison
intermèdes.
terrible-moi, à l'onde incertaine
par ici encor quelques secondes,
venimeuses & lentes, entrailles du vide...

lundi 1 octobre 2012

the big sleep


l'intrigue n'est rien, l'atmosphère, tout... et bien plus encore.
sublime métrage.

samedi 29 septembre 2012

sordide subliminal

l'incohérence est liquide elle échappe à tes doigts
convexe oblique pyramide
& lunatique
vice terrible à l'assemblée
- même déserte
Idadéliredautresjubilentàchier
mixe les interstices qu'il disait
sordide subliminal 
un leurre, je vous dis
le chaos, manifeste
derrière un néon sourd au milieu d'une nuit
- tonight
- live
- sold out
traverser la forêt primaire
avec ta peau à fleur de plaie
ailleurs n'est pas le bout du monde.
cette intention vaine & blonde
au milieu de rien
le chaos, indistinct

j'ai vu ce corps après minuit, sombre comme le jour, perméable à bien des nuits sans lune, l'errance en bandoulière et l'extase limite. opaques sont les sommes de ses évasions blêmes. cette peau incertaine et la désespérance. encore pour une heure ou des siècles. en nuits splitées d'alerte...

vendredi 28 septembre 2012

mes chers petits éternels...



(p.27, photographie d'Artür Harfaux - 1927)


glande pinéale
rien qu'un point torride
au bout d'une
interminable étendue
de froid glacial

(p.86)


(p.91)

Mourez-moi ou je meurs tuez-moi ou je tue
Et songez bien qu'en cessant d'exister je vous suicide

(p.102)

in mes chers petits éternels, Roger Gilbert-Lecomte, L'Ether Vague, 1992.

jeudi 27 septembre 2012

une apostrophe.

est-ce donc l'affranchissement des tabous, la liberté ?

dimanche 23 septembre 2012

on en a jamais fini.

j'aurais toujours voulu être un bon garçon, faire des études longues ainsi que de l'argent, toujours plaire aux filles qui plaisent  aux autres, ne plus boire ( malgré le fait que la vie afflue quand l'apéritif s'étire) et user d'excitants - mais point d'hallucinogènes - pour être bel par tous les temps, mais non...

mourir d'un arrêt cardiaque, comme tout le monde / se convertir au surréalisme via days of your lifes / avoir la passion du kir / et celle de la feinte / toujours être ailleurs / et désirer savoir ce que sont devenues Laurence Romance (rock express) ou Véronique Delbourg (l'esprit de famille) / tant de vies incertaines, mais non...

limites intestines: Joy D à l'épreuve de l'onde propagée: par ici manifeste. ailleurs, le vide, ou... je ne suis rien, comme tout le monde, clandestin pas même. la vie est monotone, sauf à l'explosion de bombes - de peinture, ou presque... encore mais non...

on en a jamais fini. on pèle sans soleil, ou bien on chute sans ravin. on se marre sans grâce, et on attend rien, avec élégance... tirer plus souvent et voir sa vie en la pénombre, sauf... boire encor et vivre quelque instant nos persistances rétiniennes, sinon...