... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

dimanche 2 août 2009

nothing... lipstick... a little blood...

submergée par inadvertance,
prise éprise amère
débordée sans cesse,
sa lèvre violette comme anéantie...

at nite

errance
intime
et lasse
soudains éclats de rires
dans la nuit lacérée
par la frasque insolente
de l'écho renégat
météore
égaré
inscrite la menace...

samedi 11 juillet 2009

après les nuits

la mort est ici et regarde de son oeil torve sombrer les vivants...

son mensonge a fondé sa perdition...

et cette existence abrupte sa déraison...

l'extase est dissolue, et l'ivresse en péril; soudain ils furent nus,

l'ombre souveraine et ses plaies souterraines

entraperçues...

jetées là par inadvertance,

réduits à néant d'infortune compagnons

à l'abdication incertaine,

aux corps entravés peut-être,

et ces passions éphémères, une impulsion volontaire...

dans l'absence de jeu & d'éclatant trépas...

mallarméens dédales

UN COUP DE DéS/JAMAIS/N'ABOLIRA/LE HASARD...





quand bien même lancé dans des circonstances éternelles

(...)

l'ombre enfouie dans la profondeur par cette voile alternative

(...)

l'unique Nombre qui ne peut pas

(...)

écarté du secret qu'il détient



(...)

tourbillon d'hilarité et d'horreur

(...)

dérisoire



UNE CONSTELLATION

veillant doutant roulant brillant & méditant

(...)

Toute Pensée émet un Coup de Dés


dimanche 28 juin 2009

les strates


enfonce-toi dans l'inconnu qui creuse. oblige-toi à tournoyer. (R.C.)


face à la vérité, la frayeur est bien vaine.
le connu fouit ainsi, et sculpte ces vertiges, fiévreux et vagabonds...

samedi 27 juin 2009

nocte socia

Vulnéraire est la nuit en sa grandiloquence l'étreinte est solitaire et l'angoisse latente à travers les embruns ce sont d'entiers pans d'ombres nôtres et clandestins qui se laissent priser et lacérer soudain... ... SILENCE(S) ... ... au milieu de basses alternatives et continues... le réel n'est pas impossible, il est de plus en plus artificiel... au milieu de basses alternatives et continues... l'exploration encore des cendres se répandent dissolues et légères tous les vents sulfureux se joignent à leur malaise en cet étrange lieu limbes galvanisées déroutes passagères éblouies par l'éclat déviant et sélène... ... SEDUCTION(S) ... ... lumière & chaleur pâles... la terre comme une pièce / dans l'intervalle du feu ... lumière & chaleur pâles... les desseins s'évaporent et les vapeurs s'ébranlent dans l'hémisphère intense des amants du hasard ritournelles et ténèbres s'enlacent avec lenteur la passion souterraine et la nuit vulnéraire à l'aurore s'effacent...

samedi 6 juin 2009

serendipity

longanimité
fulgurance(s)
toiser l'azur qui (s')envenime
notre illusion, nos ombres
Tenses
transports assassins
& scélérats
angoisse passagère du songe
parfaite insuffisance
mortel & vital ennui
aventure parfois du soir qui s'incendie
en une osmose lasse
et des matins anéantis
exhalaisons
Ivresses
véhémences
l'éclat du fil, flagrance
violence & légèreté s'agencent
en une écume
de poussière de temps de rêve d'angoisse
écroués sous la langue
au milieu des hommes, errance(s)

trois passions : la peinture, les filles , le pistolet


rue des faussets, bordeaux





claire et alain





mes jambes





sans titre





pantomime céleste






l'homme au sabre





l'enchaîné





emmanuelle arsan, par PM





le chaman





autoportrait au masque





les jambes d'amour





ce qui est solennel





la grande mêlée





la victoire





sur le pavois ou le triomphe des tribades





le grand combat

samedi 30 mai 2009

E.S. , très jeune homme en très vieux monde...





Gnossienne 3


"si vous voulez vivre longtemps, vivez vieux."

"il est mauvais de se noyer après manger."

"sachez que le travail ... c'est la liberté... - ... la liberté... des autres... - Pendant que vous travaillez, ... vous n'ennuyez personne ..."

"j'ai connu autrefois un pauvre homme qui, par scrupule, n'a jamais voulu coucher chez lui, disant que son nom était un nom à coucher dehors. Ce souvenir ne m'est pas désagréable."

"j'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. - ... - Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu."

"se mettre à plat ventre, c'est bien. Toutefois cette position est incommode pour lécher la main de celui qui vous donne des coups de pied dans le derrière."

"il ne suffit pas de refuser la Légion d'Honneur; encore faut-il ne pas la mériter!"

"certains artistes veulent être enterrés vivants."

"je m'appelle Erik Satie comme tout le monde."

En août 1918, pendant les raids d'avions ennemis sur la capitale, Satie allait frapper à chaque alerte à la porte d'un de ses voisins et disait d'une voix sépulcrale: - «Je viens mourir avec vous.»



Erik Satie et Picabia dans une courte scène du film Entr'acte réalisé par René Clair en 1924 www.erik-satie.com

tentation(s)

exquises et héroïques
les âmes damnées fusent
en un éclat de rire
insolent et diffus...