... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

mardi 26 mars 2019

Je traverse...

Vivre
Comme l'aigue vive.

-

Fuir
défaire
le souci de soi.

-

Attendre
ce mouvement
qui naît dans l'absence de mouvement.

-

Le froid.
Souffle
de mort.

-

Entre le tumulte
et le silence
éboulis.

-

Où regarder ?
Tout est vaste
démoli.

-
Violente quête, tumulte, hache
Dureté.

-

Entrecoupées d'éclats
la fourmi
chaque seconde
la nuit.

-

Coulant 
long
vivant
d'or et d'archal
mon cheval
de bataille.

-

Fêlure
sèche
devenue.

-

S'écrouler.

-

Sauvé
par le lilas.

-

Tout peut 
s'arrêter.

-


Marion Collé, Être fil, pp 45/49, Editions Bruno Doucey

dimanche 24 mars 2019

Exil


Ainsi Merdre Bertfomsang &

samedi 23 mars 2019

cavalcades.

Epoque à l'errance cavalcades siècles d'or merdre arrière colère encor abandon à la nuit ruptures de ligaments et d'anévrisme apathies escarcelles déréliction atrabile balafres à l'espérance pulsations en écho balade après l'élan atomes crash ère infinie antédiluvienne le soir après le soir par-delà morsures murmures une évidence lente bien après les fragments d'espace et de musique, un éclair même, flagrance à l'hier comme au lendemain, après les différences deça l'incertitude secondes ainsi après, lasses.

lundi 18 mars 2019

Comme un écho...

Le soleil voudrait saigner sans arrêt
Il coupe mon corps de longues aiguilles
Mais l'aube naîtra d'ici partirai
Un jour n'est pas loin nous reconnaîtrons
Ta voix franchit en liberté mes grilles
Tes cheveux dansent encore tes chansons
Je voudrais tant dire et ne parle pas
Car la nuit est froide où sans fin tu brilles
Chut j'écoute en moi l'écho de tes pas


Albertine Sarrazin, Lettres & Poëmes, p.126, Livre de Poche, 1971

dimanche 17 mars 2019

Aporétique...







Lisa, admirable, entre pudeur & érotisme, invente une oeuvre singulière, à découvrir par-delà les remarquables autoportraits présentés ici... En son regard, les corps redeviennent uniques, lumineux, captivants... Sa bienveillance est cet heur,  en une errance... 

AtNite

Pourquoi préfères-tu la nuit ?
Pour son aberration, infiniment supérieure au jour, et son altération.