... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

dimanche 17 octobre 2010

l'éros énergumène


égypte, 1985.




Au début des petits bruits de percussion s'élevaient
Dans un mouvement d'aller et venue intéressant
Mis - les bruits sont souvent des constats -
-orge froissée ne trouve plus sa justification ne
Devrait plus lui suffire alors qu'à pleines mains
Il tire les hauts des bas de nylon la soupesant
Ainsi masse charmante qui plonge à la verticale dans
L'étoffe, consciencieuse comme est après tout son
Désir. La percussion c'est le spectacle et, une
Fois le théâtre enlevé, il va rester ce front
Incliné sur un certain nombre de pensées dirigées
Vers eux seuls ( donc elle et moi ), dirigées vers
Leur image accouplée que décidément le silence éf-
Face/

éros énergumène, denis roche, extrait.





cf: réverbère

condyle

ne plus s'appartenir encore enfouir ou faire saillie pour une seconde éprouver jusqu'à l'os cet agrégat rebelle s'enfoncer par ailleurs tenir sa tête basse en un crâne lointain imaginer peut-être des parties éphémères ou attendre à la corde son étreinte est gracile voir la terre dicter son étourdissement la faiblesse est vertige et le geste en pulsations muscles futile vanité désuète en cet éclat fragile doucereuse amertume ecchymose subtile distinguer quand bien même un frisson licencieux au milieu des souffles insanes exhaler la torpeur une hantise vive déserter pour un temps la surface étrangère

après le bruissement ce ne fut qu'affliction

samedi 16 octobre 2010

éclair #11

néfaste, l'illusion extime se dissipe, enfin...

sentinelle...


antoine d'agata, insomnia, hambourg, 2002


être ici ailleurs...

mercredi 13 octobre 2010

bert's blues (viva donovan)


par la fenêtre, comme une plaie béante, voir la foule s'étirer
électriques, les artères ivres
cautériser leur blessure grise
et tous ces regards
m'accabler
en vain...


bert's blues: would I, should I, could I be a stranger...

dimanche 10 octobre 2010

treize

le désordre est un corps qui vibre.
désaimante l’éclat en lueur parcellaire.
échafaude limpide
l’insurrection qui ne vient pas.
le poison versatile de ces manières ivres
étroit espoir ou rien
s’insuffle avec lenteur.
le frémissement for
est une palissade.
insaisissable son avènement.
et ce halo au loin une illumination
fallacieuse et fractale.
en quelque zone d’ombre, une désabusion.

samedi 9 octobre 2010

plume solitaire éperdue



toute révolution est un coup de dés,
aux morts de la Commune,
1977.

dimanche 3 octobre 2010

mala noche

l'errance est une lutte la dérive une façon contre. je n'aime rien tant que disparaître de la basse ville. même la nuit surtout mauvaise petite ordure. l'inconstance un frisson. la brume, passagère et lucide. nos pas égarés et radieux - enfin.

samedi 2 octobre 2010

corps abîmes

combinaison séquence ouverture cyanhydrique échange. obsolète. attendre entendre. fuir les principes, par la fenêtre. eucaryote désespère. court-circuit vapeur éphémère. courir crever courir crever courir crever courir crever. encore. théâtre d'ombres - insolentes. sirènes incertaines, incohérences lentes. je ne cherche plus à comprendre. mais à savourer. un souffle nitrate d'amyle. précipices. corps abîmes. à l'atmosphère lourde, l'exhalaison légère. écran fracturé. stigmates sombres. tentative sonore diffractée par-delà les ondes. effroi rictus indélébile. étincelle trouble ruinée. encor hier dans la pénombre extravagances. tropismes ou. abandons. confluences. hématomes parcellaires. fuite des temps je demeure...

l'impureté est un luxe.

quiconque projette de déserter sera découpé en 198 morceaux

la nuit, je mens...


"one of these days, i'm going to cut you into little pieces"
Nick Mason

"le grand traître, c'est moi (...)"
Aguirre

merdre...