... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

lundi 30 novembre 2020

Merdrique,

 Une vie, la vie... Des failles entrevoir lumière lasse. Elégance de l'âme crasse. Extime élan parfois... Apprendre à mourir de rire. Merdrique, unités répétées presque. Instant loin proche amer. Ombre/Chair. Dedans la nuit encor' Une illusion d'optique ou d'ailleurs. Point de carences par-delà le décor. Savoir hier. Comprendre même. De voix éparses en vieilles traces... Avant l'éclatement, fêlure de temps. Chair/Ombre. Quelque seconde à l'abandon... Article à destruction ou... A l'infini, lignes lentes, interstices limites . La vie, une vie... 

vendredi 27 novembre 2020

Little Vera's Song

 


Les Thugs furent ce combo admirable, à la fois puissant & subtil, enlaçant l'universel & l'intime avec une déconcertante aisance...

                 Nineteen Merdre

 



jeudi 26 novembre 2020

DissonanZ

 Ecrivez-vous plutôt "pour" ou "contre", "dans" ou "hors", 'malgré" ou "à propos de" ?

 J'écris ailleurs.

 Quelle est la part de la contrainte dans votre écriture ?

 Une part supérieure à ce que je crois, inférieure à ce que j'imagine.

 Que faites-vous quand vous n'écrivez pas ? 

 Je bois.

 Qui est votre premier lecteur ?

 Moi-même, et le dernier certes.

 Qu'est-ce qu'un bon éditeur ?

 Celui qui sait lire.

 Que diriez-vous à un auteur cherchant son premier éditeur ?

 De se procurer quelques carnets de timbres.

 Quelle fut votre première grande émotion de lecteur ?

 Enfant: Croc-Blanc

 Adolescent: Le Procès

 Adulte ou voire: Tombeau pour 500000 soldats

 Que faut-il lire de vous ? 

 Rien, ou: ça merdre. 

Votre ego d'écrivain vous gêne-t-il pour marcher ?

 Non.

Qu'est-ce que la poësie ?

De la merdre.

Trois oeuvres qui vous ont sidéré... 

Collobert, Oeuvres, POL

Guyotat, Eden eden eden, L'imaginaire/Gallimard

Picabia, Jésus-Christ Rastaquouère, Allia 

Qu'est-ce qui vous anime ?

Le mauvais vin blanc.

Comment vivez-vous votre époque ?

Mal, plutôt mal - comme toutes les époques.

Etes-vous plutôt "jour" ou "nuit" ?

Nuit, toujours.

Où vous-êtes vous senti le mieux ?

En mon errance...

Quelle femme auriez-vous aimé être ?

Sexiste question... sinon Agnès Rouzier.

Qu'est-ce qui est pour vous véritablement érotique ?

Ton odeur, à la nuit.

Quelle est votre plus belle réussite ?

Mon échec.

Qu'avez-vous vraiment raté ?

A peu près tout...

Qu'admirez-vous ?

La dérive.

Que vomissez-vous ?

Le reste.

Où en êtes-vous avec l'utopie ?

Tant loin, malheureusement...

Qu'attendez-vous des autres ?

Rien

Et pour finir: quelle pourrait être votre épitaphe ?

Souvenez-vous de m'oublier...


Questionnaire emprunté à la revue Dissonances N°19 - avec l'excellent Lucien Suel - découvre donc ses propres réponses... 


mardi 24 novembre 2020

When here we come...

 

 

Joy Division, She's lost control, 12" single version



lundi 23 novembre 2020

Polis #2 Merdre

 


Polis #1 Merdre

 Après l'élan déceptif, ou l'ignorance crasse quelque instant à la nuit même amatrice, ensevelir d'ennui l'inconséquence de désirs inassouvis et contraires, en présence de camarades amènes et déjà morts, balade belle pour agonisants, circonspects et coupables, errance molle pour étreinte atroce, volutes merdeuses en toutes circonstances.

mercredi 18 novembre 2020

De mon âme à ton âme

 




Funk w/ me

Tout a commencé parce que cela a toujours été là.
Cela se produit c'est tout,
avec des mots.
Ca s'immole par le verbe.
Ca essaye de comprendre en écrivant des mots,
En laissant beaucoup de blanc (de vide et d'air),
Ecrire des mots pour l'absent.
Et l'absence se dessine.

Cela se produit avec des mots qui deviennent des figures, qui changent la température du moment qui palpite, qui deviennent victimes d'incessants ajouts de matières, qui traduisent en bas de l'écran le souffle qui me manque ce soir, tous les soirs.

Pendant que l'Idée se dessine, ralentit,
tente d'apparaître à l'orée du bain de la métamorphose,
la page de mon présent est le terrain glissant où
d'étranges et sévères opérations de coupes ont lieu
et le sens advient dans la connaissance du coeur.

Du zénith au Nadir, pp.38/40, Rosalie Bribes, Editions Supernova/Les presses du réel

Moleskine...

 

 Ivresse moleskine non-sens contraire brise caresse étrave à la dérive partout l'oraison blême pensées vagues à l'envi espaces vains prétérition extime un avènement tourmente limite cet événement quelque instant même après l'élan ignorance du vide perceptions en l'absence touching from a distance au-delà de l'avant, intrication quantique... 

mercredi 11 novembre 2020

La nuit qui vient

  Dans son petit atelier froid, le peintre ce soir a couché sa toile à terre et sur l'envers, de façon à ce que, marchant sur la toile retournée et l'écrasant doucement, se passent, dans cette part noire d'entre terre et toile, des choses inconnues, traces, chocs, frottements, et que le peintre alors connaisse la jouissance des dieux, de déclencher un monde, et l'autre jouissance des dieux, de n'en plus rien savoir.


 Finalement nuit, avoir poussé le corps ici, vers les berges, pas celles aménagées, celle plus loin, une fois le pont, celles des réchauds et toiles de tentes, celles là où ça ronfle et où moustiques et radios grésillent, celles là où les enfants courent, tombent, pleurent, crient et rient, celles là où les femmes pissent agenouillées de fatigue, leur sexe tire, le temps avant la pisse est de plus en plus long, les femmes pissent assises, sans plus l'écart, l'à peine rebond entre cuisses et sol qui permettrait de croire que corps et pisse sont séparés, comme la laisse met un écart entre le chien et la main, la bête et l'homme, les femmes s'assoient sous le ciel et la pisse ne vient pas, c'est seulement la nuit qui vient. 


 Milène Tournier, L'autre jour, p.83, Lurlure

Trame,

 La nuit phénomène après l'an déférent n'attends rien qu'une balade amène et des lendemains longs observe le spectre visible et songe à ses tréfonds magnétiques quelque seconde inique en cet instant à quelles limites ces observations ? 

samedi 7 novembre 2020

The radio

 


Kat Onoma, Billy the Kid, Jack Spicer...

vendredi 6 novembre 2020

Spasme

Vacillation monothéismes/Coercition limites

Au-delà, en-deçà.

Ailleurs, rien.

Ignorances extime/Errances monolithe

jeudi 5 novembre 2020

Take it all so bad

 


Codeine, D.

Infini - un aphorisme...

 A l'infini, point de parallèles, tout se rencontre et meurt, avant d'avoir vécu même.