via @RomanPyatkovka
dimanche 12 mars 2017
lundi 6 mars 2017
Substance(s)
Point de failles amères... Des fissures peut-être. Mur d'ombres, élégances même... Constructions étranges, et étrangères... Rugosité intense au-delà de l'abysse... Dérives d'océan en épaves succinctes. Chaque parcelle de corps à la peau rare... Une seconde pour des lustres. Transpiration amène, intensité certaine, souffrance... D'errements en méandres, substance(s). Savoir ta lune mon indifférence... Chaque pierre son existence, propre. Chaque récit son ignorance, encor; par-delà nuits anthracites, scansion. Oraison criminelle, ersatz.
Nuire,
Nuire,
Nuire
Par-delà la venelle
Entonne
hémisphère
Valence
Merdre
Nuire
Un constat
d'innocence
Amère
Encore
Subite latence
Invective
Nuire
Non, rien
Précipice un
Troublante
Errance
en un mouvement
Nuire,
Nuire
Par-delà la venelle
Entonne
hémisphère
Valence
Merdre
Nuire
Un constat
d'innocence
Amère
Encore
Subite latence
Invective
Nuire
Non, rien
Précipice un
Troublante
Errance
en un mouvement
Nuire,
jeudi 2 mars 2017
lundi 27 février 2017
Rosebud
Entre ballades à la Goldin, à la découverte de ses ami(e)s amant(e)s, l'héroïne en moins, la douceur incertaine en plus, et introspection(s) à la Woodman - qui aurait préféré l'Eros au Thanatos, l'oeuvre de Romy est admirable, intense, singulière, et vivante, absolument vivante...Par-delà clownerie érotique et audace errance, son oeil aspire, en ivresse latente... Des deux côtés de l'objectif, son regard est le même, enivrant... Est cela sa force, regard innocence réinventé par delà règles sociales: Romy est une sorcière, au sens premier du terme... Sa liberté nous est précieuse... Et son errement, unique.
dimanche 26 février 2017
Flous, textes
Pour avoir une idée de ce que sont les textes flous, il ne convient pas de se représenter une photo de ces textes sur sur lesquels on aurait mal fait la mise au point et qui serait une photo floue. Car, pour tout dire, je ne crois pas qu'une telle photo soit possible, pas plus que le phénomène photographiable. Une photo ça fige, ça fixe, par définition ça empêche tout défilement. Or c'est précisément là, pendant qu'on les lit et qu'ils défilent devant vos yeux, que les textes flous le deviennent. On peut même craindre qu'une fois photographiés, ils ne redeviennent nets et qu'il faille à nouveau les relire photographiés pour que le phénomène se reproduise, et ainsi de suite... En réalité, flous ils ne le sont jamais en soi sans lecteur. Cesse-t-on par exemple de les lire pour seulement les regarder, ou pour en compter les mots, que le phénomène s'arrête, et dans ce cas-là on ne sait plus du tout de quoi ils parlent. Ce n'est pas qu'écrits trop petit ou à une trop grande distance de vos yeux, vôtre vue s'abîme dans leurs contours, ni qu'une buée optique les enveloppe soudain qui en nimbe le tracé, ni encore que votre regard les traverse machinalement dans un moment de distraction, ayant réglé son plan focal en deçà ou au-delà de la page. Non, pas du tout. Flous, ils le deviennent d'eux-mêmes, par eux-mêmes et sans explication. Et si, avant qu'ils ne se volatilisent dans le fond grisé de la page, réduits à l'état de fumée graphique, on parvient à les déchiffrer jusqu'au bout, ce qui semble quasi-impossible étant donné que plus on accélère la vitesse de la lecture, plus ils perdent en netteté, et que plus on la ralentit, moins on a de chance d'aller jusqu'au bout (on imagine une lecture à vitesse variable qui permettrait quand même d'en suivre le sens d'ensemble), on a la nette impression qu'ils n'ont parlé de rien.
extrait de Promenade aux phrases (when Mainardi meets Woolf) in Rose activité mortelle (Flammarion, p.110) Cécile Mainardi
Julia Gorton, N&B, No Wave, w/ love...
Anya
David Byrne, at CBGB's kitchen
Debbie w/ Iggy
Self portrait, 1978
Tom Verlaine, at CBGB's
Lydia Lunch
Quelques clichés signés Julia Gorton photographe émérite de la scène post-punk new-yorkaise, no wave...
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samedi 25 février 2017
Rock, merdre...
Le rock est merdre, jouvenceaux
Ses cendres roides clandestines
Prélude à la nuit Sentimentale Sordide
Se perdent en interstices
Invisibles & humains
Encor quelque instant
Et cette théorie des cordes
Vibrionnantes ultimes
Se passera de médiator
Comme elle s'errance après les soirs
Ou s'égare à la nuit, illusoire
A la fin de l'envoi, blessure(s)
Et en ces stances lasses, intimes
Quelque trace de lutte, limite...
Ses cendres roides clandestines
Prélude à la nuit Sentimentale Sordide
Se perdent en interstices
Invisibles & humains
Encor quelque instant
Et cette théorie des cordes
Vibrionnantes ultimes
Se passera de médiator
Comme elle s'errance après les soirs
Ou s'égare à la nuit, illusoire
A la fin de l'envoi, blessure(s)
Et en ces stances lasses, intimes
Quelque trace de lutte, limite...
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