... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

jeudi 21 octobre 2021

Encor le monde

 J'irai nulle part, cracher sur vos trempes, l'ailleurs est ici, en un égarement bienveillant et hostile, lendemain de veille souvenir, ne rien voir figure, après l'écart avant l'excès, une image impossible, cette histoire on l'emmerdre comme à la nuit on devine une forme incertaine en ce ciel de lune pleine, silhouette lasse élégance morbide, après le monde encore le monde... 

mercredi 20 octobre 2021

Nosferatu...




        Twixt, end titles, Coppola, Deacon & co 

dimanche 17 octobre 2021

Rebut

Cramer cigare froid

écrabouiller à blanc ce printemps louche

cracher à fond la séreuse fumée

       nos doigts jaunissent à mort

ça rabougrit

       comme charpie

       cendre trahie


Rebut, extrait de Gnomon's Land (Ulysse fin de siècle/Virgile) p.58, Joël-Peter Shapiro, traduction française de François Dominique & l'auteur 


samedi 9 octobre 2021

Flagrance - un aphorisme

 La lâcheté est un défaut fort répandu, quand le courage est une qualité rare. 

jeudi 30 septembre 2021

Et pas de chant

 La pitié morte, le jour et la nuit confondus, le centre évanoui, et l'être même périssant; mais l'existence unique - UNIQUE n'est-ce pas ?

NON.

QU'EST-CE QU'UN POETE ? MAIS QU'EST-QUE LA VIE ?
QU'EST-CE QU'UN CHANT? MAIS QU'EST-CE QUE
L'ETERNITE ? JE LA FABRIQUE. OUI, A CHAQUE TEMPS
QUE JE MARCHE, JE FABRIQUE L'ETERNITE. JE NE PARLE 
QUE DE CE QUE J'AI VU. ET J'AI VU DES HOMMES NAÎTRE.
MAIS JE N'AI PAS VU DIEU CREER NI L'HOMME, NI LA 
FEMME. MAIS J'AI VU MON CORPS ENTIER JOUIR DE
L'ÂME ET L'ÂME NE PAS EXISTER. CAR LA VOIX EST 
FEMME MAIS N'EXISTE PAS. LES PAPIERS,
LES ECRITURES, LES TRADITIONS - DISPARAISSENT,
PARCE QUE LA VOIX N'EXISTE PAS.
DIEU EST MORT, JE PROTESTE AU NOM DE LA FEMME.
QU'EST-CE QU'UNE SAISON AUPRES DE L'AMOUR ? MAIS
QU'EST-CE QUE L'AMOUR ? Ô LA MALADRESSE. MAIS
QU'EST-CE QUE LA NATURE AUPRES DE MOI ?
ET QU'EST-CE QUE DIEU ?

Extrait de Les débats du coeur in Le testament de la fille morte (Prairial) p.26, Colette Thomas



Phénomènes (Infinitive - 18)

 Tel éclat en sa glace distorsion visage. Rompre harmonie chimérique. Nuire à l'apparence vindicte. Avènement d'instants à la nuit phénomènes fuir.  Aller par ailleurs venir ensuite. Continuer malgré... Contraindre le feu à l'élan. Ne pas ignorer l'amertume. S'élancer comme après le temps. Oublier l'ignorance. Figure encore à contenir.

lundi 27 septembre 2021

Inaménas

 Oublié de savoir l’incohérence est belle et lente la paranoïa déceptive émois lourds et constants souvenir en absence après l’ombre c’est l’ambre et sa réclusion culturelle perpétuité en abrasions inédites incertaine du spasme l’amertume à la nuit incartades puis soleil de front en chemins écarlates concevoir les affres savoir l’ennui après rien par-delà estacade Inaménas 

vendredi 24 septembre 2021

Depuis le futur...

Le sol griffé annonçait la reconquête, mais pour autant la victoire s'était fait attendre. Car les pousses demeuraient chétives et rares, comme l'espoir des rebelles. Le temps des forêts était désormais loin. Et plus loin encore le son divin au rossignol. Si l'on excepte la zébrure du couteau.
Et puis un jour il était devenu temps d'apprendre à ne plus aimer.
Ne plus aimer la musicalité du monde
(il n'en était plus capable),
la douceur du monde (il n'en était plus capable)
la beauté du monde (elle n'existait plus)
la confiance (on n'en était plus capables).
Bien sûr, il nous reste les images.
Bien sûr, il nous reste les enregistrements.
Bien sûr, il nous reste les certitudes, malgré tout.
En matière d'humanité le comble est certain, d'autant plus certain que c'est un sentiment de vide qui la fait agir.


Extrait de: Le poëte du futur  Sophie Coiffier  Lanskine  p.39

jeudi 23 septembre 2021

Silhouette

Ne rien attendre de la nuit en chute aveugle précipices
Je non après l'onde gravitationnelle vacuoles d'éternité
Partout l'instant limite à l'illusion plurielle et définitive
Je ne sais la fin de l'ombre lasse mais pas son origine
Encore secondes quelque millième incertaine oraison
Je même à l'interstice après l'abîme instinctuelle sombre
Et de saisons en déraisons l'élan se dresse à l'horizon
Je sur un fil seul abandon ignore le chemin d'errance .